Corruption dans la fonction publique en France : le cas d’Amélie Montchalin

Corruption dans la fonction publique en France : le cas d’Amélie Montchalin

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Officiellement, la corruption serait faible en France et dans la fonction publique, mais les faits se multiplient et s’entassent depuis les années 70-80. Le régime fait valoir cette France, du « pays des Droits de l’homme », un État qui serait de droit et où la corruption n’existerait pas ou peu. Pour cacher la misère, les médias français parlent souvent de corruption dans d’autres pays, se plaisant à montrer du doigt des pays de l’Europe de l’Est ou d’Afrique. Dernièrement, l’affaire X a démontré une fois de plus, que la France était sclérosée par une corruption de ses administrations, de la fonction publique, des milieux politiques. Le nombre d’affaires a explosé, notamment depuis les présidences de François Mitterrand et Jacques Chirac, avec un nouveau pic depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron.

Aujourd’hui j’évoquerai l’affaire Amélie de Lombard de Montchalin, dont le parcours est stupéfiant… Il mène d’un programme franco-américain, un parmi d’autres, en passant par une trahison pour rejoindre les soutiens d’Emmanuel Macron, puis une ascension fulgurante jusqu’à de confortables sièges de ministre et enfin la Cour des Comptes… Mais le plus grand scandale est certainement, au-delà du déni de démocratie au sujet de sa nomination, le fait qu’elle est une lobbyiste de George Soros, ainsi que de la haute finance, comme vous le découvrirez tout de suite, dans cet Article de l’Aurore Nouvelle :

Qui est Amélie Montchalin ? Elle naquit à Lyon (née Bommier), le 19 juin 1985, issue d’une famille bourgeoise de cadres supérieurs et « des gens comme il faut ». Elle fit des études supérieures dans les plus grandes universités et équivalent internationaux. Elle passa par l’institution Sainte-Geneviève, pour passer à la Sorbonne et décrocher une licence en histoire. Elle fit encore une licence d’économie à Paris-Dauphine et enfin passa par l’école d’HEC Paris (promotion 2005). Elle fila ensuite plus tard dans la Harward Kennedy School (2014), pour un master en administration publique. Elle se maria avec Guillaume de Lombard de Montchalin, cadre supérieur, dont elle eut 3 enfants et était décrite comme une « catholique progressiste pratiquante ».

Elle commença sa carrière dans le privé, d’abord dans les institutions internationales, comme économiste junior chez Exane BNP Paribas, alors chargée dixit : « des questions européennes pendant la crise de la zone euro » (2009-2012). Elle rejoignit le puissant groupe AXA, comme directrice de la prospective et du suivi des politiques publiques, en charge des relations avec les institutions de la stratégie du long terme. Elle fut accusée plus tard d’être une lobbyiste.

Elle n’avait pas perdu de temps pour s’engager en politique, d’abord dans l’UMP et ensuite Les Républicains. Elle fit ses premières armes aux côtés de Valérie Pécresse (2007), proche d’Alain Juppé, dont elle soutint la candidature pour les primaires de l’élection présidentielle de 2017. Cependant, après sa défaite en faveur de Fillon, elle déserta les rangs de la droite libérale, pour rejoindre le camp du Parti En Marche (fin 2016). Cette trahison précoce, lui permit avec son nouveau parti de se présenter pour les élections législatives, dans la 6e circonscription de l’Essonne (juin 2017). Elle fut alors élue députée à l’Assemblée nationale et nommée à la commission des Finances (2017).

Sa carrière explosa, d’abord nommée Secrétaire d’État chargée des Affaires européennes, en charge de négociations pour le Brexit (2019-2020). Puis la consécration, avec la nomination comme Ministre de la Transformation et de la Fonction publiques (2020-2022), Ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires (2022). Elle fut envoyée ensuite comme représentante de la France, auprès de l’OCDE (2022-2024) et enfin Ministre de l’Action et des Comptes publics (2024-2026).

