Ingénierie sociale : s’attaquer aux grands groupes de la société française

Ingénierie sociale : s’attaquer aux grands groupes de la société française

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Dans une série d’articles, je me propose de parler de l’ingénierie sociale, de la guerre cognitive et psychologique qui est menée contre la population française, à la fois par le régime, le système et différents lobbyings, notamment ceux des USA et des Anglo-saxons, des européistes, des atlantistes, des LGBTistes, des wokistes, des ultralibéraux, ou des globalistes et mondialistes. Le sujet est vaste, mais pour commencer, il faut tenter de se faire une vision plus approfondie de la société française, pour comprendre comment cette guerre est menée. C’est une arme pernicieuse, politique, intellectuelle et informationnelle. Elle vise à maintenir les populations dans le « moule », dans la main des puissants et sous contrôle d’un vaste système. Il n’y a aucun États-major, aucun comploteur caché dans un sous-sol, il ne s’agit que d’une évolution lente des armes de gouvernances et de contrôle des opinions publiques. Elles ont évolué au fil du temps, particulièrement dans la foulée des progrès technologiques, mais aussi de l’installation progressive d’un système, que certains appellent l’Ordre Mondial, d’autres la Matrice, mais je préfère parler de système globalisé. Voici pour commencer une petite analyse des groupes de la société française, dans l’Aurore Nouvelle :

Après la constatation de l’effondrement et l’échec des régimes totalitaires, d’abord l’Allemagne nazie (1945), puis l’Union soviétique (1992), les puissants ont observé et constaté les échecs, mais aussi les choses à améliorer, reprendre, peaufiner et réinventer. L’évolution s’est faite en même temps que les technologies. D’abord l’utilisation de la radio, de la télévision et des actualités, après un temps qui avait été celui de la presse papier (1789-1914). Déjà la révolution industrielle avait permis la diffusion des idées et des premières manipulations. Avec les rotatives industrielles, la presse inonda les rues. La propagande des régimes fasciste, nazi et communiste donna des leçons, non moins que l’échec du « parti unique », bien que l’exemple chinois soit une des exceptions. Après un chant du cygne de la souveraineté française, notamment avec Charles de Gaulle, la France fut l’un des terrains d’expérimentations de la guerre cognitive. L’un des premiers actes fut la disparition de l’ORTF (1er janvier 1975), sous Giscard d’Estaing, suivi de l’ouverture du petit écran aux télévisions sous Mitterrand (1984-1985). Le tout fut présenté dans un soucis : « d’indépendance et de concurrence maîtrisée ». La donne suivante fut évidemment la révolution du numérique et d’Internet (de la fin des années 2000, à la présidence de François Hollande).

Dans le même temps les populations furent attaquées par la publicité (dès le XIXe siècle), mais avec une accélération notable dans les années 30-80. Elle le fut puissamment par le cinéma, Hollywood, Disney et ensuite par les plateformes de séries, telles Netflix. La civilisation des jeux, selon l’adage romain, « du pain, du vin, des jeux », ne fut pas oubliée. Elle s’exprima par les jeux d’argent étatisés et la Française des Jeux (très lucratifs également pour l’État), les jeux télévisés, la TV réalité, sans oublier le jeu informatique. Ce dernier connu une évolution rapide, par les premiers ordinateurs dans les foyers (années 70-80), les premières consoles, puis par le numérique. Elle se continua par l’accès de masse aux productions de l’industrie du jeu informatique, via des plateformes, comme la plateforme américaine STEAM. D’autres armes ont été employées, comme le marketing, le design, les gadgets technologiques, connectés aux autres moyens dont je viens de parler. Mais pour commencer notre propos et réflexion, voici les différentes groupes pris d’assaut par la guerre cognitive.

