Le mot féminicide a été inventé dernièrement pour des raisons sexistes, qui sont hélas en opposition flagrante avec la devise républicaine : Égalité… Bien que la cause soit juste et que les violences faites aux femmes et l’assassinat de femmes soient inacceptables, c’est une des cordes de l’arc de propagande et offensive sexiste commencée en France dans les années 2000. Cette propagande de masse, avec l’importation par exemple des FEMEN en France, qui s’exhibaient avec des parties génitales masculines tranchées et une serpette, sur une de leurs images phares de leur site internet, n’a pas été dénoncée à cause d’une pression réellement très lourde contre les populations françaises. La mort des hommes et des femmes est donc dissociée depuis cette date, mais un effet intéressant de cette propagande est l’apparition de statistiques nombreuses sur les féminicides et les violences faites aux femmes.
C’est ici le versant positif de cette propagande, alors qu’une certaine omerta existait sur ces violences et un mépris des autorités, y compris des politiques, des forces de l’ordre et de la justice, dans l’après-guerre, les 30 glorieuses et quasiment jusqu’à nos jours. De fait, les chiffres n’existent pas avant le milieu des années 2000, ou partiellement, cloisonnant le débat à la période actuelle. Là où le bat blesse le régime, c’est qu’après avoir foulé aux pieds l’Égalité républicaine, où les morts sont gradués, le cocasse de l’histoire est justement le bilan pour la France des fameux féminicides et violences faites aux femmes. Ce bilan est catastrophique, notamment et surtout sur les violences sexuelles, les viols et les violences conjugales en augmentation exponentielle depuis une décennie.
Penchons nous dans l’Aurore Nouvelle sur ces chiffres qui viennent de plusieurs organismes étatiques français, dont l’INSEE ou la SSMSI, alors que la France est montrée du doigt… notamment les institutions françaises et… tout en haut, le gouvernement. Ce gouvernement n’a que peu pou pas bougé : il encourage toujours le communautarisme, le sexisme et des théories et idéologies mortifères servant d’huile sur le feu…


Une évolution et des faits historiques. Jusque dans les années 70-80, les violences conjugales étaient considérées comme des affaires privées et les hommes et femmes étaient des victimes contraintes au silence. Le phénomène était d’ailleurs exacerbé par la construction de la société française, avec une lente évolution. La France fut notamment l’un des derniers pays de l’Europe occidentale à donner le droit de vote aux femmes. Par la suite, le modèle de la femme au foyer se transforma et éclata sous la conjonction de la société de consommation, des politiques gouvernementales des aides sociales, de l’évolution du droit civil, notamment sur le divorce et le mariage. L’autre phénomène rarement évoqué fut l’allongement de la durée des études, les ambitions carriéristes des hommes et des femmes et une grave crise de masculinité. Les mœurs ayant changé, la population fut également largement brassée, notamment par l’arrivée de nombreux migrants, apportant des confrontations directes entre les modèles de société, en gestation, déjà présents et importés. Plusieurs batailles dans la société vinrent changer le schéma sociétal français, d’abord la Révolution de Mai 68, suivie de la crise du SIDA, de la démocratisation de la pornographie, de son accès, d’une crise autour du corps (publicités, standards de beauté, régimes, complexes autour du poids, diététique, ou encore l’apparition massive de maladies, comme l’obésité, le diabète, etc.).
Théorie du genre et république communautaire. L’évolution s’est poursuivie par le début de l’offensive de la théorie du genre, apparaissant d’abord dans les milieux intellectuels (fin années 2000), pour ensuite exploser dans le société sous François Hollande (hiver 2012-2013), avec justement l’importation des FEMEN à la même époque (2012-2015). La France ayant une légère majorité d’hommes par rapport aux femmes dans sa population, a connu également cette crise qui dure de la masculinité, un déficit de femmes, mais aussi de naissances, le tout compensé par les vagues migratoires pendant un temps. L’explosion du célibat en France et d’une misère affective et sexuelle a conduit à d’autres dérives, en apportant d’autres, comme la recherche à l’étranger de compagnes pour les hommes, l’apparition de nombreux escrocs à l’amour, un phénomène d’escroquerie à Schengen et d’autres profils dangereux. Par le mélange des cultures et l’absence de politiques réelles d’intégration, la République communautaire a remplacé le modèle précédent, avec des strates sociétales autochtones s’empilant avec d’autres importées, soit par les migrants ou les autochtones eux-mêmes, soit par l’idéologie des politiques, soit par les effets non contrôlées de la société de consommation.



