Conseillers, courtisans et chevilles ouvrières du régime… le cas Camille Morfouace de Brouker

Conseillers, courtisans et chevilles ouvrières du régime… le cas Camille Morfouace de Brouker

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Ils sont dans l’ombre, ils n’apparaissent que rarement sur le devant de la scène, ce sont les hauts-fonctionnaires, les conseillers des ministères, des puissants. Ils sont toute une élite vorace, qui se nourrit du système et le sert en tout. Ils sont les chevilles ouvrières du système, qui ne fonctionnent que grâce à ces gens. Comme dans tous les régimes, y compris l’Allemagne nazie, c’est grâce à leur zèle que le système « tourne », vaste machine, broyeur impitoyable de l’intérêt public, des populations françaises, hachoir de notre souveraineté et des droits premiers des citoyens.

Personne ne parle jamais d’eux, et lorsque le système s’effondrera, même si le pouvoir tente de faire croire que nous sommes arrivés au port, ces gens s’égailleront dans la masse… Ils diront qu’ils obéissaient… d’autres qu’ils savaient mais ne pouvaient rien faire, les autres rejetteront la faute sur le voisin… le chef ou une quelconque autorité. Ils ont parfois des parcours lisses, certains sont nés avec une cuillère d’argent dans la bouche, d’autres portent un nom, le reste a le petit doigt sur la couture du pantalon, espérant ramasser les plus grosses miettes du gâteau républicain…

Voici une rubrique, plongeant dans les profils de ces inconnus, qui pour beaucoup sont des courtisans et des serviteurs. Mais c’est à cause d’eux que notre pays est dans le triste état où il se trouve. Aujourd’hui j’aborderai le cas de Camille Morfouace de Brouker, une autre talon rouge dans les couloirs dorés de la République des Barras et Tallien. C’est une illustre inconnue, mais elle est aujourd’hui conseillère technique en « affaires globales », auprès d’Emmanuel Macron, depuis septembre 2024. Elle fait partie d’une génération intermédiaire « d’écumeurs de cocktails mondains », en attente de nouveaux honneurs, de médailles et de salaires rondelets. Sa carrière a été fulgurante… moins de 10 ans entre sa sortie de l’université et un fauteuil à l’Élysée. Ce qui pose beaucoup de questions, que nous aborderons dans l’Aurore Nouvelle. Vous découvrirez en fin d’article l’incroyable augmentation des « conseillers » massivement recrutés par la Macronie. C’est qu’il y a beaucoup de Camille Morfouace de Bouker dans le besoin…

Mais qui est Camille Morfouace de Brouker ? Elle naquit en 1988, lieu inconnu, les informations sont rares, mais il s’agit sans doute de nouveau d’une talon rouge, son nom l’indique formellement, ce qui était le cas du premier opus de cette série avec Frédérique Lahaye de Fréminville. Née avec du sang bleu ou arriviste forcenée (elle ou sa famille), le lieu de ses études secondaires et supérieures fait penser qu’elle est originaire du Nord, alors que son nom de famille à des origines de Normandie et de Flandre. Elle termina ses études secondaires au Lycée Faidherbe de Lille, intégrant une prépa lettres, hypokhâgne et Khâgne (2005-2008). Elle entra dans une des pires officines de formation de « créatures » du système, Sciences Po Lille, pour un Master II en politique, économie et société (2009-2011). Pendant cette période, elle fut chargée de mission communication à la Mairie de Roubaix (2010), primée par le Prix HSBC pour la Photographie, où elle indiqua avoir travaillé (2010-2011). Elle effectua un stage à la Société Générale, à la direction des affaires publiques (2012), puis fut chargée de projets chez M&M Conseil Consultant (2012-2013). Elle passa à l’Université Paris-Dauphine, pour un autre Master, mais en affaires publiques (2014).