Le Petit Peuple : le mot est affectueux, je tiens à le dire. C’est la France la plus modeste, celle qui vit en dessous du seuil de pauvreté, soit environ 15,5 % de la population. Selon les diverses sources, ils sont quasiment 10 millions de citoyens français en 2026, environ 1 citoyen sur 7. C’est la population la plus fragile, elle comprend aussi une part de gens qui n’ont pas eu la chance de suivre un parcours d’études supérieures, ou d’approcher la culture, autrement que par des brides ou des miettes du système globalisé. Elle n’a jamais la parole, pour beaucoup c’est la survie et les considérations sont celles du quotidien, des obstacles de la vie. L’immense majorité n’a pas le temps, car c’est un luxe, de se réinformer et beaucoup sont enfermés dans un ostracisme créé par la société elle-même. Il peut y avoir beaucoup d’intelligence, du bon sens, un sentiment d’injustice ou de révolte, mais cette masse est ballottée et traversée de conflits parfois féroces. Elle est passablement attaquée par des manipulations de l’ingénierie sociale : rêve des loteries, des jeux de la Française des Jeux, émissions de TV réalités, séries télévisées, promesses électorales, propagande simpliste cartésienne (noir/blanc, méchant/gentil, etc.), selon des principes simples pour « amuser la galerie », une sorte de soupape de sécurité du système.

La France Lambda : c’est une masse majoritaire, du début de la classe moyenne, à l’orée des classes aisées. C’est sans doute la plus manipulée, mais aussi la plus taxée. Elle est en principe active, mais le chômage peut la frapper. Ils sont environ 2,5 millions de chômeurs, pour 7,9 % de la population active, avec une majorité d’hommes (8,1 % contre 7,6 % pour les femmes). Cette France des « contribuables » est impactée par des standards de vie, dans une civilisation des loisirs et des vacances. Elle touchée par la domination des « écrans ». Elle peut éventuellement voyager, s’offrir des vacances et beaucoup sont touchés par le matérialisme. Il s’exprime par des biens matériels, la multiplication des écrans, des jardins et piscines dans le cas d’une maison particulière, des aspirations matérielles constantes et renouvelées (selon un célèbre humoriste, l’accumulation de « merdier »). Elle peut avoir du temps pour se réinformer, des formes de résistance existent dans son intérieur, mais se limitant souvent à quelques manifestations « proprettes », un syndicalisme mou et des opinions politiques plus ou moins stables et ancrés. Cette France est aussi souvent très actives dans les associations loi 1901. Elles sont souvent tournées vers les loisirs, les passions, que l’on parle de sport, de culture, de musique ou d’autres centres d’intérêts variés. Elle est installée dans un schéma implacable : études, carrière, aspirations à la retraite, retraite et enfin le cimetière. Elle est souvent dans un niveau passif d’observation, à travers le petit écran, le cinéma, les concerts, les spectacles. Cependant, une frange est créatrice, elle peut être engagée dans l’entreprenariat, l’artisanat, la création pour des buts professionnels ou de loisirs. Elle est également occupée par « le cours de la vie familiale ». Ils sont alors occupés par la trajectoire de leurs enfants, des vies sont construites ou déconstruites. Le taux de divorce a atteint un niveau historique, entre 45 et 46 % des mariages se terminaient en divorce en 2025-2026. Cette France peut s’enliser dans ces « hasards » de la vie, parfois pendant des années, avançant sur un chemin plus ou moins linéaire, où les considérations sont souvent égoïstes, individualistes, carriéristes et globalisées. Le général de Gaulle, déçu, aura eu un mot très dur pour cette France : « Les Français sont des veaux ». C’est aussi massivement une France des villes et du tertiaire. Elle n’est toutefois pas toujours diplômée du supérieur (au moins une licence), pour un taux faible de 35 % de toute la population ayant décroché un Bac+3. Cependant officiellement, la France n’a jamais été aussi diplômée… mais la valeur des diplômes n’a jamais été aussi basse. C’est sur cette masse que pèse l’essentiel de la guerre psychologique et cognitive.

