Agents d’influence et lobbyistes : le cas de Raphaël Glücksmann

Agents d’influence et lobbyistes : le cas de Raphaël Glücksmann

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A l’heure de la guerre psychologique et cognitive féroce qui se déroule sur le plan informationnel, le grand public ignore pour l’essentiel que cette guerre a pris une importance cruciale. L’Occident a été et reste à la pointe de cette offensive menée contre les citoyens de leurs propres pays, mais aussi à l’internationale, sur tous les fronts. Politiciens stipendiés, usines à trolls, faux médias, faux journalistes financés par des services ou des « ONG », lobbyistes de tout poil, ils exercent une pression constante. Cette pression vise à maintenir en place une doxa et un narratif officiel, comme la seule vérité, mais aussi à influer dans leurs pays. Cette guerre se mène à travers le champ politique et informationnel, les médias de masse, la culture, les écrans, notamment par le cinéma, les jeux informatiques, les séries et plateformes TV, les jeux télévisés, la TV réalité, la publicité, le marketing.

Au plus haut niveau des politiciens, des agents, des lobbyistes, des analystes, des experts de plateaux œuvrent dans des partis, des think thank, des ONG, des fondations, des clubs, des réseaux sociaux, mais aussi peuvent se trouver à l’action dans les universités, dans les milieux artistiques, dans les organisations distribuant des prix. Certains agissent plutôt dans des réseaux d’influence dans les sociétés, les entreprises, les industries, les complexes militaro-industriels, les sphères politiques locales, régionales, nationales et supranationales, les industries des technologies de pointe, les sphères universitaires et de la recherche. Dans cette nouvelle rubrique, je vous propose de vous présenter certains de ces agents, leurs biographies sont édifiantes et permettent de comprendre qu’ils sont nombreux et que cette guerre silencieuse existe bel et bien et se déroule sous nos yeux.

Aujourd’hui j’aborderai le cas de Raphaël Glücksmann, déclaré candidat à la présidentielle 2027, nous partirons dans un labyrinthe sulfureux, du « conseiller en révolution »… Il traîna ses guêtres en Géorgie, dont il fut le conseiller du dictateur Saakachvili, croupissant aujourd’hui en prison. Il fut étroitement lié aux répressions politiques lancées par le régime, sa compagne étant… le Ministre de l’Intérieur de Géorgie et passa ensuite semer la discorde et l’émeute en Ukraine… sa compagne devenant vice-ministre de l’Intérieur d’Ukraine… L’homme des « révolutions s’est ensuite réclamé comme l’ambassadeur des Ouighours, ambitionnant de titiller la Chine. Devenu député européen, l’apparatchik de la Gauche Caviar avait un grand-père agent de Staline… et un père proche de BHL, qui lança la carrière de l’apprenti agent Glücksmann, en Géorgie et Ukraine… jusqu’à la France.

Voici dans l’Aurore Nouvelle le sulfureux « conseiller en révolution » qui affirmait dernièrement : « je dois être président ».

Mais qui est Raphaël Glücksmann ? Il naquit à Boulogne-Billancourt le 15 octobre 1979, dans une famille aisée, fils unique du philosophe André Glucksmann (1937-2015), figure du mouvement des Nouveaux Philosophes. Son père était lié à Romain Goupil et surtout à Bernard-Henri Lévy. Les compères furent liés au soutien des massacres et destructions en Yougoslavie, en Irak, en Libye, en Palestine, au Liban, puis en Ukraine. BHL fut l’un des parrains du jeune Raphaël Glücksmann et devait compter plus tard discrètement dans son lancement. Il est intéressant de noter que son grand-père, Rubin Glücksmann était un agent secret du renseignement militaire soviétique, à la solde de Staline, jusqu’à sa mort en 1940. Il fit des études secondaires dans le prestigieux lycée Henri IV, intégrant une prépa lettres et passa ensuite par l’usine à gaz de formation de créatures du système, par Sciences Po Paris (1999-2003). Avec l’aide de son père, il fonda l’association Études sans Frontières et effectua un stage de 7 mois dans le quotidien algérien Le Soir d’Algérie. Il commença par réaliser deux films documentaires (2004), notamment Tuez-les-Tous !, sur le rôle de la France dans le génocide du Rwanda, puis Orange 2004 : une révolution européenne. Il vînt en effet lors de la révolution colorée US du Maïdan, à Kiev, bientôt l’un des agents de propagande de l’Ukraine et de l’Union européenne, il ne raconta pas la vérité sur la révolution ukrainienne, solidifiant au contraire le narratif mensonger d’une « révolution démocratique ». Pendant quelques années, la propagande ukrainienne resta son gagne pain, sans doute recruté par les services locaux ukrainiens.