Le scandale vint au moment de sa nomination à la Cour des Comptes (11 février 2026), fonction qu’elle pris le 23 février suivant. La presse attaqua immédiatement, sur le sujet de conflits d’intérêts majeurs, car en passant du ministre des Comptes publics, à la Cour des Comptes, la ministre avait élaboré et défendu le budget de l’État, si difficile à obtenir. Elle est de fait accusée d’être « juge et partie », devant juger dixit : « de la gestion des finances publiques et la sincérité des comptes d’un gouvernement qu’elle a elle-même quitté quelques jours plus tôt », pour être placée à ce poste stratégique.

Tous les partis de l’opposition sont alors montés au créneau, de LFI, au RN, au PS, au Parti écologiste. Dans la panique, elle a décidé de s’abstenir de participer à tous les débats et les travaux concernant les finances publics pour l’année 2025, pendant laquelle elle était ministre, mais cette mascarade n’aura trompé personne. Dans un discours proche du ridicule et surtout d’une mauvaise foi impressionnante, elle a été intronisée dans ses fonctions par le Président Macron (13 mars 2026), affirmant : « faire de l’indépendance de la Cour des Comptes sa première priorité ». Là encore la déclaration n’a trompé personne. La presse a ensuite ironisé sur le fait possible, qu’il n’y a aucune limite de durée d’exercice de sa charge, si ce n’est la retraite, à 68 ans… Or, la macroniste est âgée de 40 ans… et pourrait rester vissée au poste jusqu’en 2054. L’esprit caustique français plaisante désormais sur le fait « qu’elle videra bien un jour la place »…

Mais les médias ont oublié son parcours universitaire et également qu’elle est membre d’un groupe de lobbyistes, l’European Council on Foreign Relations (ECFR). Elle suivit un programme franco-américain, nommé « From Havard Square to the Oval Office », un des parcours universitaires et ponts entre la France et les États-Unis. Comme Macron, elle est « une agent de Washington ». Quant à l’ECFR, c’est peut-être encore pire, le think thank paneuropéen et européiste dont les financements sont accablants. D’abord l’Open Society Foundations de George Soros, la fondation Bill Gates, ou la Rockefeller Brothers Funds. L’ECFR aspirent aussi des finances publiques via des gouvernements et par exemple de l’entité de manipulations et d’infiltrations dans le monde, de l’AFD (Agence Française pour le Développement), l’équivalent de l’USAID ou de la NED. Enfin, les autres financiers généreux de l’ECFR sont des entreprises privées ou des banques, comme Siemens, la Banco Santander, la Japan Bank for International Cooperation…. Cependant l’ECFR dont elle est une éminente membre est financé pour plus d’un tiers par l’Open Society Foundation de Georges Soros… En dire plus serait indécent, c’est clairement une « créature » du système dont le soucis des intérêts de la France sont proches du zéro absolu.

L’ECFR a même une antenne parisienne, parmi une cinquantaine d’officines dans le monde, où Madame de Lombard de Montchalin, qui ne porte pas son nom complet pour ne pas effrayer « la piétaille », doit user ses souliers. Elle aura certainement déserté les messes du dimanche au profit d’activités… plus lucratives. En 2025, dans une prise de paroles, elle osa s’afficher devant un pupitre, où il était inscrit : « la vérité permet d’agir ».

Un questionnement se pose tout de suite pour le Peuple français et la République : l’urgence de retirer la possibilité de la présidence française de pouvoir nommer le président de la Cour des Comptes et que cette nomination soit réservée à un vote, au moins des grands électeurs et avec l’obligation pour les candidats, de n’avoir jamais été un jour ministre dans un gouvernement. Enfin le poste devrait être limité à une fourchette de 3 à 5 ans maximum de fonction et ne pouvoir être occupé par une personnalité membre d’un groupe de lobbyistes ou connus comme tels, sans parler du fait de l’impossibilité de s’asseoir dans ce siège, dans le cas d’avoir reçu des finances, d’une manière ou d’une autre, d’une puissance étrangère.

Fait marrant… je n’arrive pas à trouver le salaire pour un Président de la Cour des Comptes, l’information qui devrait être transparente n’est pas communiquée sur le site officiel de la cour…