Une rubrique alors que j’ai commencé il y a quelques années, un petit travail sur les réseaux pédocriminels. Même si je ne suis pas un spécialiste, c’est un sujet qui me tient à cœur et qui est toujours brûlant dans l’actualité. Dernièrement l’affaire Epstein continue de défrayer la chronique, mais depuis plus de 50 ans, les affaires ne cessent d’éclater. Médias et politiques font la sourde oreille, ou du moins le service minimum, car ces réseaux pédocriminels ou d’agresseurs sexuels sont souvent composés de gens de pouvoir, de personnalités, d’oligarques fortunés et de puissants. S’attaquer à eux peut-être dangereux et en France des gens mènent une lutte féroce contre ces réseaux… mais sont parfois même persécutés.
Tous les milieux de pouvoir sont impliqués, avec des ponts s’établissant entre des personnalités de la culture, du cinéma, de la TV, des arts, du Show-business et le monde politique, celui de la finance, des puissants et des ultrariches. Depuis l’offensive pédophile dans les années 70-90, avec l’aide de médias comme les journaux Libération et Le Monde, sans parler de la TV française, des noms ont martelé l’actualité : Jack Lang, Frédéric Mitterrand, Roman Polanski, Gabriel Matzneff, Serge July, Daniel Cohn-Bendit, Leonide Kameneff, l’affaire Outreau, Marc Dumoulin, l’affaire d’Angers, Régis de Camaret, Jean-Luc Lahaye, Jean-Marc Morandini, Harry Weinstein, Olivier Duhamel ou dernièrement Epstein… Ils sont légions, ils sont puissants, ils sont riches et si certains sont rattrapés par leurs crimes, beaucoup d’autres sont encore dans l’impunité. Cependant le fléau existe à tous les niveaux de la société, jusque dans les milieux les plus modestes et les gouvernements ne réagissent toujours pas, traînant même les pieds.
Aujourd’hui j’aborderai le cas de la petite Lyhanna, 11 ans, officiellement disparue depuis le 29 mai et recherchée activement, alors que les enquêteurs ont orienté l’enquête vers : « un enlèvement et une séquestration ». L’affaire s’est déroulée à Fleurance, dans le Gers et l’inquiétude se répand, car selon l’expérience, si un enfant disparu n’est pas retrouvé dans les deux jours, sa mort est alors presque certaine. Un homme est en garde à vue l’ayant déposé aux abords de la piscine et base de loisir de Fleurance. Dans cet article de l’Aurore Nouvelle, nous aurons déjà une pensée pour la famille, en espérant qu’elle sera retrouvée saine et sauve. Nous passerons en revue les chiffres pour la France, au sujet de la pédocriminalité en France et en Europe. Elle explose dans le pays, avec 25 % des enfants qui seront victimes d’agressions sexuelles avant 18 ans…



Les chiffres sont au rouge… Plusieurs organisations dont l’UNICEF, par ailleurs entachée elle-même de crimes pédophiles depuis les années 70, ou l’OMS ont lancé l’alerte sur le fait qu’en France, 1 enfant sur 5 sera victime de violences sexuelles ou de viols avant ses 18 ans, en France, contre 14 % en Europe et en Occident. Entre 2018 et 2024, les viols et tentatives de viols ont augmenté de 116 % et les agressions sexuelles de 71 %. Des chiffres terrifiants alors que des sources partielles indiquent qu’en moyenne, des fillettes et jeunes filles de moins de 15 ans ont été victimes pour une période de trois décennies d’agressions et de viols. Le pire élève est la Finlande (13,7 %), le Danemark (12,4 %), les Pays-Bas (12,3%), la Suède (10%), la France se situant pour cette tranche d’âge vers les 6-7 %. De fait en France, l’essentiel des agressions et viols sur des mineurs se situe entre les 15 et 18 ans, soit environ 18-19 % et tandis que 25 % de toutes ces enfants n’atteindront pas la majorité sans avoir été violées ou agressées.
