Pourquoi l’Union européenne chutera fatalement dans la liesse populaire ?

Pourquoi l’Union européenne chutera fatalement dans la liesse populaire ?

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C’est une question qui n’est pas bien sûr dans l’actualité, mais qui mérite tout de même que chacun se questionne sur la pérennité de l’Union européenne. Formée en 1957 par six pays fondateurs, la France, l’Allemagne, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas et l’Italie, elle fut une création poussée… par la CIA, dans le contexte de la Guerre Froide et une volonté de former une armée européenne. Ce projet échoua finalement par le refus des parlementaires français et italiens de valider un autre traité pour sa formation. Cependant, l’enfant dégénéré de la Guerre Froide a survécu et a même prospéré sur le cadavre… de l’URSS. Ses « pères fondateurs de l’Europe » furent d’ailleurs tous compromis avec les services secrets américains, mais cette histoire bien que connue est savamment occultée.

Depuis, beaucoup d’eau à couler sous les ponts, l’union ne cessant d’assimiler de nouveaux membres et atteignant son apogée dans le début des années 2000. Cependant les premières lézardes sont apparues, avec le départ du Royaume-Uni (2020) et l’apparition d’inquiétants signes de crispation, avec un intense tapage d’une idéologie ne supportant pas la contradiction : l’européisme. Cette idéologie de plus en plus intrusive, violente et répressive, pousse vers une sorte de « parti de la pensée unique », avec des ingérences dans des pays membres, jusqu’à l’annulation de votes démocratiques, en France, au Danemark ou dernièrement en Roumanie. Dans l’Aurore Nouvelle, nous nous pencherons sur la fin inévitable de l’Union européenne, les raisons et les causes, alors que pour l’instant, le IVe Reich européen semble ne pas pouvoir être remis en question… Impossible toutefois n’a jamais été ni français… encore moins l’histoire.

L’Europe imposée. L’Union européenne se renforça de nombreux membres après une phase stationnaire, surtout après l’effondrement de l’URSS. Les nouveaux arrivants étaient pour part d’anciennes républiques de l’Union soviétique ou des membres du Pacte de Varsovie. Tous ces pays furent intégrés dans la foulée… dans l’OTAN, créant une pression importante sur la Russie, dans un plan américain de balkanisation du pays. Le plan échoua. Des manipulations politiques pour la création d’une Europe fédérale et politique commencèrent dès les années 80, pour mener au traité de Maastricht (1992), dénoncé en France par des politiques avisés. Les manipulations se poursuivirent avec le traité de Lisbonne (2005-2007). Malgré le refus des Français par le référendum de 2005 (mais aussi des Danois), le traité fut imposé par la force par le Président Nicolas Sarkozy (2007). Au Danemark, le premier référendum fut annulé et après une intense propagande un nouveau vote fut organisé, avalisant le traité et étranglant pour longtemps la démocratie, mise à mort pour des raisons qui mériteraient d’autres articles.

L’expansion d’une Europe détournée. Depuis lors, de fortes résistances sont apparues partout en Europe, des dénonciations de la nature de l’Union européenne, mais restant pour l’instant jugulées. A partir surtout d’Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen, un nouveau discours est apparu, d’une Europe fédérale politique et des bruits de bottes pour une armée européenne fédérale. Depuis les années 90, dans la foulée de révolutions colorées américaines, l’UE a été utilisée comme une arme, afin d’intégrer de gré ou de force des pays ciblés : l’Ukraine, la Géorgie, l’Arménie, la Moldavie et quelques autres pays dans les Balkans. Dans l’intermède, les Américains tentèrent de manœuvrer pour imposer la Turquie, qui fut finalement refusée, notamment par des résistances politiques en France (milieu années 90). Avec la disparition de l’ennemi soviétique, l’Europe ne cessa pas de vouloir se créer dans la Russie, une menace justifiant à la fois son expansion et son idéologie. Les premiers standards vendus aux populations s’éloignèrent, qui étaient surtout la libre circulation des biens et des personnes et des partenariats économiques. Mais en entrant sur le plan idéologique, les aspects répressifs, de guerre propagandiste et psychologique sont devenus très prégnants créant une pression sur les opinions publiques. Pour nourrir le narratif, les européistes se sont lancés dans une croisade « démocratique européiste » avec des conséquences déjà visibles, d’abord mondialistes, mais aussi militaristes et économiques. Nous passerons maintenant en revue les points qui conduiront à l’écroulement inévitable de l’Union européenne, l’affaire n’étant qu’une question de temps :

