Lafarge, Hollande et Macron : crimes entre amis, le financement des islamistes en Syrie

Lafarge, Hollande et Macron : crimes entre amis, le financement des islamistes en Syrie

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Il s’agissait d’un secret de polichinelles… alors que l’Occident s’attaquait après l’Afghanistan, l’Irak et la Libye, à la Syrie. Tout un discours sur sur « le dictateur » Bachar al Assad fut développé et martelé et les médias tentèrent même de répandre la fausse nouvelle des armes chimiques imaginaires du régime syrien. Si le coup avait fonctionné un moment en Irak, ce fut un pétard mouillé dans le dossier irakien. Dans l’ombre, Américains, Français ou Britanniques financèrent en Syrie des terroristes, un bras armé comme un autre, une épée à double tranchant et pouvoir aussi être utilisée dans la politique de la peur.

Ces financement sont hélas une vieille tradition. Ils commencèrent au moment de la guerre de l’URSS en Afghanistan (1979-1989). Trois ans après la fin de celle-ci, Bill Clinton en personne, alors président des États-Unis, parlait sans fard d’une brigade afghane financée, équipée et formée par les Américains en Bosnie-Herzégovine (1992-1995). Lorsque les vagues d’attentats s’abattirent sur les USA et l’Europe, la propagande eut beaucoup de mal à cacher que Ben Laden en personne, avait été un agent de la CIA. En France, un reportage sur l’affaire de la brigade afghane fut diffusé par la télévision publique (vers 2004), un documentaire réalisé par quelques-uns des derniers journalistes libres en France. L’année précédente, il faut dire que le pays avait refusé de participer à la destruction de l’Irak (2003). Ceci expliquait peut-être ce ton plutôt libre.


Aujourd’hui la pustule a éclaté et éclabousse Lafarge, l’énorme groupe français du ciment, mais aussi Emmanuel Macron, François Hollande, Laurent Fabius et enfin Manuel Valls… Mais le verdict ne concernera que quelques sous-fifres, il est attendu demain 13 avril 2026, à Paris, sur l’affaire du financement des terroristes syriens… Petit passage en revue de l’affaire Lafarge, dans les lignes de l’Aurore Nouvelle :

L’affaire Lafarge et le financement des terroristes islamistes. Pendant que la presse française faisait peur au sujet des terroristes, dans une offensive de la guerre psychologique et cognitive contre les populations françaises (à partir de 2001, avec un pic vers 2016-2017, puis un autre dernièrement depuis 2024), Lafarge versait des millions aux terroristes de l’État islamique. Deux sommes sont connues, pour environ 10-11 millions d’Euros, au moins dans la période 2013-2014. François Hollande et Laurent Fabius pestaient à cette époque contre le régime syrien et indiquait qu’il fallait soutenir « les héros de la liberté », un narratif que l’on a vu répété à l’infini, dernièrement pour soutenir « les héros » de l’Ukraine. La Syrie était sous pression depuis 2011, des témoignages apparurent de gens racontant comment des « barbus » agitèrent la population et sortirent des dollars… de leurs poches pour corrompre et persuader. Des foules bigarrées commencèrent à s’agiter. Dans un reportage des chaînes étatiques françaises, des combattants furent montrés beaucoup plus tard. Ils avaient beaucoup de mal, l’air très gêné, à ne pas faire de déclarations djihadistes devant les journalistes français, dans une scène comique, que l’on a vu ensuite maintes fois en Ukraine. Lafarge pour permettre : « des paiements de sécurité, la libre circulation des marchandises, ou l’achat de matières premières à l’État islamique », versa au moins 4,7 millions d’euros aux mêmes terroristes qui étaient chargés de liquider le régime de Bachar al Assad. Lafarge était en effet intéressé par l’achat d’hydrocarbures bon marché, de pouzzolane, et d’autres ressources, auprès de fournisseurs totalement sous contrôle de Daech.

