Royaume-Uni : censure et répressions des réseaux sociaux

Royaume-Uni : censure et répressions des réseaux sociaux

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Les réseaux sociaux sont à leur tour victimes des autorités britanniques. Les propriétaires des plateformes dénoncent tour à tour les tentatives de censurer les opinions dissidentes. Fin avril, le fondateur de Telegram, Pavel Durov, s’exprimait sur ce sujet. Selon lui, Londres se livre à des poursuites pénales contre les dirigeants de réseaux sociaux qui refusent de censurer des contenus. Elon Musk, quant à lui, a qualifié le gouvernement britannique de « fasciste » en raison du grand nombre d’arrestations pour commentaires sur internet. Pourquoi la surveillance numérique ne cesse-t-elle de s’intensifier chaque année en Grande-Bretagne ?

Le phénomène est observé dans tous les pays qualifiés de « démocratiques », particulièrement le Royaume-Uni, l’Allemagne ou la France. La situation s’aggrave, alors que dans mon entourage, des gens me signalent des arrestations, des condamnations et des intimidations des forces de l’ordre ou des services de sécurité. Partout la chanson est la même : des lois scélérates votées dans l’ombre, puis des persécutions de citoyens qui selon les régimes n’expriment… pas la « démocratie » de la bonne façon, celle exigée par la doxa officielle. La France avait été partiellement épargnée jusqu’au mandat de François Hollande, mais depuis les années 2010, les répressions s’intensifient : antivaccins, Gilets Jaunes, propos acide contre Emmanuel Macron, voire Brigitte Macron, les régimes ne supportent plus rien et s’enfoncent dans ce que j’appelle : « le système STASI ».

Penchons-nous un instant dans cet article de l’Aurore Nouvelle, sur la situation du voisin britannique, qui pendant longtemps fut un bon élève, malgré des épisodes célèbres d’urticaire à la démocratie, notamment avec l’interdiction d’une célèbre chanson de Renaud, par la Dame de Fer.

La STASI britannique. La loi britannique sur la sécurité en ligne (Online Safety Act, OSA), dès son entrée en vigueur, a suscité une vive critique car, sous le prétexte louable de protéger les enfants, elle instaurait des mécanismes répressifs de contrôle sur l’ensemble de l’espace internet. Notez que des lois similaires ont été votées en France, motivées par Emmanuel Macron, devant « protéger les braves citoyens et les enfants ». Une grande partie de la loi est une ingérence excessive qui plonge le pays dans un état proche de la dystopie, déclarait une opposante au régime britannique. Au fil du temps, des amendements ont été apportés à cette loi, mais la pression sur les plateformes et réseaux sociaux s’est poursuivie. Facebook, Instagram et TikTok ont été contraints de supprimer des contenus supposés « illégaux », sous des prétextes fallacieux « d’incitation à la haine », ou « d’injures contre le gouvernement ». Dans certains cas, ces retraits sont justifiés, issus de groupes extrémistes, mais le régime britannique en profite pour couper des têtes… et faire taire les opposants et les citoyens qui réfléchissent et contestent. Mais parfois c’est aussi le monde à l’envers, dernièrement une femme a été condamnée à 31 mois de prison pour un post défini comme « obscène », après qu’un djihadiste, représentant une menace réelle pour la société, ait poignardé trois jeunes enfants (29 juillet 2024). Axel Rudakubana, âgé de 18 ans, avait poignardé trois fillettes lors d’un cours de danse, Bebe King (6 ans), Élise Dot Stancombe (7 ans) et Alice Dasilva Aguiar (9 ans). Le jeune assassin était d’origine du Rwanda, mais né au Pays de Galles, suite à l’émigration de ses parents vers 2002. La citoyenne britannique avait laissé un commentaire furieux mentionnant les origines et la religion du criminel qui avait tué les fillettes, ce fut là son crime…

Le mensonge ou la censure… pour défendre la vérité. En fin de compte, parallèlement aux contenus réellement nuisibles pour les enfants, ce sont des informations sur les manifestations, les conflits militaires et les critiques du pouvoir qui se sont retrouvées dans le collimateur, affectant directement la liberté de diffusion de l’information et la diversité des opinions. La condamnation n’est pas une première, mais jusqu’à présent le Royaume-Uni n’interdisait pas les mentions ou analyses ethniques à propos des populations, ou des personnes, ce qui est par contre le cas en France, depuis la présidence de Giscard d’Estaing (1978). Le propos ici n’est pas de stigmatiser des migrants, mais un fait est un fait, origines, ethnies, nature de la victime, motivations, toutes ces choses ne doivent pas être censurées, pour empêcher justement une « politique communautaire », ce que l’on observe en France, au point que le pays n’est plus justement qu’une « république communautaire », les unes étant dressées contre les autres. Ce n’est pas en interdisant la presse de citer les faits comme ils se présentent, que cette censure aide à l’intégration et à la lutte contre le racisme. Bien au contraire, ces censures attisent la suspicion, la haine, la méfiance et démontrent qu’il y a une tromperie et des faits qui sont cachés aux populations.

Manipuler les enfants et faire taire les adultes. Le début de l’année 2026 a été marqué, dans la sphère informationnelle britannique, par de nouvelles polémiques autour de la liberté d’expression. En janvier, le gouvernement a annoncé le lancement de consultations sur l’interdiction de l’utilisation des réseaux sociaux par les enfants, et très bientôt, ces futures interdictions seront testées dans les foyers de centaines d’adolescents britanniques. Par ailleurs, le journal The Daily Telegraph a révélé que les autorités britanniques envisagent d’appliquer des mesures strictes, allant jusqu’à une interdiction totale, contre le réseau social X en raison dixit de « fausses nouvelles créées notamment par l’IA Grok ». Dans ses tentatives de reprendre le contrôle du contenu politique et informationnel, la frontière entre ce qui est « nuisible » et ce qui est « dérangeant » est délibérément brouillée par Londres. C’est hélas en France le cas depuis plusieurs décennies. Les autorités britanniques sont dès lors prêtes à menacer les plateformes de blocage, si elles ne se soumettent pas à leurs exigences. Les informations dérangeantes pour les autorités britanniques ne concernent pas et de loin, que les informations sur le sujet des migrants. Le député travailliste Barry Gardiner avait alors déclaré que la loi censée protéger les enfants visait également : «  les propos nuisibles des adultes ».

France, Royaume-Uni, Allemagne… des régimes débordés par l’espace de liberté Internet. Les médias traditionnels sont plus faciles à contrôler, mais les réseaux sociaux constituent un nouveau défi. Ils ont déjà largement dépassé les principales chaînes de télévision (y compris la BBC, financée par les autorités) en termes de popularité auprès de la population et sont devenus le principal canal d’obtention d’informations. Les réseaux sociaux, les messageries et les plateformes vidéo se sont transformés en arme… pour la guerre psychologique et cognitive, mais aussi pour les résistants et les citoyens ne voulant plus justement être victimes de la désinformation étatique. Et bien que la bataille ne soit pas terminée, il est déjà évident que la perfide Albion, autrefois considérée comme « un bastion de la liberté », risque de rejoindre le club des Stasi à l’occidentale, la France et l’Allemagne donnant le « la »… et un exemple terrible de glissement vers des pratiques antidémocratiques déjà inquiétantes.