Dans les couloirs des chiens de garde du journalisme : le cas d’Inès Belgacem

Dans les couloirs des chiens de garde du journalisme : le cas d’Inès Belgacem

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Dans les couloirs des chiens de garde du journalisme : le cas d’Inès Belgacem

La rubrique dans les couloirs des chiens de garde du journalisme a pour but de présenter des biographies de l’écosystème du « journalisme français ». En 1995, Serge Halimi du journal Le Monde Diplomatique dénonçait le scandaleux système dans son « Les Nouveaux Chiens de garde », décrivant comment le pouvoir contrôlait l’information et le journalisme, l’étranglant et supprimant la plupart des standards de l’indépendance nécessaire de la presse.

En usant des biographies, via la prosopographie, l’étude de masse des biographies, on peut comprendre comment le système fonctionne et pourquoi Serge Halimi avait plus que raison. Depuis les années 90, la situation s’est hélas grandement aggravée, au point qu’il est urgent que l’opinion publique connaisse la vérité. En général, les simples citoyens ne connaissent pas les coulisses du journalisme, ne savent pas qui sont ceux qui sont censés les informer et qui en fait les désinforment, quant ils ne diffusent pas de fausses nouvelles ou ne servent pas la guerre psychologique et cognitive qui est menée contre la population française.

Aujourd’hui j’aborderai le cas d’Inès Belgacem, une obscure journaliste sortie de l’usine de créatures du système, Sciences Po, apparaissant ensuite comme rédactrice adjointe de StreetPress. Il s’agit d’un faux média de la guerre psychologique, dont les finances viennent de George Soros et l’Open Society Foundations, également un temps du roi du porno et Minitel Rose et ami d’Emmanuel Macron, Xavier Niel, alors qu’elle a été financée par un équivalent européen de l’USAID, le JournaslimFund Europe. Son fonds de commerce est la manipulation des banlieues, l’antiracisme, mais en ne voyant que ceux qu’elle veut bien voir (ou qu’on lui ordonne de voir) et les violences policières, mais en occultant celles commises contre les Gilets Jaunes… Voici Inès Belgacem dans les lignes de l’Aurore Nouvelle, l’antifasciste aux sévères problèmes de vue…

Mais qui est Inès Belgacem ? Elle fit des études supérieures en histoire et sociologie, après un passage par Kypokhâgne, l’élite des littéraires français, mais ne passa pas ou échoua au concours de l’École Normale supérieure. Elle poursuivit ensuite à la Sorbonne, puis dans une université anglaise à Manchester (2009-2012). Ces passages dans des universités américaines ou britanniques n’augurent souvent rien de bon. Dans mon dictionnaire encore non publié des chiens de garde du système, beaucoup des pires journalistes dévoyés que nous avons en France, ont un passé « anglo-saxon », parfois très lourd. Son parcours se termina par une licence de journalisme à l’Université de Versailles, puis de Cergy Paris (2012-2015), dans les rangs de Sciences Po Paris, l’une des pires officines des chiens de garde du journalisme, déjà dénoncée par Serge Halimi, dans les années 90.

Pendant la période, elle effectua des stages et jobs, dans de petites radios, puis pour Snatch Magazine, l’Écho Républicain, Le Monde, France Culture et BondyBlog (2012-2015). Bien avant la fin de ses études, elle fut recrutée par le faux média de la guerre psychologique et cognitive, l’une des antennes servant à manipuler l’opinion publique française : Street Press (2013). J’ai déjà beaucoup dénoncé ce faux média et documenté les parcours des « journalistes » composant la fine équipe, alors que le média a été financé par des fonds très douteux. Au moment de ses débuts, elle participa au lynchage de Dieudonné, cherchant à surfer sur la vague « mise à mort » et d’attirer l’attention (Dieudonné, une histoire sans fin, 2014).

Street Press, l’officine de George Soros et du pornocrate Xavier Niel. Elle ne devait plus quitter la structure, devenant même rédactrice en chef adjointe, employée en CDI à partir de 2016. Street Press est une officine financée par l’Open Society Foundations de George Soros, parmi d’autres supports inquiétants. Pendant un moment, l’un des financiers fut le journal Le Monde, via le roi de la pornographie, le pornocrate du Minitel Rose dans les années 80 et ami d’Emmanuel Macron : Xavier Niel.

