C’est une annonce qui fait le tour des médias de propagande français, diffusée à la base par l’agence AFP, dont le président français nomme le directeur. Emmanuel Macron annonçait : « un futur projet de loi contre les ingérences étrangères », une triste farce alors que les ingérences anglo-saxonnes et de l’Union européenne, notamment dans le financement occulte de médias, de fondations ou de structures de la guerre psychologique, contrôlent déjà des pans entiers de l’information en France. Mais Emmanuel Macron n’a pas l’intention de lutter contre ces infiltrations… il sera question sans doute de la Russie, la Chine ou d’autres pays montrés du doigt comme « les méchants », un narratif simpliste qui hélas fonctionne à merveille en France.
Ce narratif s’est introduit doucement en France, d’abord par les productions du cinéma hollywoodien ou de Disney, partageant le monde de manière très simpliste : les méchants, les gentils, un monde blanc ou noir, devenant un des instruments de contrôle des esprits parmi les plus puissants. L’opinion publique a aussi été travaillée au corps par une offensive qui est montée en puissance autour de ce que j’appelle « les Istes ». Sur le plan de la vie politique, des pans entiers de l’électorat français a ainsi été stigmatisé : « les fascistes » furent une arme longtemps utilisée, puis « les complotistes », « les islamistes » et d’autres qualificatifs partageant là encore les gens en deux catégories : d’affreux personnages menaçant la « démocratie » et de l’autre les « braves citoyens » menacés par les premiers.
Retour dans cet article de l’Aurore Nouvelle sur la situation est les lois scélérates d’Emmanuel Macron pour juguler la liberté d’expression, alors que la presse est quasiment entièrement sous contrôle.



La politique de la peur. Cette politique de la peur a très bien fonctionné, permettant aussi de maintenir une emprise totale sur le pays, dans un système de plus en plus globalisé. Le régime français s’est lancé de longue date dans cette politique de la peur, d’abord avec les « communistes » (durant la Guerre Froide, 1945-1992), puis les « fascistes » (des années 70-80 à nos jours), puis « les terroristes » (à partir du début des années 2000), suivis de « dangereux extrémistes catholiques » (Mariage pour Tous, 2012-2013), des « antisémites » (dans le débat depuis les années 90, jusqu’à nos jours), des « factieux » (selon les mots de Macron à propos des Gilets jaunes, 2018-2019), les antivaccins (l’arnaque du Covid, 2019-2022), et enfin les « pro-russes » (2022 à nos jours). Les Russes n’ont pas toujours été utilisés comme « une menace », d’autres peuples le furent aussi dans ce long cheminement : les Serbes, les Cubains, les Chinois et d’autres pays, dans l’idée ancienne des « périls » (comme le péril Jaune, XIXe siècle).
Devant un parterre de 500 maires nouvellement élus, Emmanuel Macron distillait d’ailleurs lui-même cette peur : « ces ingérences vous ont parfois touché ! Elles ont touché beaucoup de nos voisins, en Moldavie, en Roumanie ou en Allemagne ! En ligne de mire : la Russie qui achète massivement en période électorale des millions de faux comptes, on va se battre au niveau européen pour interdire ces faux comptes, l’Europe doit être le premier territoire où on les interdit. Je vous promet de prendre toute une série de textes pour permettre de mieux protéger le débat démocratique des vicissitudes des réseaux sociaux, je souhaite réguler la parole sur les réseaux sociaux, en particulier la possibilité d’acheter cette parole dans des périodes électorales ».


Des répressions déjà effectives contre les citoyens français. Mais la problématique est que ces fameux « faux comptes » n’existent pas, alors que l’ingérence fut justement occidentale, avec l’annulation du résultat des élections en Roumanie (2024) et des manipulations à peine déguisées en Moldavie, dont la présidente, Maïa Sandu possède d’ailleurs la double nationalité (moldave et roumaine), un fait en soit déjà incroyable. Emmanuel Macron avait déjà parlé des « faux comptes », à propos du réseau social X, tandis qu’en France d’inquiétantes répressions sont signalées. Je tiens à citer le témoignage d’une lectrice, participant à des actions contre les réseaux pédocriminels, mais également aux manifestations des Gilets Jaunes. Pour la publication d’une image satyrique d’Emmanuel Macron (comparé à Louis XVI montant à la guillotine), elle fut perquisitionnée, arrêtée et condamnée, une violation flagrante du droit d’expression. Un autre témoignage est celui d’un homme, de la région de Lille, animateur d’un canal Telegram développant un discours hostile à Israël. En 2025, même scénario, le débarquement au petit jour de policiers, perquisition, garde à vue, menaces et procès qui était prévu dans l’année 2026. Choqué, l’homme qui est un père de famille a préféré écraser son espace et disparaître sous l’énorme pression.



