Agents d’influence : Monique Barbut, mamie fait du lobbying… et ça rapporte gros

Agents d’influence : Monique Barbut, mamie fait du lobbying… et ça rapporte gros

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A l’heure de la guerre psychologique et cognitive féroce qui se déroule sur le plan informationnel, le grand public ignore pour l’essentiel que cette guerre a pris une importance cruciale. L’Occident a été et reste à la pointe de cette offensive menée contre les citoyens de leurs propres pays, mais aussi à l’internationale, sur tous les fronts. Politiciens stipendiés, usines à trolls, faux médias, faux journalistes financés par des services ou des « ONG », lobbyistes de tout poil, ils exercent une pression constante. Cette pression vise à maintenir en place une doxa et un narratif officiel, comme la seule vérité, mais aussi à influer dans leurs pays. Cette guerre se mène à travers le champ politique et informationnel, les médias de masse, la culture, les écrans, notamment par le cinéma, les jeux informatiques, les séries et plateformes TV, les jeux télévisés, la TV réalité, la publicité, le marketing.

Au plus haut niveau des politiciens, des agents, des lobbyistes, des analystes, des experts de plateaux œuvrent dans des partis, des think thank, des ONG, des fondations, des clubs, des réseaux sociaux, mais aussi peuvent se trouver à l’action dans les universités, dans les milieux artistiques, dans les organisations distribuant des prix. Certains agissent plutôt dans des réseaux d’influence dans les sociétés, les entreprises, les industries, les complexes militaro-industriels, les sphères politiques locales, régionales, nationales et supranationales, les industries des technologies de pointe, les sphères universitaires et de la recherche. Dans cette nouvelle rubrique, je vous propose de vous présenter certains de ces agents, leurs biographies sont édifiantes et permettent de comprendre qu’ils sont nombreux et que cette guerre silencieuse existe bel et bien et se déroule sous nos yeux.

Aujourd’hui j’aborderai le cas de Monique Barbut, une des créatures et patronne de l’AFD, l’équivalent français de l’USAID ou de la NED. Elle fit une très longue carrière dans cette organisation d’infiltration qui est présente dans 150 pays dans le monde, sous le couvert en principe « de projets économiques », ou présentés comme des nécessités. La défenderesse de la planète, « Madame Environnement » a été prise dernièrement la main dans le sac doublement : par le défaut de déclaration d’un important portefeuille d’actions au Fisc, et par le fait qu’elle possède des actions de plusieurs des plus grands pollueurs français dans le monde… Cocasse.

Mais qui est Monique Barbut ? Elle naquit à Safi au Maroc, le 22 août 1956, de son nom de jeune fille Monique Benabou. Elle fit des études supérieures à Paris, où sa famille avait déménagé et obtint une licence d’anglais, puis un DEA en sciences économiques. Elle entra immédiatement dans la fonction publique, intégrant la Caisse centrale de coopération économique (mai 1981) et fut nommée chargée de mission à La Réunion (1981-1984). De ce poste elle passa comme responsable du financement de projets dans les DOM-TOM (1984-1989), chargée de l’évaluation des programmes dans divers secteurs. Cette caisse centrale de coopération économique devint l’Agence française de développement, l’AFD, une organisation d’infiltration et de manipulation de pays cibles, dont les missions sont similaires à l’USAID américain (1990-2003). C’est dans le sein de l’AFD qu’elle monta les marches du pouvoir, d’abord participante aux négociations financières au Sommet de la Terre de Rio (1992), et fut une des fondatrices du Fonds pour l’Environnement Mondial (le FEM). Elle devint directrice exécutive de l’AFD pour les Caraïbes, le Pacifique et l’Océan Indien (jusqu’en 2003). Plus tard, elle grenouilla dans l’ONU, les poches bourrées d’énormes salaires.