Des institutions qui résistent et des chiffres dans l’ombre. Avant les grandes réformes des années 2000, aucun chiffre n’est disponible, les crimes pédophiles étant littéralement « transparents », alors que des affaires tonitruantes éclatèrent en France. Ces scandales énormes firent émerger difficilement le problème dans l’opinion publique, avec l’affaire Francis Heaulme (arrêté en 1992), l’affaire Dutroux (arrêté en 1996), l’affaire Patrick Font (arrêté en 1996), l’affaire Christian Hennion (arrêté en 1997), l’affaire Outreau (1997), l’affaire Marc Dumoulin (1998), l’affaire d’Angers (1999), l’affaire Denis Waxin (arrêté en 1999), l’affaire Émile Louis (arrêté en 2000), l’affaire Fourniret (arrêté en 2003), l’affaire Jean-Luc Blanche (également arrêté en 2003), l’affaire Leonide Kameneff (arrêté en 2008, après une longue cavale), et beaucoup d’autres qui se sont suivies depuis lors. Il aura fallut des lois tardivement votées pour l’allongement des délais de prescription (2018 et 2021), alors que des criminels retrouvés tardivement pouvaient s’en sortir, déclenchant des débats, notamment dans le cas du tueur en série et violeur Émile Louis. Les premières études partielles ne furent réalisées que dans les années 2000 et 2010, sur les violences subies dans l’enfance, comme l’enquête « Violences et santé en France » qui donna des estimations générales. Selon ces enquêtes il fut conclut qu’il n’y avait pas d’augmentation du phénomène, mais aucun chiffre ne fut donné pour des analyses annuelles… Fait incroyable, il n’existe pas de chiffres ni de listes sur les viols, agressions ou meurtres pédophiles en France, le tout étant vraiment placé par les autorités sous cloche… En 2006, la Justice mis en place un régime procédural particulier pour : « le meurtre et l’assassinat d’un mineur précédé ou accompagné d’un viol, de tortures ou d’actes de barbarie »… En 2006 seulement.








Les rares chiffres disponibles. Pour les homicides en France, mais qui comprennent toutes les catégories, dans l’année 2024, 20 % de ces derniers concernaient des enfants, dans le cadre de toutes les causes mélangées par ces chiffres, violences intrafamiliales, conflits, meurtres à caractère sexuels, etc. La France refuse de donner des chiffres précis, empêchant le public de savoir la vérité et de comprendre s’il y a une évolution. Cependant, l’alarme de l’OMS est sans appel, l’augmentation est bien là et le SSMSI (Service statistique ministériel de la sécurité intérieure, rattaché au Ministre de l’Intérieur) a donné des chiffres entre 2016 et 2025, soit en France, une augmentation de victimes mineures de 77 %, une augmentation des infractions à caractère sexuel sur les mineurs de 156 %, une augmentation des violences physiques sur les mineurs de 112 % et un passage de 6 à 9 % des victimes d’homicides chez les mineurs (entre 2016 et 2025). En 2025, la France a enregistré 290 200 cas de violences sur des mineurs, dont 75 450 agressions sexuelles, pour une augmentation par rapport à l’année précédente de 26 %… (ainsi que les victimes mineurs de la traite des humains). La part des filles agressées est légèrement supérieure, pour 53 % des enfants agressées. L’évolution des agressions par des criminels sexuels mineurs a étalement explosé pour la période 2016-2025, explosant de 132 %, avec une augmentation des mineurs mis en cause pour des agressions physiques de 6 %.
Il y a vraiment urgence au régime, gouvernement, à la Justice et aux forces de l’ordre de réagir, car la situation se dégrade très rapidement… Prions pour la petite Lyhanna et sa famille, les miracles sont toujours possibles, mais les citoyens français ont vraiment besoin que les choses bougent… et vite.