Talon Rouge ou désir d’être une « De » ? Il est intéressant de penser qu’au moment de la création de son compte dans le réseau JDN Viadeo, elle n’usait que du nom de Morfouace, soit qu’elle cachait son nom complet, soit que la particule et le nom composé furent apposés plus tard. A ce sujet, je connais le cas d’une famille pendable de vignerons bourguignons « de fortune », qui apposèrent une particule et firent reconnaître administrativement ce nouveau nom, en cumulant les noms de l’époux, de l’épouse et d’un propriétaire terrien leur louant une parcelle prestigieuse d’un grand cru de Bourgogne. Les hypothèses donc sont nombreuses : peut-être cachait-elle son nom complet par crainte, peut-être à la manière du père de Giscard d’Estaing ou de la famille de Bourgogne dont je parle, bénéficia-t-elle d’un ajout (y compris par l’action de ses parents, ou d’elle-même), ou encore par mariage, en ajoutant celui de son époux… afin de créer l’illusion du sang bleu. Dans ce cas ce fait serait révélateur, d’un désir de s’élever à la manière de l’Ancien régime et d’acquérir un nom, en se plaçant au-dessus de la masse… grouillante, qu’elle ne fréquente plus, ou n’a tout simplement jamais fréquenté…

La clientèle d’Emmanuel Macron. Immédiatement après cette fin d’études, elle entama une carrière fulgurante, faisant penser qu’elle bénéficiait d’un soutien de haut niveau, probablement par sa famille. Elle fut recrutée par la Banque de France, comme coordinatrice Trésor, au sein de la direction générale des opérations. Ses tâches portaient principalement sur la résolution bancaire au niveau européen, les services bancaires et les systèmes de paiement (2014-2017). Elle poussa ensuite la porte du Ministère des Affaires étrangères (2017-2021), immédiatement après l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir, ce qui laisse à penser qu’elle fut, elle ou sa famille parmi la clientèle proche du président. Elle fut bombardée rédactrice puis cheffe de pôle, à la Direction des affaires économiques, travaillant sur les sanctions et la lutte anti-blanchiment à l’administration centrale du Quai d’Orsay. Après deux ans, elle fut alors nommée conseillère politique en cybersécurité, à la Direction des Affaires stratégiques, de sécurité et du désarmement (2019-2021).

FMI et les sommets du pouvoir en France. L’ascension devait se poursuivre, avec son recrutement à la Banque mondiale et au FMI (2021-2024), comme conseillère principale de l’administrateur pour la France, auprès de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), en poste à Washington, aux USA. Elle fut rappelée et nommée conseillère en charge des affaires européennes et internationales, dans le cabinet du Ministre de l’Économie, Bruno Le Maire (12 mars 2024). Mais la progression ne s’arrêta pas ici, puisqu’elle fut nommée très vite comme conseillère technique des affaires globales, dans le cabinet présidentiel du Président Emmanuel Macron, en septembre 2024. Il est intéressant de noter qu’elle a effectué ce parcours « grandiose » en moins de 10 ans, entre sa sortie de l’université et l’entrée dans le Palais de l’Élysée au côté du président français… Personne sans un soutien majeur, sans des relations étendues, sans être le fils ou la fille « de », ne pourrait atteindre actuellement, même au mérite de telles fonctions et rôder dans les couloirs des plus hautes institutions françaises.

Que le personnel s’amuse ! Notez qu’un conseiller de l’Élysée gagne pour les moins rémunérés, l’obole très modique de 6 000 euros par mois, pouvant monter jusqu’à 15 000 euros. Officiellement sous Macron, le salaire plafond d’un conseiller est de 13 884 euros. Il était de 13 800 euros sous François Hollande et jusqu’à 20 400 euros sous Nicolas Sarkozy. Les conseillers-courtisans d’Emmanuel Macron sont une troupe d’environ 50 personnes (selon les sources entre 43 et 50). En partant d’un chiffre médian de 45 conseillers, pour un salaire moyen de 9 000 euros, la petite troupe dévore au minima (il y a encore des avantages), près de 4,9 millions d’euros par an… En 2021, le journal Le Monde s’inquiétait par ailleurs d’une augmentation de recrutement des conseillers pour les cabinets ministériels, soit 76 % en seulement deux ans… (2019-2021). Au niveau des ministères la « cour » des conseillers-courtisans de la Macronie était passée de 324 histrions, à 570… C’est qu’il y a beaucoup d’amis à caser sur des fauteuils et beaucoup d’enfants nécessiteux de familles affamées de titres et d’argent public…