La France des migrants. C’est une France qui fut longtemps silencieuse. Tandis que la France est devenue le pays le moins ethniquement cohérent d’Europe, avec une population de 62,8 % d’autochtones. Les autres sont issus des migrations entre la fin du XIXe siècle et jusqu’à nos jours. Ces migrations sont donc anciennes. Parmi les 37,2 % de Français d’origines diverses, pour les derniers arrivés, environ 8 millions ont un parent qui n’est pas né en France, alors que 7,7 millions ne sont pas nés en France (quelle que soit leur nationalité actuelle) et environ 6 millions résident en France et ne sont pas de nationalité française. La cadence d’arrivée de migrants s’accélère par ailleurs, avec des niveaux records observés par exemple en 2025 (380 000 primo-arrivants).Pour la période récente, c’est un total de 15 millions de personnes représentant l’immigration de nouvelle ou première génération. Elle fait l’enjeu de batailles politiques, surtout commencée à partir de l’époque Mitterrand, car cette France fait pencher les élections de longue date. Il fut un temps où elle votait peu, elle est aujourd’hui très active. Elle est aussi plus difficile à manipuler, par divers standards : une vision riche d’autres cultures, langues et continents, une résistance sur le niveau de la foi religieuse (Islam), mais elle est aussi parfois naïve, fragile et manipulable. Pour beaucoup, la politisation est faible, l’histoire de ces gens ayant été surtout de se faire « une place », de survivre et de s’intégrer (ou de lutter pour ne pas s’intégrer). Elle pose désormais un problème, mais elle est souvent utilisée dans la guerre cognitive, pour être opposée et utilisée comme arme contre la France Lambda (ou inversement, cette dernière contre la France des migrants).

La France générationnelle. En fonction des générations, les standards de cette guerre cognitive menée contre eux sont différents. L’une des principales cibles est la France des retraités, soit 17,2 millions de Français, avec l’arrivée de 949 413 nouveaux retraités rien qu’en 2025. Cette France c’est aussi celle du Baby Boom, elle fut celle des Trente Glorieuses (1945-1975), mais aussi celle qui fut la première à connaître la longue dégradation du pays, depuis les chocs pétroliers (1973 et 1979). C’est elle aussi qui fut la première manipulée, amena au pouvoir François Mitterrand (1981-1996) et fournissant un gros contingent de ceux qui allaient creuser patiemment la tombe de la maison France, de Jacques Chirac, à Emmanuel Macron. La génération suivante, les enfants des enfants du Baby Boom, fut justement la « génération Mitterrand ». Elle fut celle d’une intense globalisation et mondialisation, ayant toutefois connu « l’ancien monde » dans son enfance. Souvent asséchée, dans l’esprit, le cœur et l’âme, elle provoqua un phénomène d’accélération du crépuscule français. Paradoxalement, ce fut aussi dans ses rangs que se trouvèrent les derniers « combattants », d’une France souveraine, dans la dernière génération politisée (au sens démocratique du terme, culture du débat, de l’écoute, etc., l’inverse des standards du régime en place). Les générations suivantes, celles nées à la toute fin des années 90 et aux débuts des années 2000 fut la première à ne pas avoir connu « l’ancien monde », le moindre conflit militaire sur le territoire national, de guerres coloniales ou d’avoir été en contact mémoriel direct avec les vétérans des guerres du XXe siècle (Première et Deuxième Guerres mondiales, guerres d’Algérie et d’Indochine). Elle fut aussi la première à naître à l’heure d’Internet, du virtuel et d’une information massive, concassée et explosée.

