Les milliards engloutis : combien la France perd-elle d’argent pour l’Union européenne ?

Les milliards engloutis : combien la France perd-elle d’argent pour l’Union européenne ?

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Depuis la fondation de l’Union européenne, dont la France fut l’une des fondatrices, avec l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas, les contribuables français ont laissé des centaines de milliards dans l’institution supranationale. Mais la grande arnaque depuis les années 90 et l’explosion du nombre de membres, porté à 28, puis 27 par le départ du Royaume-Uni, la France ne cesse d’engloutir à pertes des sommes d’argent colossales. La propagande ne s’empresse pas pour dire que la France est largement déficitaire, par le fait que des pays donnent plus qu’ils ne reçoivent pour financer les autres membres…

Les principaux contributeurs qui financent à pertes, sont l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Espagne, les Pays-Bas, la Suède, l’Autriche, le Danemark, l’Irlande et la Finlande. L’entrée de l’Espagne avait à l’époque fait grincer des dents, non moins que celle de la Grèce (années 80-90), par le fait de l’entrée d’économies fragiles et devant être soutenues. Mais le pire était à venir, avec l’entrée massive de pays de l’ancien Pacte de Varsovie et même de l’URSS, comme la Pologne, la Roumanie, la Bulgarie, la Hongrie, la Tchéquie, l’Estonie, la Lituanie ou la Lettonie. La Pologne particulièrement est restée un poids dangereux pour la France, car comme elle grand pays agricole, il fallut faire une place aux agriculteurs Polonais, après avoir intégré les Espagnols, le tout en sacrifiant la paysannerie française.

Depuis lors, la France ne cesse de perdre de l’argent, mais la propagande affirme que sans l’UE… de nombreux projets n’auraient jamais été financés… Un énorme mensonge, car depuis près de 40 ans, la France perd de l’argent, des finances qui filent dans les poches de différents membres de l’union. Alors dans cet article de l’Aurore Nouvelle, nous essayerons de répondre à la question qui fâche : combien l’Union européenne coûte-t-elle aux contribuables français ? Combien de milliards les Français perdront durant la période 2027-2037 ?

Une dépense pour la France qui a explosé. L’enjeu du Brexit, le départ du Royaume-Uni n’était pas de perdre finalement un membre, qui jouait de toute façon cavalier seul et avait obtenu des aménagements, mais que le Royaume-Uni supportait 12 % de tout le budget de l’Union européenne. La propagande peut bien claironner que les Anglais ont été perdants… en réalité ils font une économie substantielle et comme la France donnaient plus, qu’ils ne recevaient. Ce trou a donc été compensé par les autres membres qui donnaient plus, les 10 pays supportant l’union à bout de bras, mais moins 5 pays ayant négocié des rabais, nous aurons à y revenir. Grande perdante, avec l’Espagne, l’Italie, l’Irlande ou la Finlande, la France a vu sa participation exploser à partir de 2021. Enfin par les décisions politiques permises par les traités de Maastricht (1992) et Lisbonne (2005-2007), les besoins du vampire européen ont également explosé, pour être quasiment multipliés par dix… en une vingtaine d’années.

Une explosion des contributions de la France. Pour la période 2000-2006, les contributions restaient encore acceptables, avec des pertes autour des 2,6 milliards par an. Mais après la trahison de Nicolas Sarkozy ayant annulé le résultat du référendum de 2005, sur le traité de Lisbonne, l’arnaque fut une première augmentation radicale, portant pour la période 2006-2013, la contribution française à 6,3 milliards de pertes (multipliée par 2,4). L’augmentation s’est poursuivie dans la période suivante, avec 7,6 milliards de pertes par an, durant les années 2014-2020 (+ 21 %) et une envolée énorme suite au départ du Royaume-Uni, pour la période 2021-2027, avec 9,8 milliards de pertes par an (+ 29%), tandis que des pays réussissaient à se défausser en obtenant des rabais… mais nullement la France. Pour l’année 2026, la contribution totale française est estimée à 28,8 milliards, dont une partie reviendra par les financements européens, avec une perte chaque année de près de 10 milliards. Mais pour l’année 2027, la contribution française augmentera encore, pour atteindre les 31,2 milliards d’euros… et une perte sèche qui dépassera pour la première fois les 10 milliards. Pour la période 2027-2037, la France pourrait jeter par la fenêtre 100-120 milliards d’euros supplémentaires, creusant doucement sa tombe avec plus de 3 700 milliards de dettes, dont 1 200 milliards pour le seul Président Macron (2017-2026).

Les rabais qui fâchent… Si des pays sont perdants et contribuent plus qu’ils ne reçoivent, certains pays ont obtenu par des pressions des corrections budgétaires, une manière de dire qu’ils ont obtenu des remises. Pour la période 2021-2027, selon des pratiques qui avaient déjà été obtenues par le Royaume-Uni (après le Conseil européen de Fontainebleau en 1984), mais aussi pour les Pays-Bas, l’Autriche ou la Suède, ces trois pays continuent d’obtenir des « remises », ainsi que l’Allemagne et le Danemark. La France qui est le marron constant de la farce, continue stoïquement de dépouiller ses contribuables, alors que l’Allemagne a obtenu un rabais de 3;67 milliards par an et pour la période 2021-2027 et pour les Pays-Bas de 1,92 milliard. Officiellement les augmentations des contributions des 10 pays contributeurs à pertes sont expliquées par : « la transition écologique, le numérique, la défense, l’accueil des réfugiés ukrainiens, le financement de la guerre en Ukraine »….

Si les Britanniques sont sortis de l’Union européenne, c’est que le pragmatisme anglais avait bien repéré le gouffre financier que l’union représentait, alors que les avantages étaient plus grands à ne pas en faire partie, que d’être membre de cette organisation, dont les maîtres ne sont d’ailleurs pas tous en Europe. Les lobbyings étrangers y sont puissants, haute finance internationale, grands groupes et entreprises, fonds d’investissements, le panier de crabes déborde de longue date. Malgré le bilan, de très rares formations politiques réclament le départ, comme l’Union Populaire républicaine de François Asselineau, Génération Frexit, ou des voix comme celles de Jacques Cheminade, Dupont-Aignan, Philippe de Villiers, Florian Philippot ou encore d’Étienne Chouard et son groupe de réflexion citoyenne autour de la Constitution et des institutions françaises. La résistance est bien présente mais reste pour l’instant en ordre dispersé. Pendant ce temps les contribuables français continuent de cracher au bassinet…