L’herbe ne repousse pas là où passe Glücksmann. Il se vanta d’être « conseiller en révolution » et fila bientôt en Géorgie, recruté par le triste Mikhaïl Saakachvili, comme « conseiller pour l’intégration européenne » (2008-2012), immédiatement après la guerre déclenchée par la Géorgie contre la Russie. Saakachvili avait été lui-même mis au pouvoir par une révolution colorée US, la Révolution des Roses (2003), young leader formé en France et aux USA, avant d’être renvoyé en Géorgie pour faire basculer le pays dans l’escarcelle occidentale. Durant la période, il rencontra Eka Zgouladze (au départ dans une relation adultère), une créature nommée Ministre de l’Intérieur de Géorgie, le couple vivant dans le plus grand luxe et avec de gros salaires sur le dos du peuple géorgien. Sakaachvili se montra très vite un dictateur féroce, poursuivant ses ennemis, jusqu’à la prison voire l’assassinat. Je rencontrais moi-même à Dijon, un avocat géorgien, Grigol, ayant fui le pays et menacé de mort par le régime pour avoir osé être simplement un opposant et vouloir dire des vérités.

L’affaire tourna mal pour Saakachvili, car il tenta de changer la constitution géorgienne pour rester de force à la présidence du pays (2013). Après quelques mois de dictature, il dut prendre la fuite du pays, bientôt poursuivit par la justice géorgienne, s’enfuyant… en Occident puis en Ukraine. Glücksmann prit également la fuite du pays avec son épouse. Ils s’installèrent… en Ukraine alors que Saakachvili était nommé par le Président Porochenko, gouverneur d’Odessa (2014-2016). Son épouse Eka Zgouladze fut naturalisée ukrainienne (décembre 2014), puis nommée Première vice-ministre de l’Intérieur de l’Ukraine, dans le gouvernement de Iatseniouk (17 décembre 2014). Elle fut en charge de la réforme de la police ukrainienne, en réalité des purges politiques, avec la formation de la Garde nationale, de bataillons de police supplétive opérant les répressions en Ukraine (Donbass), ou encore la réorganisation de la Police nationale avec l’aide des Américains ou des Canadiens. Le couple se sépara finalement dans l’année 2015.

L’apparatchik de la Gauche Caviar. Après ses aventures ukrainiennes et géorgiennes, l’agent Glücksmann revint en France, les poches pleines, mais encore inconnu. Il s’improvisa journaliste, devenant chroniqueur pour l’émission L’Émission Politique sur France Inter et éditorialiste pour L’Obs (2017-2018). Il fut nommé directeur du Nouveau Magazine littéraire (début 2018), dont le capital était possédé à 40 % par des oligarques, dont l’ancien roi du porno et du Minitel Rose, Xavier Niel, un proche d’Emmanuel Macron. Le journal n’ayant pas décollé, il fut débarqué et remercié, mais il affirma qu’il avait été : « viré pour ses critiques envers Emmanuel Macron » (septembre 2018). Peu de temps après, il cofonda le parti politique Place Publique (novembre 2018), une formation ultralibérale, atlantiste, européiste et liée à la Gauche Caviar. Il ne tarda pas à entrer en politique, mais pour le Parti Socialiste. Il fut élu député européen (2019-2024), puis réélu à son siège (2024 à nos jours). Il était alors apparu comme le compagnon d’une présentatrice TV de premier rang, Léa Salamé (depuis 2015, au départ dans une relation adultère), qui devant le scandale d’une concussion possible, se mit en retrait de l’antenne (fin mars 2019, puis en 2024 et annonçant faire de même pour l’élection présidentielle).

Élu au parlement européen, il joua de son carnet d’adresses d’agents et lobbyistes et fut bientôt mis en scène par les médias français. Il fut nommé vice-président de la sous-commission des droits de l’homme, membre de la commission des AE, membre de la commission du commerce international, président pendant trois ans de la commission spéciale sur les ingérences étrangères dans les processus démocratiques de l’Union européenne. De fait, il fut aussi l’un des agents antirusses parmi les plus forcenés et l’un des partisans de la censure et des premières répressions politiques contre les opposants. Après la campagne européenne de 2024, il ne fut pas long à avoir des ambitions présidentielles (dès 2025), mais avec son lourd passé ne faisait pas l’unanimité même au sein du Parti Socialiste. Le 28 mai 2026, il lança officiellement aux forceps sa candidature et campagne présidentielle, affirmant : « Je dois être président ».