Le IVe Reich européen de 1 000 ans. C’est un fait que dans l’histoire de l’Humanité aucun empire, royaume, union ou alliance ne peut perdurer ad vitam æternam. Dans les temps anciens et antiques, la durée des empires pouvait être très longue et se compter en siècles. Mais chacun des empires formés à cette époque termina sa route par un écroulement : ainsi disparurent les empires romain ou perse, la puissante Égypte, les empires babyloniens ou sumériens, ou encore la domination des villes de la Grèce antique. D’immenses empires surdimensionnés s’écroulèrent beaucoup plus vite, comme celui éphémère d’Alexandre le Grand, celui de Gengis Khan ou de Tamerlan, ou encore plus récemment l’empire ottoman. Avec l’impact de la Grande Révolution en France, puis du siècle des révolutions et la naissance du nationalisme, des structures paraissant solides et éternelles disparurent également : le Saint-Empire Romain Germanique, l’empire des Habsbourg ou l’empire des Tsars. De ces époques, de la Révolution industrielle en passant par les deux guerres mondiales, les empires coloniaux se sont aussi effondrés sur eux-même, français et britannique pour les plus importants, parfois dans la douleur, comme dans le cas de la France, avec les guerres d’Indochine et d’Algérie. Durant cette évolution, les empires conquérants connurent une usure encore plus rapide, avec la chute de l’empire napoléonien, de l’empire du Japon ou encore le IIIe Reich hitlérien. Enfin, dernier exemple, l’écroulement de l’URSS, formation également supranationale, disparaissant au crépuscule du XXe siècle. Immanquablement, l’Union européenne ne fera pas exception devant l’histoire, croire à son éternité dans le IVe Reich de 1 000 ans… relève d’une farce et d’un conte pour enfants.

L’idéologie européiste sera la fossoyeuse de l’UE. Avec l’apparition de l’idéologie européiste devenant une norme partout dans l’espace européenne, l’Union européenne a évolué vers une entité politique ayant ses propres objectifs. Dès lors, les questions de circulation des citoyens ou des biens, les accords commerciaux et les ambitions économiques sont passées au second rang. Pour exister l’européisme ne doit plus convaincre, comme au temps de sa création ou de l’intégration de nombreux membres, mais s’imposer, y compris dans l’utilisation des forceps. Plus question donc de contestations, ni même de débats, encore moins de référendums. Un premier pas fut passé avec le déni de démocratie et l’annulation des référendums en France et au Danemark (2005-2007), tandis qu’un premier départ créa un choc énorme : celui du Royaume-Uni. Une boulimie de propagande fut employée pour dénoncer ce départ, affirmer que la Grande-Bretagne serait fortement impactée… (2017-2020). Mais ce départ a donné un exemple, dont les européistes ont une peur bleue. Les conséquences furent graves avec une crispation explosant après le lancement de l’opération militaire spéciale russe en Ukraine (2022). Une non moins intense propagande fut déployée contre des « pays dissidents », la Hongrie ou la Slovaquie, jusqu’à l’annulation pure et simple d’une élection démocratique en Roumanie (2024). A l’avenir, l’Europe de la dictature européiste ne cessera de monter en puissance, dans un phénomène déjà observé dans le Pacte de Varsovie, ou dans l’exemple national de la RDA. Inévitablement, répressions, annulations et stigmatisations vont créer des résistances de plus en plus fortes, jusqu’à la chute du système, incapable de se réformer, totalement paralysé, se plaçant non plus à la portée des citoyens, mais contre eux.

L’Europe c’est la guerre. L’Union européenne fut vendue aux populations des pays fondateurs, sous le slogan : « L’Europe c’est la paix ». Le slogan dans le contexte de la Guerre Froide fonctionna longtemps comme une justification, un peu dans l’idée de « l’union fait la force ». Un premier hic apparut dans ce narratif, d’abord avec la disparition de « l’ennemi », justifiant toute la construction : l’URSS. La même année les européistes et leurs commanditaires atlantistes et anglo-saxons initièrent une première guerre, celle de Yougoslavie (1992-1995), suivie d’une autre menée contre la Serbie (1999-2001). L’affaire fut vendue aux populations à grands coups de fausses nouvelles, de « massacres » et de ce que j’appelle « le coup Disney ». Cette méthode simpliste mais redoutable étant de définir un ennemi « très méchant », face aux forces du bien fatalement « démocratiques et européistes ». Un deuxième jeu dangereux écorna « les volontés de paix » des européistes dans la manipulation des Accords de Minsk II et le soutien armé et militaire à l’Ukraine, contre l’insurrection républicaine du Donbass (2014-2021). Guerre cachée et lointaine, le coup fourré passa presque inaperçu, jusqu’à l’intervention russe (24 février 2022). De cette date sous le couvert de « l’Europe de la Défense », tous les principaux dirigeants européistes se lancèrent dans des discours guerriers. Plusieurs pays ont été intégrés à l’OTAN (Suède et Finlande), avec un énorme programme de réarmement européen, des fonds colossaux et plusieurs centaines de milliards d’euros dérobés aux contribuables européens pour financer la guerre de l’Ukraine. Les bruits de bottes européennes en terminent donc avec les slogans de paix, pour l’instant remplacés par le mot « défense », mais ressemblant furieusement à des volontés guerrières difficilement cachées. Ce glissement déclenche déjà de fortes oppositions dans tous les pays de l’Union européenne, sans parler des dangers de l’entraîner à termes dans un conflit majeur, ne pouvant d’ailleurs que se terminer par son écroulement dans une catastrophe historique.