La France est la RDA à la fin des années 70. Ces lois qui arrivent de censure et répressions de la liberté d’expression sont aujourd’hui justifiées par des ingérences imaginaires de pays comme la Russie, mais l’inquiétude est pour demain. En s’attaquant à l’opinion publique sur Internet et les réseaux sociaux, la France glisse vers un schéma ressemblant de plus en plus à la RDA, la République Démocratiquement allemande, ou celui de la Roumanie de Ceausescu. Les services de sécurité de ces pays, la STASI ou la Securitate exerçaient un contrôle total de surveillance des citoyens, d’écoutes et de fichages massifs des gens. Les lois liberticides d’Emmanuel Macron pourront justifier de vastes répressions, pour détruire toutes les oppositions, alors qu’ils ont perdu la bataille d’Internet. C’est le dernier espace de liberté d’expression, alors que l’ensemble des médias est totalement sous contrôle : d’abord par le système des chiens de garde, ensuite par les médias de propagande étatique, les subventions diverses de l’État ou de l’Union européenne à des médias complices, ou enfin la possession des médias « indépendants » par des oligarques et milliardaires proches du pouvoir.
Des lois scélérates et un danger pour les libertés et la République française elle-même. Depuis les premières lois sur la liberté de la presse en 1790, l’état de liberté d’expression en France n’a jamais été autant en danger, depuis la France de Vichy, où les contrôles qui existaient par exemple sous la plupart des régimes français durant le XIXe siècle. Les lois scélérates proposées par Macron permettront de plus vastes répressions, pour s’attaquer aux citoyens en résistance ou cherchant à exprimer des opinions n’étant pas celles de la doxa et de l’idéologie dominante. Il est aussi certain que malgré que les ingérences étrangères soient massivement anglo-saxonnes et de l’entité supranationale de l’Union européenne, ces dernières ne soient jamais combattues…

Un panel de répressions et d’interdictions qui commencent à ressembler à un système répressif inquiétant. Pour ceux qui auraient manqué l’information, une première loi fut votée le 25 juillet 2024 : « visant à prévenir les ingérences étrangères en France». Un répertoire des « activités d’influence étrangère» est ensuite entré en vigueur (1er octobre 2025). Cette loi oblige les « influenceurs » à se faire connaître et se déclarer dans ce répertoire, avec une déclaration trimestrielle. A défaut… les « influenceurs » sont passibles d’amendes jusqu’à 45 000 euros, 3 ans de prison, jusqu’à 225 000 euros pour des personnes morales, 1 000 euros d’astreinte par jour en cas de mise en demeure non suivie d’effets et d’autres peines. L’Assemblée nationale a ensuite voté l’interdiction totale aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans (26 janvier 2026), adoptée par le Sénat avec une interdiction ciblée sur : « une liste noire de plateformes jugées à risques pour éviter un risque d’inconstitutionnalité ». L’Assemblée nationale prévoyait : l’interdiction stricte aux moins de 15 ans, des restrictions pour les 15-18 ans, des sanctions pour les plateformes et réseaux sociaux ne mettant pas en place des vérifications de l’âge. Le mois suivant la France avait procédé à l’interdiction et le blocage de 35 médias, pour la plupart russes et étrangers, faisant suite à des interdictions décidées pour ceux venant de Russie en mars 2022. Parmi eux citons : RT, RT en français, Sputnik, News Front, South Front, Stratégic Culture, NTV Mir, Rossiya 1, Pervy Kanal, NTV, STS, Kanal 5, Esrt.Press, mais la France s’est refusée à publier officiellement la liste complète des 35 médias… car l’interdiction provoque évidemment un effet de curiosités pour de nombreux citoyens. Seuls 7 noms de médias furent dévoilés ! La future loi annoncée par Macron est annoncée pour un calendrier accéléré, avant la fin de son mandat (2027).
