Tariq Ramadan, l’improbable islamologue, Frère Musulman et criminel sexuel… suisse

Tariq Ramadan, l’improbable islamologue, Frère Musulman et criminel sexuel… suisse

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Un énième scandale émaille l’affaire Ramadan, une ancienne star des plateaux TV français, professeur dans les plus prestigieuses américaines et britanniques, jusqu’à l’Université d’Oxford. L’affaire dure depuis 2017… accusé de divers viols en France, mais aussi dans une autre affaire en Suisse, l’islamologue corrompu choque désormais, après avoir pris la fuite en Suisse, dont il est citoyen. Son grand-père fut l’un des fondateurs des Frères Musulmans (1928), et lui-même un prédicateur actif dans le monde occidental. Avec toute son intelligence et sa perversité, il aura réussi à amuser la justice française pendant 9 ans… le procès se tiendra, mais par contumace, « par défaut » et en son absence.

Tariq Ramadan était lié et protégé par différents lobbyings en France. Il était particulièrement proche de l’Union des Organisations islamiques de France (UOIF), mais aussi protégé par le Parti Socialiste, s’engouffrant dans la cause de SOS-Racisme et pour la Palestine. Il était un intime de plusieurs personnalités PS, dans les années 90 et au début des années 2000. Ses principaux soutiens furent Jean Ziegler (PS), Daniel Cohn-Bendit… de sinistre réputation, José Bové et en moindre mesure François Hollande, Martine Aubry et Laurent Fabius.

Ses liens forts avec le PS se dégradèrent après 2004, au point qu’il fut contesté par Martine Aubry, Laurent Fabius, puis par Manuel Valls qui refusa publiquement d’accéder à sa demande de nationalité française (2012-2016). Il se défendit d’avoir jamais été membre des Frères Musulmans, mais considéré comme l’une des figures majeures en France et en Occident du mouvement.

Au delà de « l’islamologue, ce qui n’est pas le débat, notons que toutes tendances politiques ou religieuses confondues, la télévision française et les milieux politiques franco-français, ont une large tendance à ériger en « figure intellectuelle majeure », des hommes aux mœurs en réalité très légères, corrompus, vénaux et présentant en réalité un triste visage, sans parler de l’exemple donné à la société. Est-ce dans l’ère du temps, ou finalement une preuve montrant à quel point cette société est malade ?

Mais qui est Tariq Ramadan, le nouveau criminel sexuel qui défraye la chronique dans les médias français et suisses ?

Tariq Ramadan (26 août 1962-), il naquit à Genève, Suisse, mais avec des origines égyptiennes, d’une famille prestigieuse en Égypte, son père étant Saïd Ramadan et son grand-père Hassan el-Banna, qui fut l’un des fondateurs des Frères musulmans (1928) et prit la fuite pour s’installer en Suisse. Lui même fit des études supérieures de littérature française, à Genève, mais aussi défendit un doctorat en études arabes et islamiques. Il vint au Caire, Égypte, pour intégrer l’Université Al-Azhar et continuer à étudier les sciences islamiques traditionnelles. Il sa maria avec une Française d’origines bretonnes, convertie à l’Islam (1986), mariage qui lui donna 4 enfants.

Il fit une carrière fulgurante, propulsé par la télévision française dans les années 90, notamment à partir de 1994, défini par la presse comme « une figure intellectuelle majeure ». Il devint aussi un prédicateur, remplissant à travers toute l’Europe des salles de conférences, visant un public de jeunes musulmans, sur des thématiques comme : « la foi et leur identité occidentale ».

Il poussa ses succès jusqu’à venir enseigner aux USA, dans des universités prestigieuses, mais les opérations militaires lancées contre l’Afghanistan, puis l’Irak (2001 et 2003), firent révoquer son visa pour des raisons politiques et religieuses (2004). Il avait l’année précédente fait une tribune en France, s’attaquant aux « intellectuels juifs », puis avait refusé dans un débat avec Nicolas Sarkozy, de condamner publiquement la pratique de la lapidation des femmes. Ses positions provoquèrent un raz-de-marée, puis son éviction des États-Unis.

Il s’installa alors au Royaume-Uni, nouvelle terre d’influence musulmane (2005), intégrant l’Université d’Oxford (2005), puis devenant professeur d’études islamiques contemporaines au St Antony’s College. Après cette date, son importance en France déclina, notamment par ses positions sur l’attentat de Charlie Hebdo (2015), où il tenta d’appuyer un révisionnisme des faits.

Le coup de grâce vint deux ans plus tard, par l’apparition de femmes, de France et de Suisse (octobre-novembre 2017), qui se plaignaient d’agressions sexuelles et de viols par Ramadan. Henda Ayari, auteur et militante féministe (violée dans un hôtel à Paris en 2012), et une anonyme portèrent des plaintes contre lui. Il fut viré de l’Université d’Oxford (novembre 2017), puis mis en examen en France (février 2018), pour « viol et viol sur personne vulnérable », mais 4 nouvelles femmes vinrent l’accuser de viols. Il fut mis en examen pour ces 4 cas supplémentaires (2018-2020).

Parallèlement en Suisse, d’autres accusations tombèrent bientôt, mais il fut acquitté à Genève, d’une accusation de viol datant de 2008 (mai 2023). En appel, le jugement fut cassé et il fut reconnu : « de viol et contrainte sexuelle » (septembre 2024). Il fit un recours en justice, la condamnation de trois ans de prison ferme étant confirmée (août 2025). Il porta alors l’affaire à la Cour européenne des Droits de l’homme…

Il refusa de se rendre à son procès en France (2 mars 2026), ses 4 avocats invoquant : « son hospitalisation en Suisse avec des certificats médicaux à l’appui, pour une maladie neurologique dégénérative ». Sa condamnation en Suisse, n’avait pas été suivie de la prison ferme, mais d’un placement sous contrôle judiciaire, non pas en Suisse, mais à Saint-Denis, en France. Sous mandat d’arrêt en France, il en avait profité pour prendre la fuite… en Suisse et se faire hospitaliser. Comme beaucoup de criminels sexuels, il cherche à échapper à ses responsabilité et surtout, comme à l’époque de l’Ancien régime, où l’on apposait la Fleur de Lys, sur les galériens, les voleurs, les mendiants récidivistes, les prostituées et les maquerelles, il redoute la marque d’infamie et une condamnation qui acterait définitivement sa culpabilité.