L’Europe des répressions politiques. Elles ont déjà commencé discrètement, après des manœuvres pour discréditer tous les dirigeants ou personnalités politiques contestant l’Union européenne. Mais depuis le Brexit britannique, la peur domine les élites de nouveaux départs. Pour verrouiller le système, les répressions sont déjà présentes : mort sociale des opposants, interdiction du narratif anti-européiste dans tous les grands médias, diffamations de stigmatisations des voix dissidentes, la guerre psychologique fait déjà rage. Cependant, les résistances se renforcent et deviennent multiples. Immanquablement l’européisme passera à des phases répressives plus violentes. Déjà, après le lancement de l’opération spéciale russe, des activistes ont été condamnés, emprisonnés et dépouillés, avec des interdictions, des fermetures de comptes bancaires, des peines de prison. Pire encore, des sanctions européennes ont été prononcées contre des citoyens allemands, français et même suisses, tandis que des humanitaires étaient arrêtés en France (2025). Le phénomène sera le même que celui vu en Pologne et surtout en RPD ou Roumanie dans les années 70-80. Déjà la surveillance des citoyens devient lourde, avec des fichages et des surveillances massifs. Ne supportant aucune voix dissidente, les répressions deviendront de plus en plus fortes, jusqu’à provoquer un basculement. Les conséquences seront une chute vertigineuse des élites européistes, certains ne mourront pas dans leurs lits, tandis que nous pourrions assister à termes à des chocs populaires, comme nous l’avons vu lors de la chute du Mur de Berlin, la chute de l’URSS ou celle par exemple de Ceausescu.

La course en avant et l’expansion dangereuse de l’UE. L’un des derniers points qui provoquera la chute de l’Union européenne est la course en avant que son idéologie lui impose. L’extension de l’Union européenne aux portes de la Russie a déjà provoqué des tensions, puis une guerre et la menace d’un conflit majeur et mondial. Mais les européistes avec une idéologie conquérante et qui affirme être supérieure à d’autres systèmes ne cesse de pousser son expansion. Après les jeux dangereux aux portes de la Russie, une guerre provoquée en Géorgie, une autre en Ukraine, l’Union européenne affirme toujours vouloir s’emparer de la Géorgie, mais aussi de l’Arménie, en sortant délibérément de son cadre géographique et historique. Ces pressions ont un avant-goût d’empire romain ou napoléonien, dans une expansion sans fin, qui de plus sort totalement des ambitions premières. Plus grave encore sont les conflits importés par l’Europe dans ces pays, divisions politiques et ethniques, provoquant des drames sanglants, comme par exemple en Serbie et au Kosovo et dernièrement en Ukraine. A termes, notamment en s’implantant dans des pays comme la Moldavie, les européistes devront liquider eux-mêmes des populations en résistance. Déjà dans une émission de TV française, il était question de la déportation de populations russes de Crimée, et une intégration par la force de la Moldavie fera exploser un conflit avec les Gagaouzes et Transnistriens. Tôt ou tard, les feux allumés par les européistes dévoreront l’union, dans un phénomène déjà vu, par exemple par rapport à l’empire napoléonien, ou tout simplement l’empire romain. Les feux se propageront dans les pays les plus septiques, jusqu’au moment où un des pays fondateurs claquera la porte… Les jours de l’Union européenne seront alors comptés.

Et la France ? Pays fondateur qui a été attelé et enchaîné à l’Allemagne, la France sera sans doute l’un des derniers à sortir de l’Union européenne. Deux pays sont la charpente nécessaire de l’Europe, l’Allemagne et la France et en moindre mesure le partenaire italien. Il serait long de décliner d’autres raisons, mais l’endettement des pays européens, en particulier de la France, pourrait aussi entraîner un naufrage européen. Une fois la France en train de couler économiquement sous le poids d’une dette ingérable, la crise pourrait emporter la zone euro et le désastre économique faire pencher des pans entiers de l’opinion publique dans une hostilité de plus en plus grande. De plus, des pays comme la France qui donnent plus à l’Union européenne qu’ils ne reçoivent, n’ont rien à apporter dans la balance de l’opinion… Une fois le pot aux roses bien ancré dans les têtes de la masse des citoyens, il est probable que cette hostilité se transformera en colère, jusqu’à des reprises de contrôle citoyennes de frontières, des blocus et des mouvements de masse incontrôlables. Hélas pour la France, les derniers partis seront les plus durement touchés… et il est probable même que la France sera littéralement « égorgée » par son partenaire allemand, la monnaie européenne étant en fait sous le contrôle de la banque fédérale allemande. Le réveil sera très dur pour les Français… très très dur.

Quand ? Personne ne peut le dire, mais l’Union européenne est déjà une vieille dame, avec quelques signes déjà de dégénérescence. Elle n’a pas encore besoin de couches… n’étant pas encore à l’étape où elle s’oublierait et se déféquerait dessus. L’affaire peut encore durer longtemps, l’UE entrant dans une phase que j’estime être l’état de la RDA à la fin des années 70, début années 80. Mais des éléments incontrôlables et imprévisibles pourront accélérer ou prolonger son agonie. De mon humble avis toutefois, son apogée est derrière elle et elle glisse déjà sur une pente pour l’instant douce… mais qu’elle ne pourra jamais remonter.