Mais le « journal » indique comiquement « être indépendant » et tente de faire les poches de donateurs en s’appuyant sur l’idée « de la liberté et pluralité de la presse ». Pour une journaliste française, en 13 ans d’activité chez Street Press, elle n’a produit que 213 articles. Pour exemple, en 2012-2013, sur une période d’un an et demi, j’avais fourni 283 articles… non comptés ceux de mon défunt blog. Elle travailla un temps comme « journaliste indépendante » et en plus de Street Press publia dans les lignes de Mediapart, Ballast, Lundi Matin et Regards. Elle se signala très vite selon deux thématiques principales. La première la cause sexiste, camouflée sous la cause féministe. Elle publia plusieurs livres en ce sens, aux éditions Divergences, Décolonisons le féminisme (2022), puis La Puissance des femmes, écrits politiques féministes (2023). La seconde thématique était celle du racisme, des violences policières, l’islamophobie et ajoutant également : « le racisme structurel » et parlant « de mobilisation féministe intersectionnelle », un concept totalement… abscons. Elle lança des appels aux dons pour le combat « de Street Press contre le fascisme », mais le journal n’a jamais publié d’articles sur des réseaux pourtant très visibles, notamment ceux Français en Ukraine, les réseaux ukrainiens, sans parler d’une montée progressive en Italie, en Espagne, en Angleterre, dans les pays baltes, en Pologne et dans d’autres pays. Inès Belgacem n’aura rien vu… ou voulu voir.

De la plume à la caméra. Le combat antifasciste ne semblant pas rapporter assez gros, elle préféra alors se tourner vers des sujets chocs : les violences policières. Elle réalisa un documentaire, Violences policières, le combat des familles, où elle donnait en principe « la parole aux proches des personnes décédées lors d’interventions policières » (2022), qui fut diffusé par France TV et la plateforme Slash. Le sujet ne fut un immense succès, mais le reportage avait tout de même été vendu à la TV publique. Cependant, pour le vendre, elle n’évoqua pas les morts parmi les Gilets Jaunes… les victimes des répressions d’Emmanuel Macron durant les grandes manifestations disparurent totalement de son propos, carrément rayées du tableau pourtant sinistre. Elle préféra se concentrer sur un aspect « violence raciste de la police », un sujet plus… prometteur et moins risqué pour sa carrière. Quant aux morts de la Macronie, pour Inès Belgacem, il y a les « bonnes victimes »… et les autres… sans doute tous « des fascistes ».

Ces dernières années, elle a aussi coréalisé ou réalisé d’autres films documentaires, comme Aldo le Gitan, Nanou, la Reine des glaces Oscar (2018) et Pogo (2022). Des reportages mettant surtout en scène les banlieues et ses habitants, car la mission presque avouée de StreetPress, et qui lui a valut des financements, c’est justement la manipulation de ces dernières, selon deux axes : manipuler les populations des banlieues, notamment celles issues des migrants, et manipuler l’opinion publique en transformant les banlieues sous un angle plutôt positif. Sa production aura tourné surtout autour des musiciens, de portraits, tout en oubliant de dénoncer les conditions de vie, les terribles injustices dont ils sont victimes, les ghettos communautaires de la République et la crise qui frappe plus durement encore ces gens que les populations autochtones.

Pour Inès Belgacem l’argent n’a pas d’odeur. Parmi d’autres « collaborations », elle travailla également avec Au Poste, une plateforme financée par le Fonds pour une Presse Libre, un fonds étatique, comme il en existe beaucoup et qui mène à l’État français, l’Union européenne et là encore à la guerre psychologique menée contre les populations. Au Poste est aussi lié à la chaîne franco-allemande publique Arte. Enfin, fait accablant, en plus de l’Open Society Foundation, elle est aussi référencée par le Journalismfund Europe, basé à Bruxelles, une entité européenne supportant l’idéologie européiste. La structure graisse les pattes des journalistes, à la manière de l’USAID. L’an dernier, le fonds avouait avoir distribué 24,7 millions d’euros à 2 349 « journalistes indépendants » (2026). De l’argent dérobé aux contribuables européens, à celui de Xavier Niel ou du sinistre Georges Soros, l’argent décidément n’a pas d’odeur… pourvu qu’il finisse dans les poches des trop nombreux Belgacem.