La France de la Foi. Elle pose un vrai problème au régime laïc, mais elle se divise finalement entre la France athée et laïque (environ 51 à 53 % de la population, autour des 35-40 millions), devenue la religion dominante. Elle est suivie d’une France catholique, ici les chiffres manipulés par la propagande diverges, entre 29 et 48 % de la population, soit autour des 20-30 millions. Elle est accompagnée d’autres minorités chrétiennes, dont la France protestante, entre 1,2 et 1,8 million d’habitants, pour 2 ou 3 % de la population. Il y a ensuite la France musulmane, là encore les chiffres sont manipulés, pour 4 à 5 millions de musulmans pratiquants et entre 4 et 10 % de la population selon les sources. Citons encore la Français du judaïsme, environ 500 000 habitants, pour moins d’1 % et d’autres minorités de fois religieuses très diverses, bouddhisme, hindouisme , paganisme, et fermant la marche diverses sectes plus ou moins douteuses. Il y aurait par exemple un peu plus de 140 000 représentants de la secte des Témoins de Jéhovah, de 40 000 membres de la secte de la Scientologie, ou encore de 39 000 de la secte des Mormons. Cette France de la Foi est très certainement l’une des plus utilisée dans la guerre cognitive. Il s’agit surtout de les opposer et de les diviser, en braquant la France catholique contre celle de l’Islam ou hébraïque, la seconde contre les deux autres, etc. Une constante toutefois, ce sont surtout la France catholique et la France musulmane qui sont les plus attaquées et instrumentalisées. La raison ? Elles sont des ennemies directes de la frange dominante et au pouvoir : la France laïque et athée. Elles représentent une énorme masse électorale, très dangereuse pour le régime et le système lui même. La subtilité consiste à jeter des braises sur les conflits entre ces deux grandes communautés religieuses. Ceci permet surtout de lui faire perdre du temps, de l’énergie, puis de la stigmatiser dans leurs excès, ou en prenant les groupes radicaux comme des exemples, pourtant minoritaires. Le tout est ensuite poussé dans l’arène politique, avec des accusations mutuelles, en usant des mots « fascistes », « traditionalistes », « extrémistes », « islamistes », « antisémites », tout en frappant à travers ou avec l’Holocauste, Israël, le conflit entre Israël et la Palestine, le révisionnisme et le négationnisme.

La France d’en Haut. Elle est pourtant largement minoritaire, mais c’est une frange de la population aisée, très aisée, fortunée et la plupart du temps dominatrice et exerçant le pouvoir. Elle occupe les postes clefs, ceux du gouvernement, de la fonction publique, des régions, des départements, cantons ou communes. Il y a tout en haut la France des Riches, pour environ 500 000 personnes. Au dessus d’elle se trouve la France des Super-Riches, seulement 5 000 personnes, mais les plus riches qui ne sont que 0,1 % de la population possèdent à eux seuls, 12 % de toutes les richesses du pays. L’écart d’ailleurs se creuse entre eux et les plus pauvres. La moyenne des revenus de ces gens étant 167 fois supérieure à celui du second groupe. Cette France est évidemment compromise très largement avec le régime et à la base de la naissance du système globalisé, un mutant du capitalisme aux ramifications internationales. Elle n’est pas victime de l’ingénierie sociale, mais motrice de cette dernière.

La France de l’Avenir. C’est la France des plus jeunes et de l’enfance, de Français nés à partir de 2010. Il est difficile de dire quelle sera leur résistance, mais probablement faible, car ils sont attaqués par la guerre psychologique de diverses manières : d’abord dans les programmes scolaires, ensuite par effet domino à travers leurs parents. Ils sont nés avec des écrans dans la poche, des téléphones ou des tablettes numériques dans la main. Ils seront aussi la première génération de l’IA. Les premiers entreront dans la masse électorale à partir de 2028-2032, il est difficile de prévoir les directions qu’ils prendront.

Il existe bien sûr d’autres groupes ou sous-groupes, mais nous aurons à y revenir dans de futurs articles. La chose à retenir : Le maître mot c’estl’ingénierie sociale. C’est une guerre sourde qui est menée contre l’opinion publique française, que l’on appellera ingénierie sociale, guerre psychologique, guerre cognitive, contrôle des masses, au choix. Le but est le même : maintenir tout un peuple dans un carcan garantissant à la fois le régime, le système et sa durée dans le temps. La suite dans un prochain article, où j’évoquerai une question liée : comment Emmanuel Macron fut-il élu et comment réussit-il le tour de force à se faire réélire en 2022.