Alors que la Turquie accueille sur son sol près de 2,3 millions de migrants, l’Union européenne vient d’annoncer, ce lundi, une nouvelle enveloppe de 20 millions d’euros d’aide humanitaire pour 2026.
L’Union européenne a officiellement alloué 20 millions d’euros d’aide humanitaire à la Turquie pour l’année 2026. L’annonce, faite lundi par la Commission européenne, vise principalement à soutenir les réfugiés – en très grande majorité syriens, mais aussi afghans, irakiens et iraniens – ainsi que les communautés locales qui les accueillent.
Que financera précisément cette enveloppe de 20 millions d’euros ? Priorité sera donnée à la protection des plus fragiles, à la couverture des besoins de base (nourriture, abris, chauffage), à l’accès aux soins de santé et à l’éducation. L’objectif affiché est double : répondre à l’urgence, tout en préparant l’avenir.
« Cette aide viendra compléter un soutien européen de plus long terme, destiné à favoriser l’autonomie des réfugiés et leur intégration dans les systèmes nationaux turcs », précise le communiqué.
Pour Hadja Lahbib, la commissaire européenne chargée de la gestion des crises, ce nouveau financement s’inscrit dans une continuité : « Depuis 2012, l’UE a mobilisé plus de 3,5 milliards d’euros d’aide humanitaire en faveur de la Turquie. » Une somme colossale qui aurait permis, selon les institutions européennes, de soutenir des programmes menés sur le terrain par des partenaires humanitaires de l’UE, en étroite collaboration avec les autorités turques.
On peine tout de même à comprendre pourquoi nos voisins allemands, arrivent à négocicer des accords avec les autorités talibanes et avec le nouveau génial président démocrate syrien, dont il désormais interdit de dire qu’il est un terroriste ; et que les migrants de ces pays, acutellement en Turquie ne soient pas renvoyés chez eux. Pourquoi l’UE accepte le renvoie des Afghans et Syriens, présents sur son sol, mais finance l’intégration de ces derniers en Turquie ?
Amine Sifaoui
