Une rubrique sur la corruption des milieux et élites politiques, alors que depuis l’apparition des politiciens professionnels, cumulards de mandats, les affaires éclatent les unes après les autres sous la Ve République. Ces politiciens sont devenus une caste, à la manière de l’aristocratie sous l’Ancien Régime. Ils ne s’intéressent pas à l’intérêt général, ni de la France, ni du Peuple français, mais à des objectifs personnels, de carrière, d’enrichissement, de pouvoir. Ils sapent le tissu social, détruise la souveraineté de la France, pratiquent le clientélisme, vivent dans des milieux endogames et népotiques, ils viennent hélas de toutes les franges politiques et mon propos ne sera pas d’attaquer un ou plusieurs partis politiques, mais de les attaquer tous. Pour le faire une arme simple : la biographie. A travers l’étude des biographies, apparaît alors la vraie nature de ces politiciens corrompus, d’oligarques, de barons locaux et d’une faune cravatée.
C’est un mal qui ronge la République française de longue date. Mais on assiste à une accélération du phénomène. Les affaires furent plus nombreuses à partir de la présidence de Giscard d’Estaing et François Mitterrand, puis se multiplièrent jusqu’à celle d’Emmanuel Macron. Depuis son arrivée, le phénomène a pris une ampleur inquiétante. Nous assistons à une corruption massive des milieux politiques, le mauvais exemple étant donné au plus haut niveau de l’État. Mon propos sera de balayer un demi-siècle de corruption endémique, un état des lieux effrayant mais nécessaire.
Aujourd’hui j’aborderai le cas d’Emmanuel Grégoire, un apparatchik du Parti Socialiste, nouveau maire de Paris, alors que la ville a été littéralement ruinée par près de 20 ans de gestion calamiteuse du PS de la capitale. Il est d’ailleurs en cause dans cet endettement, mais aussi dans une affaire en cours de copinage et surfacturation d’une entreprise pour la rénovation de 128 000 logements sociaux (février 2026). Anne Hidalgo et lui-même par des manœuvres pendables ont également réussi à repousser un procès, impliquant la mairie dans l’affaire d’une explosion ayant fait des victimes rue de Trévise (2019), qui aurait du être jugée en correctionnelle en février 2026. Pour des raisons électoralistes et de concussion avec la justice, ils ont réussi à repousser le procès afin de ne pas déranger le processus électoral… de la mairie de Paris (mars 2026) et faire élire ce pur apparatchik de la Gauche Caviar.
Voici dans l’Aurore Nouvelle, un apparatchik corrompu, qui continuera de creuser la dette de Paris, ayant déjà dépassé sous Delanoë un seul critique. Emmanuel Grégoire, l’homme littéralement installé à domicile à la maire depuis déjà 16 longues années.



Mais qui est Emmanuel Grégoire ? Il naquit aux Lilas, Seine-Saint-Denis, le 24 décembre 1977, dans une famille de communistes. Son père Pierre Grégoire était un militant professionnel du PCF, collaborateur d’André Lajoinie, qui par clientélisme avait été ensuite administrateur territorial et sous-préfet. Ses deux grands-pères étaient aussi des militants du Parti Communiste Français. Après le divorce de ses parents, il vécut ensuite dans une famille recomposée dans la Charente-Maritime, à Jonzac. Il a affirmé avoir été victime de violences sexuelles et être engagé dans un « combat sociétal et judiciaire contre la pédocriminalité », sans jamais mettre ses paroles en acte.
Il fit des études supérieures et intégra l’une des pires écoles de production de serviteurs et créatures du système, l’Institut d’études politiques de Bordeaux, Sciences Po… usine à gaz du régime qui espérons le sera un jour dissoute et que dans la foulée des procès seront initiés contre les pires responsables de « cette école », ainsi que de quelques autres dans le système des chiens de garde (journalisme). Il fut diplômé de Sciences Po, validant une licence de Philosophie en parallèle (1999). Il travailla ensuite dans le secteur médical (1999-2008). Il fut ensuite un associé chez B2Ge Conseil, une entreprise de conseil médical (2008-2012).

