Hongrie : la défaite d’Orban fait tomber l’un des derniers dirigeants européens en résistance

Hongrie : la défaite d’Orban fait tomber l’un des derniers dirigeants européens en résistance

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Les élections législatives capitales pour l’avenir de la Hongrie ont acté la défaite de Viktor Orban, le Premier ministre qui était l’une des rares personnalités en résistance face à l’Union européenne. La Hongrie était assiégée de longue date et attaquée par des tombereaux d’une propagande acide. En 2020, malgré les financements occultes, notamment venant des États-Unis et du Royaume-Uni, la défaite annoncée par les médias, y compris français, n’avait pas eu lieu… Orban était resté au pouvoir. Avec le déclenchement de l’opération militaire spéciale russe en Ukraine, Viktor Orban était rapidement devenu la bête noire des dirigeants européens.

Sa position vis-à-vis de l’Ukraine était qu’il fallait privilégier la diplomatie et des négociations et non l’envoi de finances et d’armes. Le bras de fer s’était prolongé sur la question des énergies russes, avec un embargo forcé de Kiev, coupant le transit du gaz russe à travers son territoire vers l’Europe Centrale. La Hongrie étant dépendante et enclavée au centre de l’Europe, le conflit avait conduit à des prises de positions de plus en plus radicales, jusqu’à des menaces de Kiev et le veto de la Hongrie pour le don de près de 90 milliards d’euros par l’Union européenne à l’Ukraine.

Dans cet article de l’Aurore Nouvelle, nous aborderons surtout l’arrivée au pouvoir de Péter Magyar, un inconnu pour les francophones, mais dont le parcours est sans appel. Sa victoire avec son Parti Tisza, fondé il y a seulement 2 ans, a été saluée avec enthousiasme par von der Leyen, Macron ou Merz… qui se félicitaient : « du retour de la Hongrie vers les valeurs européennes ». Mais qui est Péter Magyar et d’où vient-il réellement ?

Qui est Péter Magyar, le nouveau dirigeant de la Hongrie ? Il naquit à Budapest en 1981, d’une famille de la classe moyenne. Il fit des études supérieures en droit pour devenir diplomate et avait des ambitions illimitées de carrière. Il s’encarta dans le Parti Fidesz, le parti de Viktor Orban, dont il fut membre pendant plus de 20 ans. Après avoir grimpé les échelons, il fut nommé à des postes diplomatiques, notamment à Bruxelles. Il passa du temps dans les couloirs de l’Union européenne et fut certainement influencé, puis recruté pour devenir l’un des agents de l’européisme et de l’atlantisme. Sa carrière avait été facilitée par son mariage avec Judit Varga, qui fut Ministre de la Justice d’Orban et intégra ensuite comme cadre supérieur des entreprises publiques.

Oh le bel homme ! Il n’avait au demeurant pas de raisons de changer de position et de retourner sa veste, mais nous ne saurons jamais, ou dans très longtemps, comment il fut recruté et retourné. Il est probable que les contacts furent établis après 2022. Les services secrets étrangers, en particulier de l’Allemagne ou du Royaume-Uni avaient intérêt à un changement radical de régime en Hongrie, suite aux problèmes causés par Orban dans les plans de guerre. Certain que l’usure du temps et du pouvoir jouerait en leur faveur, le Premier ministre Orban comptant alors à l’orée des élections législatives, près de 16 ans de pouvoir, un leader et opposant devait être sorti du chapeau… comme autrefois un certain Zelensky, ou Emmanuel Macron. D’un obscur fonctionnaire, cadre et diplomate, l’homme présentait l’avantage d’avoir été proche du pouvoir par son épouse, de connaître les rouages de l’Union européenne. Il était aussi jeune et présentait « très bien » : « Oh le bel homme ! » dirait les ménagères… Il ne fut sans doute pas très difficile de le convaincre, de changer sa position pour celle d’un futur chef d’État…

