A l’heure de la guerre psychologique et cognitive féroce qui se déroule sur le plan informationnel, le grand public ignore pour l’essentiel que cette guerre a pris une importance cruciale. L’Occident a été et reste à la pointe de cette offensive menée contre les citoyens de leurs propres pays, mais aussi à l’internationale, sur tous les fronts. Politiciens stipendiés, usines à trolls, faux médias, faux journalistes financés par des services ou des « ONG », lobbyistes de tout poil, ils exercent une pression constante. Cette pression vise à maintenir en place une doxa et un narratif officiel, comme la seule vérité, mais aussi à influer dans leurs pays. Cette guerre se mène à travers le champ politique et informationnel, les médias de masse, la culture, les écrans, notamment par le cinéma, les jeux informatiques, les séries et plateformes TV, les jeux télévisés, la TV réalité, la publicité, le marketing.
Au plus haut niveau des politiciens, des agents, des lobbyistes, des analystes, des experts de plateaux œuvrent dans des partis, des think thank, des ONG, des fondations, des clubs, des réseaux sociaux, mais aussi peuvent se trouver à l’action dans les universités, dans les milieux artistiques, dans les organisations distribuant des prix. Certains agissent plutôt dans des réseaux d’influence dans les sociétés, les entreprises, les industries, les complexes militaro-industriels, les sphères politiques locales, régionales, nationales et supranationales, les industries des technologies de pointe, les sphères universitaires et de la recherche. Dans cette nouvelle rubrique, je vous propose de vous présenter certains de ces agents, leurs biographies sont édifiantes et permettent de comprendre qu’ils sont nombreux et que cette guerre silencieuse existe bel et bien et se déroule sous nos yeux.
Aujourd’hui j’aborderai le cas de Philippe Baptiste, au parcours édifiant et devenu l’un des ministres de la Macronie. Vous apprendrez qui est cet obscur ministre, avec son passage dans une université écossaise, la firme IBM et des mutations suspectes et rapides dans les plus grandes écoles et institutions françaises, Polytechnique, CNRS, CNES… Puis un passage dans la BCG, un des énormes cabinets de conseil de New York, dans le top 3 mondial…. Il faut dire que l’homme est aussi membre de la World Policy Conference… « la conférence pour la gouvernance mondiale »… Je vous laisse deviner pour qui Philippe Baptiste travaille réellement, mais certainement pas ni pour la France, encore moins pour le peuple français et à peine pour la science… Voici donc l’apprenti alchimiste de la Macronie, Philippe Baptiste, dans cet article de l’Aurore Nouvelle.



Mais qui est Philippe Baptiste ? Il naquit à Paris, dans la petite bourgeoisie parisienne, le 28 mars 1972. Il fit des études secondaires et classes préparatoires au lycée Saint-Louis, à Paris, puis des études supérieures prestigieuses. Il intégra l’École des mines de Nancy, promotion 1993, avant de passer dans le monde anglo-saxon, qui resta une constante dans son parcours. Il étudia en Écosse, à l’Université de Stratclyde, à Glasgow, obtenant un Master Science, puis revint en France, passant par l’Université Pierre-et-Marie-Curie, Sorbonne, Paris, pour un DEA, et enfin un doctorat dans l’Université de Technologie de Compiègne.
Un agent des anglo-saxons faisant une carrière fulgurante. Après ce parcours, il fut chercheur à l’Université d’Édimbourg (1999-2001), et surtout chercheur dans la firme IBM, au Watson Research Center, dans l’État de New York (2000-2001). Bien que très jeune, par des soutiens inconnus, car il est impossible d’atteindre ce niveau universitaire sans de très gros soutiens, il entra comme professeur à l’École Polytechnique (2002-2012), fondateur et responsable du département informatique de l’établissement (2007). Plus fermé encore, il devint le directeur adjoint scientifique du CNRS, pour l’information scientifique et technique (2010-2014), créateur de l’Institut des sciences de l’information et de leurs interactions (INS2I), au CNRS, en 2010. Pour avoir un cousin qui entra également au CNRS, son témoignage en off était accablant (années 90-2000), décrivant un milieu « de requins », où la clientèle et les parrainages supplantaient de loin la compétence et le mérite.