Du serviteur zélé à la mairie de Paris. Il n’entra pas en politique précocement, mais seulement en 2002, dans le Parti socialiste, chaud partisan de Lionel Jospin au moment de la déroute politique de ce dernier, lors de l’élection présidentielle. Il fut recruté par le clientélisme à la mairie de Paris, après avoir dirigé la campagne municipale dans le 12e arrondissement de Paris. L’histoire ne dit pas comment il réussit à se faufiler dans les arcanes socialistes tortueux du pouvoir, mais il devînt chef de cabinet du Maire de Paris, Bertrand Delanoë (2010-2012). Il fut ensuite propulsé dans le cabinet du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, comme chef-adjoint, puis chef de cabinet (2012-2014).Il ne devait plus jamais quitter la mairie, nommé adjoint au Maire de Paris, Anne Hidalgo, aux ressources humaines, services publics et modernisation de l’administration (2014-2017). Il resta à ce poste comme adjoint, versé au budget et transformation des politiques publiques (2017-2018), puis fut Premier adjoint de la marie, versé à l’urbanisme, le Grand Paris et les relations avec les arrondissements (2018-2024).
Il cumula ensuite les mandats, en se confrontant pour la première fois aux électeurs, élu député de la ville de Paris, au premier tour, dans la 7e circonscription (30 juin 2024-mars 2026). Il fut nommé à la commission des Affaires culturelles et de l’Éducation et coprésida le groupe d’études sur les LGBTQIAPZ+, étant un chaud partisan des diverses idéologies mortifères autour des théories du Genre. Il se déclara très tôt candidat à la Maire de Paris (novembre 2024), vainqueur au premier tour d’une primaire socialiste (juin 2025, 52,75 % des voix), puis signant des alliances pour assurer sa victoire avec le PCF, les écologistes et divers groupuscules de l’extrême gauche (décembre 2025). Il fut élu Maire de Paris en distançant Rachida Dati (22 mars 2026).



La République des « Manu ». Son long grenouillage dans les couloirs de la Maire de Paris a entraîné un certain nombre d’affaires et scandales le concernant, notamment sur ses responsabilités face à la pédocriminalité dans le périscolaire parisien, la dette incroyable de Paris, divers mensonges et déclarations effets de manche qui ne connurent aucune mise en application de ses paroles. Il fut obligé de reconnaître une « responsabilité collective évidente » par rapport à la pédocriminalité, mais nia toute responsabilité personnelle farouchement… Il avait pourtant été responsable du recrutement de 14 000 animateurs sans diplôme d’État, mais il se plaignit qu’il s’agissait : « d’un mensonge ».
Il aurait du être jugé avec la maire dans l’affaire de l’explosion de la rue de Trévise (12 janvier 2019), où la mairie fut mise en cause : « pour un défaut de vigilance de la voirie municipale ». La mairie fut mise en examen pour « homicides et blessures involontaires » (septembre 2020), réussissant à faire traîner la procédure judiciaire pendant plus de 4 ans, l’affaire étant renvoyée devant un tribunal correctionnel (février 2025). Par des manipulations pendables, Anne Hidalgo demanda et obtint le report du procès, prévu pour le 12 février 2026, afin de permettre l’élection d’Emmanuel Grégoire et ne pas ; « gêner l’élection ». L’affaire fit un énorme scandale alors que le procès était reporté à octobre-décembre 2026, les victimes criant en vain leur désespoir face au cynisme de l’équipe municipale de Paris.



La troisième affaire fut sa responsabilité dans la dette de la ville de Paris, atteignant des records et le chiffre de 12 milliards d’euros. La limite critique d’endettement est estimée à 12 ans de durée de désendettement, la ville de Paris sous la gestion criminelle des élus socialistes ayant atteint 40 années… La chambre régionale des comptes produisit un rapport accablant (2025), mais ces institutions sont paralysées car elles n’ont pas de pouvoir réel d’actions, seulement de recommandations. Le rapport signalait une hausse sans fin et continue de la dette sous toutes les équipes socialistes depuis plus de 20 ans, les déséquilibres budgétaires, le gaspillage, une énorme masse salariale pour placer les « chers amis » et autres clients de la Gauche Caviar. L’opposition l’accusait d’être l’un des pires responsables de cette situation et : « d’avoir vanté les mérites de l’endettement pendant des années ».
Enfin, Emmanuel Grégoire est soupçonné de surfacturation à Paris Habitat (février 2026), dans une affaire où la société de travaux chargée de remettre en état des logements sociaux a été accusée d’avoir surfacturé ses services auprès de Paris Habitat, pour la rénovation de 128 000 logements sociaux, une somme colossale, avec la complicité présumée des gérants des HLM. Problème, les élus socialistes et communistes figurant sur la liste électorale d’Emmanuel Grégoire ont été informés par des mails et des courriers des soupçons de fraude, alors que Grégoire exerçait une tutelle politique directe sur Paris Habitat se trouvant premier adjoint au maire et surtout en charge des finances et de l’urbanisme…



Mais qu’est-ce que le cabinet B2Ge ? Emmanuel Grégoire fut associé au moins entre 2008 et 2016, à ce cabinet de conseil, proposant des conseils stratégiques pour les établissements de santé, des formations, des plans d’organisation et des traitements de base de données médicales. L’entreprise était liée à Big Pharma, travaillant aussi avec l’industrie pharmaceutique et les laboratoires. Mauvais gestionnaire à Paris, il ne le fut pas plus dans cette entreprise qui était sa propriété et si la société existant encore après son départ en 2016, elle fut rapidement en difficultés financières et mis en liquidation judiciaire (5 juillet 2022). L’entreprise a été clôturée pour insuffisance d’actif (3 juillet 2024) et radié définitivement du registre du commerce et des sociétés (10 juillet 2024). Il fut comiquement défini par la propagande des médias comme : « un bosseur »… virtuose en réalité des dettes et des désastres économiques.