Mais qu’est-ce que l’AFD ? L’AFD finance en principe des projets économiques, mais dont les buts recèlent des intérêts qui sont autres que ceux présentés. L’agence est en effet un nid d’espions, une organisation bien pratique pour envoyer des agents un peu partout dans le monde, financer « le progrès », corrompre des pays en affirmant les aider à développer des projets économiques et pour les populations. Officiellement l’AFD finance le climat et les énergies renouvelables, la biodiversité et l’eau, les infrastructures et l’urbanisme, l’éducation et la santé, le secteur privé et l’entreprenariat. Elle intervient sur tous les continents, à la manière de l’USAID, en Afrique, en Asie et Océanie, en Amérique latine et aux Caraïbes, dans l’Outre-Mer français, au Moyen-Orient et en Europe… L’argent n’est d’ailleurs pas donné, du moins à 90 % des projets, mais prêté sous forme de prêts. Les objectifs sont de garder une influence dans les pays ciblés, d’en infiltrer d’autres, car des projets sont financer en Chine, en Inde, en Turquie ou au Brésil. Les pays pauvres sont visés particulièrement, notamment en Afrique, dans l’idée de continuer le pillage du continent et l’organisation est présente dans 150 pays au monde… Elle comprend environ 5 500 employés, dont 3 000 sont des « agents » hors de France, 2 000 des employés du siège en France, le reste des personnels tenant les agences locales et les personnels affiliés. Plus discrets et moins visibles que l’USAID, les agents de l’AFD n’ont pour l’instant été mis en cause que dans de rares affaires. En 2007, le journal Le Monde révélait que des fonds de l’AFD avaient été employés pour financer des agents secrets au Tchad et en Syrie, l’article parlant de détournements de fonds par des intermédiaires, mais l’affaire fut glissée sous le tapis (affaire Mirage). L’AFD affirma à l’époque que des intermédiaires locaux avaient surfacturés des projets de développement et reversé les surplus aux régimes en place en échange de contrats lucratifs. L’agence nia fermement sa complicité et se retrancha derrière d’hypothétiques mécanismes « anticorruption ». Subtilement, l’AFD est d’ailleurs financée elle-même à 85 % par des emprunts… et à 15 % par des subventions de l’État (pour environ 11 à 14 milliards d’euros par an). Cependant le seul actionnaire de l’AFD reste l’État français, qui retire cerise sur le gâteau 20 % des bénéfices du financement des projets (quelques dizaines de millions d’euros en 2023).

L’AFD et d’importants soupçons de favoritisme. Après des années d’actions et de manipulations dans l’ombre, les médias Mediapart et Disclose ont finalement dénoncés l’opacité financière et les secrets bancaires de l’AFD (2021). Pour un nid d’espions et le financement de projets douteux, il est évident que la structure a besoin de se cacher, de cacher les réseaux et parcours de l’argent. Selon les deux médias, un loup avait été soulevé autour de l’aéroport de Douala (Cameroun), avec un financement de 46 millions prêtés par l’AFD pour la rénovation de l’infrastructure (2016). Le journaliste Emmanuel Freudenthal qui avait demandé l’accès aux documents et aux sources de l’argent fut condamné à payer 1 000 euros, pour frais d’avocat à l’AFD… qui se refusa à communiquer ces documents. Il est évident que les financiers avaient des intérêts, dont ceux de la Françafrique. La condamnation écarta ensuite les curieux…