La rupture et l’homme de l’Union européenne. Elle vint en 2024, moins de deux ans avant les élections législatives, sous le prétexte d’une grâce présidentielle dans une affaire de pédocriminalité. Cette fausse raison le plaça tout de suite comme un opposant mis en scène par la presse internationale et nationale, et surtout immédiatement doté de fonds importants… Il attaqua publiquement : « la corruption du régime d’Orban », puis pris des positions en faveur de l’Union européenne et pour l’Ukraine. En seulement quelques semaines, il lança le Parti Tisza, présentant des listes aux élections européennes de 2024. Surgit du néant, il termina 2e des élections, avec déjà près de 30 % des voix et plaçant un certain nombre de députés au Parlement européen. De cette première victoire fulgurante, il prit de nouvelles positions de plus en plus radicales : il affirmait vouloir ancrer la Hongrie plus fermement à l’Union européenne, mais surtout… à l’OTAN. Il garda cependant une ligne plus discrète sur le thème des migrants, alors que les Hongrois étaient extrêmement hostiles à l’ouverture en grand des frontières, comme le demandait l’UE. Son ralliement fut d’autant plus facile… qu’il avait divorcé de Judit Varga en 2023, et que parmi les entreprises où il travailla se trouvait l’une des banques d’État… la MBH Bank, le reliant à la finance internationale. Selon Elon Musk, il aurait même été financé par George Soros et l’Open Society Foundations.

L’or de Zelensky sera rendu à Kiev. De nombreuses alertes eurent lieues au sujet des financements étranges du Parti Tisza, parlant de rencontres secrètes dans des hôtels, de financements venant d’Ukraine, jusqu’à l’interception du convoi secret ukrainien, transportant une somme colossale en dollars, en euros et 9 kilos d’or. Dans la guerre souterraine, dans celle de la propagande et psychologique, des pistes apparurent aussi parlant d’agents de services secrets étrangers, parfois du Mossad, d’énormes financements occultes du Parti Tisza (2025-2026). Malgré les tensions, des menaces venant aussi d’Ukraine, ces faits ne furent révélés que partiellement et tardivement. Trop tard pour des actions judiciaires. Le 12 avril 2026, les élections législatives se déroulèrent en Hongrie, appelant environ 8 millions d’électeurs. La participation fut importante, autour des 77,8 %, avec une victoire nette de Magyar. Il a obtenu 53,62 % des voix, contre seulement 37,79 % pour le parti d’Orban et 5,89 % pour le parti nationaliste Notre Patrie. Avec 138 des 199 sièges raflés au parlement, Magyar sera donc le Premier ministre de la Hongrie… immédiatement félicité par un certain Zelensky. Plus grave encore, avec une majorité des 2/3, il pourra également changer la Constitution hongroise, ce qui était aussi son ambition… La Hongrie retirera son veto sur les finances envoyées à l’Ukraine… Zelensky pourra retrouver son or et le plan de guerre se poursuivre.

Une des premières déclarations de Péter Magyar aura été de dire : « que la Hongrie redeviendrait un allié fort de l’Union européenne et de l’OTAN » et dans un coup de force peu élégant, il invita tous les responsables nommés par Orban… à démissionner dans l’instant, y compris le Président Tamas Sulyok… La menace était déjà très claire : ceux qui ne le feront pas seront limogés et le spectre des répressions se profile. L’État profond et le système globalisé se livreront sans doute à des vengeances, Orban et des personnalités hongroises les ayant défié pendant 16 ans… au point que les fonds européens destinés à la Hongrie avaient été gelés, prenant en otage la démocratie et tout le peuple hongrois. En attendant, avec des ressemblances troublantes avec Zelensky ou Macron, la Hongrie a hérité d’une nouvelle marionnette. Son pouvoir sera sans doute renforcé au début par l’afflux des milliards bloqués. Mais dans quelques années, la Hongrie pourrait se réveiller avec un sérieux mal de tête. Il sera sans doute trop tard.