Officiellement, la corruption serait faible en France et dans la fonction publique, mais les faits se multiplient et s’entassent depuis les années 70-80. Le régime fait valoir cette France, du « pays des Droits de l’homme », un État qui serait de droit et où la corruption n’existerait pas ou peu. Pour cacher la misère, les médias français parlent souvent de corruption dans d’autres pays, se plaisant à montrer du doigt des pays de l’Europe de l’Est ou d’Afrique. Mais en réalité une corruption rampante sclérose la société français et en premier lieu la fonction publique.
Ces escrocs ou bandits « du tertiaire » opèrent dans l’ombre des administrations, des organisations étatiques, d’obscures commissions, de syndicats et d’autres entités du maillage de la fonction publique en France. Ils sont partout, dans les villes, les campagnes, parfois liés à la sphère politique et leurs réseaux sont souvent assez vastes. D’autres plus modestes sont « des voleurs à la petite semaine », mais certains sont capables d’organiser des escroqueries de plus grande envergure. Le nombre d’affaires est en forte augmentation en France, alors que sous l’ère Macron, le pays est devenu champion d’Europe pour le taux de criminalité, laissant loin derrière tous les pays du continent, sans exception.
Aujourd’hui nous aborderons dans l’Aurore Nouvelle une affaire qui vient de sortir, celle des fonds secrets de la DGSE et DGSI. C’est une affaire spécifique, car la corruption est celle du plus haut niveau de l’État, le gouvernement d’Emmanuel Macron. Nous soulèverons le voile des fonds secrets dont l’État français fait quasiment ce qu’il veut, dépassant même les budgets alloués par les parlementaires. Vous apprendrez aussi l’incroyable affaire de la disparition d’une partie du trésor de guerre de la DGSE… Il y aura des apprentis boursiers magouillant sur les marchés financiers, la disparition de 34 millions de dollars, un casse discret mais sans doute réussi par des agents sans scrupule… Dans un déni de la transparence, de la Démocratie et d’irrespect des citoyens français, qui sont tous les financiers de l’État et de ses services, la fine du Rainbow Warrior poursuit ses méfaits dans l’ombre et l’impunité la plus totale… et demande plus d’argent !


Mais qu’est-ce que sont les fonds secrets du gouvernement ? Il s’agit d’une enveloppe budgétaire annuelle destinée à financer : « les activités clandestines des services de renseignement français ». Nous sommes ici en plein roman, mais la guerre de l’espionnage est vieille comme le monde et l’histoire des services secrets français ne date pas d’hier. Il y eut des noms célèbres, qui ont frappé l’imaginaire populaire, ou des affaires qui firent la une de la presse : le chevalier d’Éon, Charles-Louis Schulmeister l’espion de l’Empereur et son ministre Savary, l’affaire Dreyfus, (1894), Mata Hari (1917), Joséphine Baker, l’affaire Farewell (1980-1981) et celle pitoyable sous François Mitterrand du fiasco de l’opération du Rainbow Warrior (1985). Cette dernière affaire ridiculisa la France pour longtemps, dans « les activités clandestines » des services secrets français en pleine dérive. Mais depuis cette date, les choses ne semblent pas s’être arrangées. Ces crédits secrets sont inscrits au programme budgétaire 129, de « coordination du travail gouvernemental ». De fait ces fonds sont destinés en principe à la guerre de l’ombre, en finançant des actions parfois illégales, ne pouvant être tracées par des circuits bancaires classiques. Ils seraient utilisés pour acheter des agents doubles, des sources sur le terrain, le financement occulte d’opérations clandestines à l’étranger, l’achat direct de matériel, ou encore l’action d’influence, à savoir l’achat de journalistes, la gestion de faux médias de la guerre psychologique, ou d’autres faits souvent pendables.