Plus tard l’ONG Publish What You Fund classait l’AFD à la 30e place des agences de ce type en matière de transparence (2020-2023). Sentant venir les accusations l’AFD passa à l’offensive et affirma : « que ses financements ne sont pas conditionnés à la sélection et au favoritisme d’entreprises françaises ». Une enquête révéla que sur 495 marchés publics analysés de l’AFD (entre 2015 et 2019), plus de 65 % des contrats avaient été alloués à des entreprises françaises, souvent au détriment d’entreprises locales. L’enquête de Mediapart et Disclose s’attacha à démontrer que 87 projets soutenus dans les années 2010 étaient contraires aux objectifs affichés, frappant même les populations ou détruisant l’environnement. Parmi les projets destructeurs, une usine d’engrais azoté au Nigeria, la production intensive de fleurs au Kenya, de l’huile de palme au Congo… ou encore un projet catastrophique en Mauritanie. Ce dernier fut un désastre financier et profita à de puissants alliés de Paris dans la région, au détriment des populations locales (mars 2025). Début 2026, devant la montée des scandales, le président de l’AFD Rémy Rioux a été déposé par la Macronie, pour être remplacé par Christophe Lecourtier, malgré des tentatives nombreuses de désinformer les Français, via les médias étatiques.

Dans les corridors de l’ONU jusqu’à ceux de la Macronie. Après ses bons et loyaux services dans l’AFD, l’agent Monique Barbut fut propulsé comme directrice division technologie, industrie et économie, au Programme des Nations Unies pour l’environnement (le PNUE, 2003-2006). Elle passa ensuite comme directrice générale et présidente du Fonds pour l’Environnement Mondial (le FEM, 2006-2013) et enfin comme secrétaire exécutive de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD, 2013-2019). De retour en France, elle fut bientôt nommée envoyée spéciale auprès du Président de la République, pour la préparation du One Planet Summit sur la biodiversité (2020),et président de la WWF France, une organisation sulfureuse, nous aurons à y revenir dans un autre article (2021-2025). Elle fut finalement nommée Ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature (14 octobre 2025).

Les scandales autour de « cette bonne Monique ». Longtemps gavée de salaires mirobolants dans l’AFD puis à l’ONU, elle n’était toutefois pas une personnalité politique publique. De fait, elle ne fut à aucun moment confronté à l’électorat français, n’ayant jamais affronté les urnes, à son arrivée dans son ministère. Plutôt méconnue, son arrivée provoqua l’intérêt des médias qui bien vite exhumèrent plusieurs scandales. Le premier était ses intérêts présumés dans la société Inditex, dont elle détenait quelques milliers d’euros en action (propriété du groupe Zara). Cependant comme ministre elle portait un projet contre la loi Fast Fashion, visant des géants comme Zara ou H&M, dont elle serait soudainement une défenderesse… Le second scandale par rapport à ses supposés engagements pour l’environnement est qu’il fut dévoilé que propriétaire d’un copieux portefeuille de plus de 153 000 euros d’actions, dont des actions des groupes Airbus, BNP Paribas, LVMH, Total ou Thales, tous impliqués dans la pollution de la planète. Démasquée, ces avocats tentèrent de dire qu’elle ne choisissait pas des investissements… alors que le média Vert révélait bientôt que la ministre avait oublié de déclarer la moitié du fameux portefeuille d’actions au Fisc (76 500 euros).

Cette seconde enquête révéla qu’elle avait détenu des action de TotalEnergies, l’un des plus grands pollueurs parmi les entreprises françaises, action qui disparurent mystérieusement dans une nouvelle déclaration fournie à la presse… Elle refusa de commenter. Pour se défendre, elle affirma avoir demandé conseil à Rachida Dati, elle-même visée par des fausses déclarations d’impôts, pour une affaire de bijoux. L’association Anticor affirma que le défaut d’exhaustivité de sa première déclaration pouvait constituer une infraction pénale passible de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amendes. Malgré tout, aucune action judiciaire n’a été lancée contre elle, comme ministre elle est d’ailleurs protégée et ne pourrait être jugée que par la Cour de Justice de la République. Elle n’a pas bougé d’un iotat… Monique Barbut a été identifiée comme étant millionnaire, avec une fortune de 5,5 millions, la deuxième plus importante du gouvernement Macron… Officiellement cette « brave Monique » affirme ne pas faire de politiques, mais sait entasser l’argent !