Les dénis de justice : la Macronie et les répressions contre le Gilets Jaunes

Les dénis de justice : la Macronie et les répressions contre le Gilets Jaunes

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C’est une information qui se répand dans les médias publics étatiques de propagande du régime français. France Info titrait ce jour : « Neuf CRS condamnés à des peines de six mois à deux ans de prison avec sursis pour des violences contre des Gilets Jaunes dans un Burger King de Paris ». L’article précisait que les condamnés : « avaient reconnu des gestes inadaptés envers ceux qu’ils considéraient comme des pillards, sans toutefois présenter des excuses ». Des excuses ? Mais en réalité, ces excuses devraient être prononcées par le gouvernement français et par Emmanuel Macron au premier chef. Mais celui-ci c’était lancé au contraire dans une insulte incroyable à propos des violences, des tués ou blessés des répressions, en lançant son fameux : « Venez me chercher ! ».

Macron et le déni des répressions. C’est une chose qui a été dénoncée à de nombreuses reprises, notamment dans le petit documentaire d’OFF investigation : Violences policières : Macron le déni (22 octobre 2025), ou encore Gilets Jaunes : éborgnés par Macron (15 octobre 2025). Le même média indépendant parlait aussi du cas de Zineb Redouane, dans Gilets Jaunes : une Marseillaise tuée par la police (29 octobre 2025). Les répressions furent bien réelles et le bilan terrible : 11 personnes assassinées, 25 800 manifestants blessés, en plus de 1 944 fonctionnaires des forces de l’ordre, sans parler de 12 107 arrestations, 10 718 gardes à vue, 3 100 condamnations et enfin 400 peines de prison ferme. Mais ces chiffres ne comprennent pas l’action des forces répressives, dans des condamnations et répressions qui intervinrent parfois des mois après les événements du mouvement des Gilets Jaunes. Parmi les blessés graves, au moins 238 personnes furent blessées gravement à la tête, 23 éborgnées et 5 eurent une main arrachée… Avec un mépris incroyable, le Ministre de l’Intérieur de l’époque, Christophe Castaner osant démentir toute violence policière appuyé par Emmanuel Macron. Jusqu’à ce jour rares ont été les fonctionnaires jugés, mais ils ne sont pas finalement les vrais bourreaux, au contraire du gouvernement et du président français.

Des faits qui choquèrent le monde. Le choc fut si grand, que des institutions pourtant stipendiées et connues pour servir le système, ne purent que dénoncer les répressions. Ce fut le cas d’Amnesty International (14 décembre 2018), dénonçant pudiquement : « un usage abusif de la force ». La formule fut reprise bientôt par l’ONU, puis le Parlement européen. Dans la foulée, pas moins de 24 journalistes et photographes déposèrent des plaintes pour des violences policières, bientôt appuyés par le Syndicat national des journalistes et même une officine du système, Reporters sans frontières, parlant : « d’atteintes à la liberté d’informer ». A l’international, l’ONG Human Rights Watch, là encore très suspecte par son « travail » biaisé, entra dans la danse par un rapport et des commentaires. Coincés, le gouvernement dut laisser ouvrir des enquêtes par l’Inspection générale de la Police nationale (février 2019), pour un total de 116 enquêtes qui ne menèrent la plupart du temps que vers… du vide. Pire encore, pour récompenser « la soldatesque », le Ministre Christophe Castaner distribua 9 000 médailles, des promotions et des récompenses pour les forces de l’ordre, qui avait bien servi le régime. Vichy n’aurait pas fait mieux (pire !). Les enquêtes de l’IGPN, bientôt au nombre de 227 (printemps 2019), furent pour la plupart classées.

Des victimes expiatoires, les vrais coupables courent toujours. Le procès qui vient de condamner les neufs CRS n’est qu’une exception, un petit os à ronger pour les victimes, alors que la procédure aura duré des années. En effet, pour harasser les victimes, c’est tout le poids d’une justice insondable, lente et obscure, qui aura fait durer la mascarade le plus longtemps possible. Il n’en fut pas de même pour les 3 100 condamnations prononcées contre les Gilets Jaunes, dans des audiences expéditives et dans les jours ou semaines qui suivirent le Mouvement des Gilets Jaunes. L’article donne aussi la raison pour laquelle le gouvernement dut laisser ce procès aller jusqu’au bout : « les images de violences visant les gilets jaunes avaient fait le tour des réseaux sociaux » et la scène du Burger King de Paris fut intégralement filmée… Alors ces 9 neufs CRS qui avouaient « des gestes inadaptés », sans faire d’excuses, auront été aussi les victimes expiatoires, le bas de l’échelle des forces policières alors présentes sur place. Ils ont été jeté en pâture à la vindicte populaire, mais quant aux vrais criminels et responsables… ils courent toujours, Macron en tête.