Le passage par le très controversé BCG. C’est alors qu’il passa dans le public, recruté comme directeur scientifique, puis directeur technique du groupe Total, lui permettant de faire exploser ses salaires (2016-2017). C’est alors qu’il fut sorti du chapeau d’Emmanuel Macron, très friand de personnages aux connexions anglo-saxonnes poussées et dominantes et n’ayant pas beaucoup d’intérêts pour la souveraineté nationale ou les intérêts du Peuple français. Il fut nommé directeur de cabinet de Frédérique Vidal, alors Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (2017-2019). Au moins se trouvait-il cohérent par rapport à son parcours professionnel, montant encore en puissance. Il fut nommé conseiller du Premier ministre Édouard Philippe, pour l’éducation, la recherche, les sports et la jeunesse (2019). Un intermède étrange se place ici dans son parcours, puisqu’on le retrouve Partner and Director dans le Boston Consulting Group (2020), un mastodonte américain et l’un des trois plus prestigieux et influents cabinets de conseils dans le monde. L’énorme groupe lié à celui de McKinsey et la Bain & Company, brassait 13,5 milliards de dollars de CA (2024), avec environ 33 000 employés. Le groupe possède par ailleurs son propre think thank interne, le BCG Henderson Institute, faisant de la recherche de pointe sur les grands enjeux du futur en termes de management et d’économie, sur les IA ou la durabilité des nouvelles stratégies. Problème, le groupe a été ensuite impliqué dans l’affaire du Gazagate (juillet 2025), une sale histoire où le groupe a travaillé, du moins des employés, à un projet de reconstruction de Gaza et la déportation d’un demi-million de Palestiniens. Ce plan secret, baptisé Aurora avait été réalisé avec la Gaza Humanitarian Foundation, une ONG sulfureuse en réalité contrôlée par les services secrets israéliens et américains. Le scandale a peu été commenté en Europe, mais a été un raz de marée aux États-Unis, au point de provoquer des manifestations, des dénonciations de vraies ONG, ou encore des demandes d’explications d’une commission parlementaire britannique (août 2025).



L’arrivée dans les plus hautes sphères du pouvoir. Après un retour en France, il fut nommé président du CNES, le Centre national d’études spatiales (2021-2024). L’institution française est stratégique et prestigieuse, mais aussi opaque et ne publie pas les salaires de ces plus hauts cadres, malgré qu’il s’agisse d’une entité de la fonction publique. Cependant, les salaires qu’il toucha à cette époque se trouvaient sans les primes dans la fourchette de 8 à 12 000 euros par mois… Un salaire de ministre. Il devait ensuite être nommé sans discontinuer trois fois Ministre chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, sous les gouvernements Barnier, Bayrou et Lecornu (septembre 2024 à nos jours). Connu pour un franc-parler, il ne tarda pas à provoquer plusieurs scandales, parfois justifiés. Alors directeur du CNES, il déclara : « si on bouge pas plus vite, on va tous crever ! », en parlant des avancées de la Chine, de la Russie ou la concurrence de SpaceX d’Elon Musk, dénonçant la complexité administrative de la France, de l’Union européenne et freinant le travail de l’agence spatiale européenne… Il n’osa pas cependant mettre le doigt sur le seul et unique vrai problème : l’absence de souveraineté de la France l’empêchant de cheminer seule et de financer ses propres projets stratégiques. Dans l’été 2025, il déclara : « que l’islamo-gauchisme n’existe pas en tant que concept académique et qu’il est mal défini », un terrain glissant où il dévissait totalement, provoquant des remous médiatiques et dans la macronie.



Un agent double et américain ? La question peut se poser, notamment son recrutement par BCG, immédiatement après avoir été conseiller ministériel dans la Macronie. Déjà très lié aux anglo-saxons, par son parcours d’études, puis son recrutement par IBM, son recrutement par BCG pose des questions (novembre 2019). Il ne fut pas d’ailleurs recruté comme « junior » ou « employé », mais placé dans le sommet de la hiérarchie du conseil de BCG, au sein de BCG Gamma. Ce dernier était une branche spécialisée en « data science » dans le groupe. Pas très Prudent l’homme s’affiche avec des think-thanks très suspects, dont le plus connu est la WPC, la World Policy Conference. Son appartenance à cette organisation est intéressante car c’est : « une plateforme indépendante réunissant des décideurs politiques, des chefs d’entreprise, des universitaires et des journalistes du monde entier ». En réalité, ce groupe est très suspect, avec des invités vedettes dans le passé, comme Nicolas Sarkozy, ou Joseph Borrell. La plateforme tenait sa 18e édition à Chantilly, en France, en avril 2026, sur un thème qui en dit long : « entre fragmentation et indépendance, repenser la gouvernance mondiale »…. Vous aurez compris que la plateforme n’est pas indépendante, qu’elle est sous contrôle occidental et qu’elle sert le système globalisé, appelé par d’autres « Ordre Mondial », ou « Nouvel Ordre Mondial », ou encore par d’autres « l’Occident global ». Pour preuve, les 18 éditions de la WPC se déroulèrent depuis la 1ère édition en France, à Évian, en 2008, à Marrakech (à trois reprises) et Rabat (Maroc), à Vienne (Autriche), à Cannes, à Monte-Carlo, à Séoul (Corée du Sud), à Montreux (Suisse), à Doha (Qatar), à Abu Dhabi (Émirats arabes unis, à 4 reprises)… Il n’est pas question « du monde entier », comme dit dans la présentation de la plateforme, mais de l’Occident Global et de supplétifs de ce dernier, au Moyen-Orient ou en Asie… Brésil, Inde, Chine, Argentine, Afrique du Sud… Algérie…. Vous pouvez oublier, la plateforme ne sert que ses maîtres et est en opposition avec le monde multipolaire, que l’Occident globalisé combat de toutes ses forces et par tous les moyens.




