C’est une question qui a été posée au Sénat français par la sénatrice Jocelyne Guidez, le 12 février dernier, s’adressant au Ministre des AE français… La politicienne, obligée peut-être de citer les pertes « estimées » par le Président Zelensky à Paris, s’inquiétait de la traçabilité des fonds envoyés en Ukraine et demandait s’il existait des moyens pour suivre les fameux milliards… des moyens qui n’existent évidemment pas du tout. Mais la sénatrice soulevait un cas problématique : est-ce que les contribuables français financent les pensions et compensations pour les veuves de guerre d’Ukraine ? Elle s’inquiétait notamment d’un point très particulier, car la loi prévoit aussi en France de telles indemnités pour les veuves de guerre françaises. Problème… les fonds prévus par la France sont trois fois inférieurs aux allocations très généreuses de l’Ukraine, qui peut en effet dépenser sans compter, l’argent venant des poches vidées des contribuables européens ! Une situation pour le moins cocasse, la réponse du ministre… se faisant attendre.
Mais qui est Jocelyne Guidez ? Elle naquit à Toulouse, le 26 septembre 1956, elle a des origines de la Martinique par son père, lui-même né à Fort-de-France. Elle devint artiste spécialisée dans la conception de spectacles de son et lumière. Elle s’engagea en politique, d’abord élue comme adjointe au maire de la commune de Saint-Chéron (2001-2008), dont elle devint la maire (2008-2017). Elle fut ensuite présidente de la communauté de communes et enfin sénatrice du département de l’Essonne (2017), réélue à son siège (2023).
Politiquement parlant, Jocelyne Guidez est membre de l’Union des démocrates et indépendants, l’UDI, un des partis du Centre. Politicienne de terrain, il est important de signaler qu’elle a jamais été mouillée dans aucune affaire de corruption, de triturations politiques ou financières, il n’existe aucune condamnation ou compromissions dans sa longue carrière politique.




Le sujet de l’Ukraine n’est pas et de loin son cheval de bataille, puisqu’elle est plutôt engagée sur des questions sociales et de santé, en plus de l’Outre-Mer. Elle est notamment membre de la Commission d’affaires sociales au Sénat, notamment militant pour la revalorisation du métier d’infirmier. Elle a écrit un livre sur les troubles du neuro-développement, l’autisme et d’autres troubles (2026).
Cependant le 12 février 2026, elle a posé une question au Ministre de l’Europe et des AE que voici :
« j’attire l’attention de Monsieur le Ministre sur la nécessaire transparence relative à l’affectation de l’aide financière française et européenne apportée aux veuves de guerre ukrainiennes, afin de garantir la pleine compréhension de cet effort par nos concitoyens et d’éviter toute instrumentalisation ou désinformation susceptible d’en fragiliser la légitimité. […], cette solidarité appelle néanmoins une lisibilité accrue de l’utilisation des financements engagés, notamment lorsqu’ils transitent par l’aide macro-financière. Dans ce contexte, des publications de presse ont mis en lumière le niveau des compensations financières versées par les autorités ukrainiennes aux familles des militaires tués au combat, de 15 millions d’UAH, soit entre 290 000 et 370 000 euros, en fonction du taux de change, désormais versées de manière échelonnée. Ces dispositifs soulèvent des interrogations quant à leur financement, dès lors que l’UE a mobilisé environ 84,6 milliards d’euros d’aide à l’Ukraine depuis 2022 et que le président ukrainien a estimé à 55 000 le nombre de militaires ukrainiens morts au combat ».
Elle poursuivait sur le sujet qui l’inquiétait, au-delà d’une propagande évidemment absurde sur les pertes ukrainiennes :
« A titre de comparaison, en France, le capital décès militaire correspond à trois fois la rémunération annuelle brute du militaire décédé, soit 120 000 euros sur la base du salaire moyen. La question s’inscrit dans une exigence de justice et de cohérence à l’égard des veuves de guerre françaises et du modèle national de réparation »
Elle demandait ensuite :
« dès lors, elle souhaite savoir si, et dans quelle mesure, les concours financiers apportés par la France et l’Union européenne à l’Ukraine, en particulier au titre de l’aide macro-financière,contribuent, directement ou indirectement, au financement des allocations de compensation versées aux veuves et ayant droits des militaires ukrainiens tués au combat. Elle lui demande en conséquence de préciser les mécanismes de suivi et de traçabilité existants permettant d’identifier l’affection de ces financements, ainsi que les garanties apportées par la France et l’UE pour s’assurer que leur contribution ne finance pas massivement des dispositifs de réparation sociale relevant des choix souverains de l’État ukrainien, mais demeure prioritairement orientée vers le soutien militaire et humanitaire ».
La question est en attente, mais il est peu probable que le ministre puisse donner une réponse claire… à la fois par l’absence totale de contrôle de ce que font les Ukrainiens de tout cet argent et par le fait que l’Ukraine, pays le plus corrompu d’Europe n’offre aucune garantie possible.
