Une vaste opération de propagande est en cours en France, pour l’abrogation du Code Noir en France. Dans les faits, si le code était toujours en activité dans le droit français, cette abrogation par les parlementaires français serait louable. Problème le Code Noir fut érigé en réalité sous le règne de Louis XIV (1685), alors que l’Ancien Régime a été enseveli par la Révolution française. Le fait que les médias, politiques et parlementaires se penchent sur le sujet est plus qu’étrange et suspect, alors que tout le droit issu justement de l’Ancien Régime fut rasé par divers processus politiques, législatifs et politiques depuis le commencement de la Révolution. Le droit français fut entièrement refondu par le Code Civil, dit Code Napoléon (1804), qui depuis lors n’a jamais cessé d’évoluer, tandis que la traître fut interdite, puis l’esclavage aboli (27 avril 1848).
Penchons nous dans cet article de l’Aurore Nouvelle sur les vraies raisons qui motivent soudainement la Macronie à sortir de son chapeau le Code Noir… Macron comiquement déclarait le 22 mai dernier : « son maintien est une trahison de ce qu’est la République »… Mais l’abrogation de la Françafrique n’est cependant pas au programme… alors qu’elle est justement l’objectif le plus important, tandis qu’elle s’écroule petit à petit. Les déclarations de « gagnant-gagnant », de commerce équitable ne suffisent plus pour tenter de préserver le pillage des ressources par la France, de divers pays africains, pétrole du Gabon, uranium du Niger, ressources minières et diverses d’autres pays, la Macronie ne sait plus quoi faire pour empêcher l’écroulement d’un système de rapts et confiscations des ressources africaines, pour le seul profit de Paris.
Sans doute que l’abrogation de la Françafrique serait le meilleur dédommagement… en attendant le Code Noir a bon dos, un os à ronger aux personnes de couleur qui ne mange pas de pain et ne résoudra pas le problème. Mais peut-être Macron se croit-il un héritier de Louis XIV ? Dans ce cas je vous invite dans l’instant à faire la révolution… il y a beaucoup de lanternes en France.



Le système de pillages de la Françafrique en danger. Les raisons d’un soudain réveil des politiciens français de cette abrogation sont à trouver surtout dans la situation difficile de la France et son système pendable de la Françafrique. L’idée est partie de l’ancien Premier ministre François Bayrou, un apparatchik de la République, fondateur du MoDem et l’une des pièces maîtresses de la Macronie. La France ne cessant de perdre des positions en Afrique, sous la pression du monde multipolaire, notamment de la Chine ou de la Russie, elle ne sait plus quoi inventer pour faire les yeux doux aux populations de couleurs en interne et en direction des Africains en général. Dernièrement Emmanuel Macron avait sorti : « la guerre oubliée du Cameroun » (2025), suivie désormais par le Code Noir du Roi Soleil. Selon le discours officiel, il s’agit : « d’une geste fort pour les descendants des millions d’hommes, de femmes et d’enfants déportés d’Afrique, un vote parlementaire qui revêt une forte charge historique et mémorielle ».





Des réparations sonnantes et trébuchantes qui s’invitent… Mais le problème risque déjà de dépasser les intentions du gouvernement français. Christiane Taubira, dinosaure de la Gauche Caviar attaquait déjà sur le principe des réparations : « une promesse faite sous les ors de l’Élysée, ce palais construit avec l’argent de la traite négrière, alors que l’ancienne députée et ministre qui a porté en 2001 un texte pour faire de cette histoire un crime contre l’Humanité. Je pense à une très jolie formule de la langue française. Il faudra que ce débat mange un peu de pain, il ne faudra donc pas que ce soit une abrogation juste symbolique ». Débordé Emmanuel Macron avait immédiatement indiqué : « que la réparation serait imparfaite ». Deux problèmes nouveaux s’invitent donc, alors que le nombre d’Africains réduits en esclavage par les négriers français des ports de l’Atlantique (notamment Nantes ou Bordeaux) est estimé à 1,4 million. Le nombre de descendants de ces esclaves est sans doute considérable. Ils ne se trouvent d’ailleurs pas seulement désormais en France, en Outre-Mer, mais dans des pays devenus indépendants. Sur la question de réparations à accorder aux descendants des victimes, nous parlons donc d’au moins une dizaine de millions de potentiels bénéficiaires, sans doute plus. L’autre question est celle du crime contre l’Humanité qui provoque à lui seul d’autres problématiques.



La traite négrière, le crime contre l’Humanité. Les principales problématiques sont d’abord historiques. Dans le contexte de société n’ayant pas conscience de ce crime, dans des sociétés massivement construites sur ce standard depuis l’Antiquité, les hommes de cette lointaine époque ne vivaient pas selon les mêmes niveaux de conscience que ceux du XXIe siècle. D’un seul coup, un grand nombre de pays devraient être condamnés pour crimes contre l’Humanité, l’Égypte, l’Iran, la Grèce, l’Italie, pour l’esclavage qui était la norme dans la quasi totalité des civilisations antiques. Enfin, plus récemment, à propos de la traite négrière, la majorité des pays occidentaux devraient aussi être condamnés, le Portugal, l’Espagne, la France, le Royaume-Uni, les Pays-Bas ou le Danemark, sans parler des États-Unis ou des supplétifs de la traite sans qui rien n’aurait été possible : potentats africains ou arabes, de Zanzibar à Tombouctou. La question de ces condamnations pose non seulement le problème d’anachronisme, une absurdité face à l’histoire, mais également d’éthiques politiques, car ces condamnations, comme l’abrogation du Code Noir, ou d’éventuelles réparations plusieurs siècles après les faits, rendent tout cela pour le moins ridicule et également très suspect. Cependant instaurer l’esclavage au titre de crime contre l’Humanité pour les temps présents ou futurs a vraiment du sens. Actuellement les estimations les plus prudentes parlent de 50 millions de personnes réduites aux conditions de l’esclavage, 28 millions environ dans le travail forcé, 22 millions dans des mariages non consentis (et de 150 millions d’enfants). L’esclavage est d’ailleurs en hausse, ayant passé de 40 à 50 millions d’esclaves entre 2016 et 2021… Les pays les plus touchés sont l’Inde, la Chine, la Corée du Nord, le Pakistan, la Thaïlande, le Qatar, l’Indonésie, le Nigeria, la Turquie, le Bangladesh, le Koweït, la Malaisie, le Kenya, les Émirats arabes unis, l’Érythrée, la Mauritanie, l’Arabie Saoudite et… les États-Unis.



Il n’y a aucune chance que la France dénonce officiellement le système de la Françafrique et encore moins qu’elle déclare la lutte contre l’esclavage comme une cause nationale… En attendant pour indemniser les victimes, si tel était vraiment la voie empruntée par les parlementaires français, l’addition sera salée et la recherche des bénéficiaires une aventure sans doute cocasse. Dans les faits la moitié de l’Afrique peut demander un remboursement de la France, pour la quantité hallucinante de biens volés dans le système colonial et de la Françafrique… système qui perdure toujours et qu’il sera difficile de mettre à bas, car les responsables et maîtres… sont le gouvernement français et de nombreux politiques, agents, barbouzes et cadres supérieurs d’entreprises françaises.