La commission de vérification des fonds spéciaux. Jusqu’en 2002, ces fonds n’étaient jamais contrôlés par personne, permettant d’ailleurs des actions « d’éclats » absurdes comme l’opération contre GreenPeace et le Rainbow Warrior. Depuis cette catastrophe, l’idée avait fait son chemin qu’il devait y avoir un contrôle parlementaire. Autrefois les gouvernements français pouvaient présenter un montant « en loi de finances », sans jamais faire un compte rendu au niveau de son usage. Finalement la loi de finances pour 2002 a instauré une Commission de vérification des fonds spéciaux. Elle est composée de deux députés et de deux sénateurs habilités « secret-défense », mais dont la nomination reste obscure… Comprendre que le pouvoir choisit lui-même les parlementaires et peut en réalité poursuivre ses opérations souterraines et disposer de l’argent comme il l’entend. Plus grave encore, le rapport annuel fournit par cette commission est tenu secret, servant de base au travail de la Délégation parlementaire au renseignement (DRP), ce qui n’a jamais réglé l’aspect totalement opaque de l’emploi de cet argent, qui peut partir dans des poches et être employé contre le Peuple Français (guerre psychologique et cognitive en particulier).
Le rapport 2026 sème le trouble, dénoncé comme une « insincérité budgétaire du gouvernement ». L’édition du rapport pour l’année 2026 sème le trouble et un malaise politique commenté par la presse française. Ce qui a fuité du rapport c’est une « pratique comptable jugée insincère par le gouvernement ». Le montant officiel voté par le Parlement français était seulement de 70 millions d’euros, dans un moment de grandes difficultés budgétaires. Mais les dépenses se sont révélées être bien au-delà de cette somme, à plus de 100 millions d’euros. L’écart officiellement sera comblé en cours d’année : « par des ajustements budgétaires », mais le gouvernement outrepasse ses droits et les budgets alloués, faisant fi des décisions des parlementaires, pourtant représentants des Français. Le deuxième scandale est que les services ont alors annoncé qu’ils puisaient : « dans leurs reliquats de trésorerie accumulés »… un trésor de guerre dont personne ne connaît l’importance. Cependant, les services se plaignent que depuis la fin de 2024, « les réserves » ont atteint un niveau plancher qu’ils jugent « préoccupant » et affirment que cela pourrait menacer l’activité opérationnelle des services. Problème, mais où est passé l’argent et pourquoi les budgets ne sont pas respectés ?

Le trésor de guerre envolé de la DGSE. Les parlementaires dénoncent actuellement une opacité coupable des services de la DGSE et DGSI, ainsi que le gouvernement sur les budgets. Le président de la commission parlementaire est Aurélien Rousseau, un député de la Gauche Caviar, mais qui déclarait : « ces pratiques nuisent à la loyauté démocratique et appelle à un renflouement officiel des fonds à 100 millions d’euros pour mettre fin à cette hypocrisie comptable ». On comprend dès lors que ce sont les services eux-mêmes qui utilisent la presse pour forcer la main aux parlementaires, peut-être même avec l’appui du gouvernement. Les Français ne savent d’ailleurs pas que les services secrets français gèrent des fonds patrimoniaux, comme « réserve de guerre », qui sont alimentés depuis 1919. Philippe Rondot ancien directeur de la DGSE avait révélé que ce trésor de guerre avait été constitué avec des réparations de guerre versées par l’Allemagne. Sa mission principale était de financer des organisations gouvernementales en exil… Dans les années 50 sa mission fut élargie pour soutenir des gouvernements qui auraient été contraints de fuir leur pays suite à une guerre nucléaire. Mais ce trésor pour des raisons de sécurité n’a jamais fait l’objet d’archives, de détails, de comptabilité. La transmission se faisait oralement de directeur en directeur des services secrets français.


Les magouilles de la DGSE. En 2002, l’arrivée de l’ancien président de Madagascar en France, Didier Ratsiraka, avait décidé la DGSE à débloquer une partie des fonds, pour financer l’ancien président malgache. C’est à ce moment là que Philippe Rondot, directeur de la DGSE s’était aperçu que l’argent, environ 274 millions d’euros avait en partie disparu. 25 à 27 millions d’euros avaient été dérobés… (34 millions de dollars selon une source anglo-saxonne). Par qui ? Une enquête judiciaire fut diligentée, des perquisitions menées chez Rondot, suspecté également. Rien ne fut trouvé. A ce jour, personne ne sait qui a dérobé l’argent, à quelle date et où cette fortune a disparu… C’est la raison de la création la même année de la fameuse commission parlementaire pour contrôler les fonds secrets… Quant au coupable, ou les coupables, qui sont assurément des agents des services de très haut niveau, voir un président de la République, ils courent toujours et rigolent sous cape du bon coup fait à la France. Un casse discret et dont plus personne ne parle ! L’affaire ne fut révélée que 4 ans plus tard, en 2006, dans le cadre de l’affaire Clearstream (novembre 2006). L’enquête n’alla pas très loin, très vite bloquée par le pouvoir, mais elle révéla que la DGSE avait fait des investissements risqués, notamment dans une société de parfumerie (entre 1995 et 2000). A ce jour personne ne sait si l’argent fut perdu par des spéculations hasardeuses d’apprentis boursiers de la DGSE, ou si l’argent fut tout simplement dérobé et partagé entre des complices. La ministre de la Défense de l’époque, Madame Michèle Alliot-Marie renforça les contrôles internes et ferma toutes les portes à double tour pour étouffer l’affaire… Jamais la vérité ne fut révélée (si un jour elle fut connue sur l’identité des voleurs…).