L’État français pouvait-il être ignorant de ces transactions ? Assurément non… et c’est là le deuxième scandale de cette affaire, mais nous ne retrouverons pas François Hollande, Emmanuel Macron, ni Manuel Valls ou Laurent Fabius devant un tribunal le 13 avril prochain… Quelles sont les raisons qui ont motivé le pouvoir actuel de régler quelques comptes ? Il s’agit sans doute de règlements de comptes politiques, de coups fourrés d’alcôves, de l’arrivée prochaine de l’élection présidentielle de 2027, de propagande dans la direction des Français, afin de faire croire à un État… responsable et qui agit. L’affaire étant sortie aux USA, l’odeur cadavérique se répandant dans l’atmosphère, il s’agit aussi peut-être seulement d’un moyen de tenter de régler l’affaire en en tirant au moins un dernier avantage. D’autres hypothèses sont possibles, comme un coup des « alliés » de la France : les États-Unis et les Anglo-saxons sciant toujours les branches de leurs « bons amis ». Détruire un ennemi c’est bien… détruire un allié c’est encore mieux. La Turquie a aussi été citée pour la transmission des informations à Emmanuel Macron, alors Ministre de l’Économie, elle avait aussi certainement ses propres raisons, jouant un rôle considérable depuis quelques années dans toute la zone du Moyen-Orient, du Caucase et de l’Asie Centrale.

Lafarge sur le grill. Lafarge est donc sous le coup de poursuites judiciaires, pour le financement de l’État islamique (Daech), du Front al-Nosra, qui est une branche syrienne d’Al-Qaïda et d’un dernier groupe : Ahrar al-Cham. En plus de Lafarge, huit personnes physiques sont poursuivies, dont Bruno Lafont, l’ex PDG de Lafarge et des grosses huiles du géant français. Ils sont poursuivis pour financement d’organisations terroristes, violation de l’embargo, financement du terrorisme, participation à des systèmes de paiements illégaux et mafieux… Les peines requises sont de 6 ans de prison ferme pour Lafont et des peines de 18 mois, à 8 ans de prison pour les autres. Pour Lafarge il est question d’une amende maximale de 1,125 million d’euros, sans parler de la demande de confiscation de 4,57 millions d’euros (au titre de la douane française). Mais la fine équipe de cadres supérieurs nie tout en bloc… Ils demandent leur relaxe et affirment : « nous sommes des victimes d’extorsion de la part de groupes armés, nous ignorions à l’époque que ces groupes étaient classés comme organisations terroristes ». Mais le plus intéressant et c’est cela qui est le plus gros scandale : « Nous soutenons que la France était informée et utilisait Lafarge comme source de renseignement sur Daech ». Devant un tel cynisme, des accords structurés avec les terroristes, des mensonges éhontés, ils seront les marrons de la farce de cette histoire. Les vrais coupables, de François Hollande, à Macron en passant par Valls et Fabius courront toujours…

Lafarge multi récidiviste… et mis en examen pour complicité de crimes contre l’Humanité. Le plus incroyable est que Lafarge avait plaidé coupable devant une cour de justice américaine (octobre 2022) et accepté de payer une amende colossale de 778 millions de dollars, pour avoir versé près de 6 millions de dollars à Daech et au Front Al-Nosra. Fait ignoble, ces paiements furent faits au moment où les islamistes publiaient des séries de vidéos de décapitations d’otages occidentaux. Lafarge est par ailleurs mis en examen pour « complicité de crimes contre l’Humanité », ce qui aurait dû être le cas des dirigeants français, y compris des cadres des services secrets français. Une fois encore, seuls des sous-fifres paieront pour ces crimes. La source de cette procédure était partie de femmes Yézidies, et d’autres victimes de Daech qui s’étaient constituées parties civiles. Elles avaient révélé à la presse les faits (2016), provoquant la procédure judiciaire aux USA (juin 2017) et le jugement d’octobre 2022. Mais l’accusation de complicité pour crimes contre l’Humanité a été confirmée (mai 2022), renvoyée ensuite en correctionnelle (octobre 2024). Depuis lors, il y a eut ce procès de Paris (novembre-décembre 2025) et un verdict tombera demain

Lafarge et Emmanuel Macron, crimes entre bons amis. Mais l’enquête a aussi démontré qu’Emmanuel Macron, apparatchik du Parti Socialiste, alors Ministre de l’Économie avait été averti par la Turquie des liens de Lafarge avec l’État Islamique… Non seulement cela n’entraîna aucune action, mais de fait Emmanuel Macron est complice de Lafarge dans cette affaire, ce qui fait penser que le gouvernement français était derrière cette opération. Macron même prévenu… ne pouvait contrer une opération de son propre gouvernement ! Alors Lafarge fut-il le moteur et le gouvernement français en profita ? Le contraire ? L’État français utilisant le groupe pour ses mauvais coups et Lafarge ramassant quelques marrons de la farce ? Macron fut-il le premier informé, ou Hollande, Fabius, Valls ? Des questions que les archives révéleront sans doute un jour… peut-être !