C’est à peine croyable tellement nous nageons ici dans l’absurde, mais la propagande d’État, notamment l’AFP, France Info, France TV et la grande majorité des médias du système inondent l’information de déclarations tonitruantes sur les « sauveurs de la France ». Nous pourrions croire être revenus aux temps de la France de Vichy, où le « père de la Nation » faisait don de sa personne pour « sauver les Français », ou encore nous retrouver en début de l’année 2020, où Emmanuel Macron « sauva » lui aussi les citoyens français d’un « terrible danger ».
On sent presque un regret qu’une vraie crise sanitaire ne puisse être relancée, avec quelques larmes aux yeux des laboratoires du lobbying pharmaceutique qui n’auraient pas manqué de proposer un nouveau vaccin miracle. Un vaccin qui comme ceux pour le Covid-19 vous aurait été administré 4 ou 5 fois, tout en n’empêchant pas que attrapiez de nouveau la « terrible » maladie. Si les milliards semblent hors de portée pour cette fois-ci, la vraie fausse crise de l’Hantivirus-26 est toutefois exploitée au maximum par le gouvernement d’Emmanuel Macron.
Faisant feu de tout bois, la Macronie n’hésite pas à sauter sur toutes « les menaces », pour développer un narratif protecteur, de gestion brillante, de responsabilités prises, de magnifique élan national, il ne manquerait plus que Leni Riefenstahl pour filmer ces glorieuses pages de l’histoire de France [ou plutôt du IVe Reich européen], à la suite des JO de Paris 2024, pour présenter un tableau idyllique de ce « merveilleux » gouvernement qui a déjà sauvé la France tant de fois de dangers imaginaires.



Une offensive médiatique et de communication de la Macronie. Les médias étatiques s’acharnent, avec des déclarations hallucinantes comme : « Il a tout de suite compris qu’il fallait réagir, pourquoi Sébastien Lecornu est en première ligne dans la gestion des cas d’Hantavirus en France ». Une publication de l’AFP reprise par des dizaines de médias dans le pays est particulièrement ubuesque. Une petite analyse des propos met en exergue une énorme manipulation des masses, voici un petit florilège :
« Sébastien Lecornu concourt-il au prix de meilleur épidémiologiste de France ? Le Premier ministre a présidé l’une des deux réunions interministérielles quotidiennes consacrées à la crise [imaginaire] de l’Hantavirus, ce rythme journalier sera maintenu tant que nécessaire ».
Derrière l’ignominie de journalistes courtisans, rampants sur les tapis rouges de la République, cela pourrait faire sourire, mais la communication continue sur le même ton :
« Sébastien Lecornu a senti le sujet monter en fin de semaine dernière, il a tout de suite compris qu’il fallait réagir très fort et très vite, quand on loupe un départ de crise [imaginaire] c’est difficile à rattraper ».



La magie de l’AFP, ou comment faire de la propagande à la place du journalisme. La dépêche n’est pas signée et vient de l’AFP, agence de presse contrôlée par l’Élysée, dont le président nomme le directeur (ce qui devrait être strictement interdit pour la liberté de la presse), le communiqué s’enfonce presque avec jouissance dans ce discours propagandiste, qui n’a que des objectifs politiques et se place dans la guerre psychologique et cognitive menée depuis des années contre l’opinion française :
« Sébastien Lecornu a surtout 10 années de gouvernement dans les pattes. Des situations de crises [imaginaires] il en a connues aussi beaucoup en tant que ministre des Armées. Le Premier ministre a théorisé que, même si on n’est pas en état de crise sanitaire, il faut se préparer comme si, afin de ne pas prendre du retard. Il a une vraie volonté de gérer l’Hantavirus comme l’anti Covid 19, dans les faits et dans la communication ».
Dernière un faux danger, peut s’en cacher un autre… L’aveu est frappant, d’un état de crise fantôme, mais qui doit être un état de crise sanitaire permanent. J’en parlais dans un premier article sur l’incroyable raz de marée informationnel sur l’Hantavirus, mais la cadence ne semble pas se ralentir et le gouvernement de Macron veut exploiter au maximum, le moindre petit élément pouvant lui permettre d’agir sur les populations françaises, dans la politique désormais constante « de la peur ». Une seconde peur est d’ailleurs mise en scène par le communiqué de l’AFP : celle du complotisme :
« Sibeth Ndiaye, désormais conseillère en communication sur France Info déclarait : je pense qu’il faut être sincère et transparent, ce type de situation c’est typiquement celui qui va susciter du complotisme avec des théories plus fantaisistes les unes que les autres. Face à cela le meilleur rempart c’est de se tenir devant les Français [ou plutôt contre] et de leur dire voilà ce que je sais à ce stade, mais je ne sais pas si cela sera vrai demain ».



Rassurez-vous vous avez été sauvés ! Pour enfoncer le clou, les propos tenus sont importants : « gestion de crise », comme si cette dernière était réelle, « faut-il avoir peur d’une épidémie d’Hantavirus ? », tout en justifiant le déferlement délirant autour de la crise imaginaire : « Le gouvernement n’en fait-il pas trop pour éviter les critiques au risque d’inquiéter la population ? Il faut une communication carrée et sereine, il ne faut pas mettre les gens en panique, juge un député macroniste. Sébastien Lecornu envoie les bons messages [de peur] les Français ont besoin de savoir que le gouvernement est mobilisé et gère le risque [imaginaire].
Mesdames et Messieurs, selon le gouvernement, avec un unique malade en quarantaine, 68 millions de Français sont censés trembler, mais se dire que « la France a été sauvée », par la « vigilance » et « l’expérience de 10 ans » de gouvernement, qui assure qu’il fera mieux que lors du départ… du Covid-19. C’est peut-être là justement la seule vraie information : ils étaient prêts à faire pire !