Les chiffres pour la France. Le pays a connu une baisse constante des homicides (hommes et femmes) depuis les années 80. Si les tentatives sont en augmentation (depuis 2016), le nombre d’homicides a été en baisse constante. Les féminicides l’ont donc été également pour une baisse de 166 en 2012, à 107 en 2024, un résultat également des transformations de la société. Parmi les points positifs, la prise de conscience des victimes, une meilleure protection, de meilleurs accès à la justice (encore modestes), la mise en place des téléphones Grave Danger, une libération de la parole et beaucoup d’émissions, d’articles et de débats dans la société. Des cas choquants ont aussi sensibilisé les forces de l’ordre, ainsi que des affaires emblématiques, notamment l’affaire Daval, ou encore celle encore en cours de Jubillar. Du point de vue des homicides et féminicides la tendance est à une baisse constante, mais les cas des femmes choquent plus durement par le battage médiatique, la mort des hommes n’étant de fait pas très importante, non pas pour l’opinion publique, mais pour la presse, ou d’une certaine presse qui vit du « fait divers ». La mort de « Robert » ne rapporte pas lourd… dans l’audimat, tandis que celle de « Ginette » fait recette…
Explosion des violences sexuelles et faites aux femmes en France. Malgré tout les enquêtes montrent cependant une augmentation des plaintes pour des violences conjugales, de + 42 % entre 2017 et 2013. L’autre curseur inquiétant est la hausse spectaculaire des viols, + 26 % entre 2019 et 2020, et une explosion des violences sexuelles. Selon une étude, 227 000 femmes avaient été violentées ou violées en France, avec seulement 7 % de ces dernières portant une plainte et que les victimes étaient agressées avant 18 ans (56 %) et avant 15 ans (40 %). Parmi les victimes de violences conjugales, le chiffre estimé était de 19 % des victimes portant une plainte, les autres restants dans le silence.
Assèchement de la vie sexuelle des jeunes. Notez que dans les plus jeunes populations, environ 50 % des jeunes âgés de 17 ans n’ont pas connu d’expérience sexuelle, tombant à 25 % pour l’âge de 22 ans. Dans la tranche des 18-24 ans, les chiffres totaux de 28 % des jeunes n’ayant pas connu d’expérience sont donnés, mais aussi présentés comme en forte hausse depuis les années 2000. De fait l’âge médian de la première relation sexuelle augmente : pour les garçons passé de 17,4 ans en 2010, à 17,7 ans en 2026 et pour les filles de 17,6 ans en 2010, à 18,2 ans pour les garçons. Mais parmi ceux ayant connu une expérience, 6 % des jeunes hommes l’ont été de manière forcée et 13 % des jeunes femmes. Les phénomènes avancés sont le sexisme, les offensives stigmatisantes sur la gente masculine, la montée des frustrations et de l’intolérance, les cloisonnements de la société, notamment le confinement du COVID.
Crise grave de la masculinité. Tous ces chiffres sont peut-être à corréler, entre les malaises dans la société, la crise de la gente masculine, la présence surdimensionnée de la pornographie, dans un monde ou malgré que des digues morales ont sauté, les relations sexuelles et amoureuses s’assèchent paradoxalement. Elles deviennent virtuelles, distantes, édulcorées et inclines à la peur, aux frustrations, aux violences et probablement ont créé un phénomène où des hommes… sont face à des hommes. Je m’explique : il ne s’agit pas ici d’homosexualité, mais du sexisme ayant intégré dans les matrices du Genre, une dimension où les désirs semblent différents, mais en réalité très similaires : confort, carrière, études et un profond changement des relations hommes et femmes, jusqu’à la culture du compromis, cachant des phénomènes inégalitaires. Pour une partie, une continuation d’un modèle décalé, d’un homme brut, alpha, dominateur, misogyne. De l’autre des femmes ayant pris cette posture, mais inversée, ou ayant pris le contrôle, portant clairement le « pantalon » et se libérant également dans des actions judiciaires (plaintes, divorces), jusqu’à pour une partie de la gente féminine à en abuser, parfois jusqu’à la caricature.



Cocktail explosif de différents curseurs. Une chose est certaine, la société française est profondément en crise et malade, provoquant des chocs qui conduisent à des violences extrêmes. Elles sont physiques mais aussi psychologiques, avec des pressions au quotidien, parfois commises par les femmes, mais le plus souvent par les hommes. Toutefois nous ne disposons pas d’études réelles et de chiffres sur les manipulations psychologiques, la culture du compromis dans le couple, avec ses effets pervers, ni même pour l’instant d’études tentant de corréler tous les aspects de la société pour comprendre ces violences, allant parfois jusqu’à l’assassinat. Parmi les potentiels curseurs, la vulgarisation par l’image de la violence, via les écrans, les films, les séries ou les jeux vidéos est une piste, mais c’est probablement un cocktail explosif de tout ce que nous avons décrit qui explique le phénomène de l’augmentation massive des violences faites aux femmes.
Mais la France est-elle le plus mauvais élève européen ? Non et de très loin, car les trois pays qui caracolent en tête pour les violences faites aux femmes sont… les trois pays baltes, le champion d’Europe étant la Lettonie. En mai 2024, le député Fabrice Brun alertait le Ministre de l’Intérieur et des outre-mer sur l’augmentation des violences faites aux femmes. Il indiquait qu’en 2022, 244 000 victimes avaient déposé plainte, pour une hausse de 15 % entre 2021 et 2022 et une hausse de 50 % depuis 2016. Deux ans plus tard, le gouvernement n’avait toujours pas donné de réponse à Monsieur Brun… Sans réponse, c’est le Conseil de l’Europe qui dernièrement : « exhortait la France à en finir avec l’impunité » (16 septembre 2025). Le 6 février 2026, Mélanie Vogel et plusieurs de ses collègues ont déposé un texte au Sénat évoquant la problématique. Il n’y a toujours aucune réelle réponse du gouvernement qui déjà est en campagne électorale… circulez braves citoyens, il n’y aura plus rien à voir avant le prochain président !
Enfin en France, il n’existe pas de mouvements réclamant la fin des assassinats d’hommes et de femmes, mais seulement… de l’assassinat de femmes… officiellement par des combattants contre « le sexisme »… En 2023, sur 1 010 homicides enregistrés, 70 % des victimes étaient des hommes… avec toutefois une proportion de 81 % de femmes pour 19 % d’hommes pour les homicides conjugaux. Mais là encore, 19 % des victimes ne rentrant pas dans la catégorie des « bonnes victimes », peuvent mourir en silence.