Les Affaires Glücksmann.

2008-2013. Sa première affaire éclata en Géorgie, lorsque son épouse fut mêlée aux répressions politiques contre les opposants géorgiens. Elle annonça par exemple l’arrestation de photographes, dont le photographe officiel de Saakchvili (30 novembre 2012), accusés de travailler pour des puissances étrangères. Les répressions du régime menèrent nous l’avons vu à la fuite du président et dans ses bagages Glücksmann et sa première compagne (2013). Le couple étant séparé, Eka Zgouladze assista toutefois à l’enterrement du père de Glücksmann (novembre 2015), restant ministre jusqu’à sa démission en mai 2016. Elle fut contrainte à la démission suite au conflit ayant éclaté entre Porochenko et l’ancien président géorgien nommé gouverneur d’Odessa. Le conflit prit de l’importance dans les médias, avec des menaces de part et d’autre. Saakachvili fut éconduit et tenta un retour illégale en Ukraine (2017), avant de prendre sa revanche en supportant la candidature de Volodomyr Zelensky (2019). Son ancienne compagne se fit discrète, les médias restant dès lors silencieux sous sa destinée, alors qu’elle disparaissait quasiment des radars. Elle fut encore citée… alors qu’ayant elle aussi pris la fuite d’Ukraine, elle était rentrée en Géorgie où elle annonça renoncer à la nationalité ukrainienne… Elle retourna alors aux limbes, alors que Saakachvili étant retourné en Géorgie fut immédiatement jeté en prison, pour des faits graves commis sous son régime répressif (2021

2020-2021. Après avoir été un agent pour déstabiliser la Géorgie et l’Ukraine, Glücksmann apparut soudainement dans la cause pour les Ouïghours, dans une opération de propagande et de manipulations contre la Chine. Il fut dénoncé comme le « nouveau substitut de la cause ouïghour », et son action suspecte fut relayée par : « la rédaction de l’Observatoire du néoconservatisme » (janvier 2021). Contrairement à la Géorgie ou l’Ukraine, il n’eut cependant pas le courage de venir sur place… en Chine, la révolution n’étant pas pour demain et la Chine un tout autre morceau.

2025. L’affaire du complot Glücksmann éclata en septembre 2025, par la diffusion d’une vidéo par le média L’Incorrect, une caméra cachée où quatre compères, les journalistes Thomas Legrad, de Libération et France Inter, Patrick Cohen, de France Inter et France 5 et les politiques Pierre Jouvet et Luc Broussy du Parti Socialiste, parlaient de leurs bons coups et manipulations des cervelles. Les propos indiquaient qu’ils avaient utilisé leur tribune pour salir Rachida Dati (droite libérale), mais aussi exposaient une stratégie pour neutraliser Jean-Luc Mélenchon, promouvoir la candidature de Glücksmann et faisant des pronostics. Les comploteurs affirmaient devoir faire une propagande de masse en sa faveur et Patrick Cohen fit la prédiction qu’il ferait 32 ou 33 % des voix au premier tour (un sondage IFOP le donna présent au second tour de l’élection en octobre 2025). Selon les comploteurs l’affaire serait gagnée avec le report des voix macronistes sur Glücksmann et un bon tour joué aux Français… Thomas Legrand fut suspendu à titre conservatoire (6 septembre), les trois autres rasèrent les murs et se firent petits.

2026. Le journal Politico révéla un document confidentiel préparé par son conseiller politique Matthieu Lefèvre-Marton, destiné à une analyse en comité restreint, visant à classer les publics cibles de Glücksmann. Les cibles étaient la tranche des 50-80 ans, les populations aisées et riches, les habitants des villes moyennes et d’importance, avec la mention explosive qu’il fallait éviter les banlieues, les pauvres et les jeunes… (mai 2026). Le problème est qu’il était candidat du Parti Socialiste… devant défendre en principe les plus défavorisés. Il s’énerva étant pris la main dans le sac et déclara que ce document n’avait aucune valeur… qu’il avait été volé et dont : « il avait rejeté immédiatement les conclusions et n’avait aucune valeur politique ». En mai 2026, les sondages du moment donnaient pour intention de votes, 16 % à Mélenchon, seulement 11 % pour Glücksmann et 4 % pour Marine Tondelier (Public Sénat avec Odoxa)…