La rubrique dans les couloirs des chiens de garde du journalisme a pour but de présenter des biographies de l’écosystème du « journalisme français ». En 1995, Serge Halimi du journal Le Monde dénonçait le scandaleux système dans son Les Nouveaux Chiens de garde », décrivant comment le pouvoir contrôlait l’information et le journalisme, l’étranglant et supprimant la plupart des standards de possibilité de l’indépendance nécessaire dans toute démocratie, de la liberté effective de la presse. En usant des biographies, via la prosopographie, l’étude de masse des biographies, on peut comprendre comment le système fonctionne et pourquoi Serge Halimi avait plus que raison. Depuis les années 90, la situation hélas s’est grandement aggravée, au point qu’il est urgent que l’opinion publique connaisse la vérité. En général, les simples citoyens ne connaissent pas les coulisses du journalisme, ne savent pas qui sont ceux qui sont censés les informer et qui en fait les désinforment, quant ils ne diffusent pas de fausses nouvelles ou ne servent pas la guerre psychologique et cognitive qui est menée contre la population française.







Johan Weisz-Myara (vers 1983-), il fit des études supérieures à l’ESSEC Business School de Paris (2002-2008). Il coécrit pendant ses études, avec Cécilia Gabizont, OPA sur les Juifs de France (Grasset, 2006). A la fin de ses études, il s’engagea vers le journalisme, avec de grandes ambitions (2002-2006).
Il travailla d’abord dans Radio Shalom, auteur dans les lignes de L’Obs et fonda le faux média de la guerre psychologique et cognitive contre les populations : Street Press (2009). Le média fut rapidement financé par l’Open Society Foundation de George Soros, décrit comme « le magazine urbain collaboratif pour les jeunes ». Plus tard, il toucha des fonds de Xavier Niel, l’ancien « roi du porno » du Minitel Rose dans les années 80, propriétaire du journal Le Monde et de Télérama. Les contacts furent souvent fréquents avec la rédaction de Le Monde, ou des copinages avec des journalistes du grand média de propagande français.
L’objectif de StreetPressétait de s’infiltrer dans les banlieues, et une Street School fut fondée (2012). Ses connexions étaient déjà puissantes, il obtînt les honneurs du journal Le Monde, dans un article : « StreetPress, le pure player qui s’assume jeune et urbain » (2014). Il était encarté au Parti Socialiste, dans l’ère du Président Hollande. Les thématiques développées furent l’antiracisme, le rap, les tendances culturelles des banlieues, les banlieues elles-mêmes, des idéologies devenant de plus en plus extrémistes, comme celle du LGBT#. L’anti Russie fut un sous-thème récurrent, avec un fond de commerce autour de l’extrême-droite française. Mais jamais le média ne repéra un seul « facho » en Ukraine avant le début de l’année 2026…
Pour vendre les productions visuelles de Street Press, il fonda une société de production, la Captation Vidéo (2012), puis lança Media Maker (2017-2020), financé par la Fondation Evens. dirigée par Corinne Evens. Originaire d’une richissime famille de diamantaires d’Anvers, elle même femme d’affaires, elle était liée à un certain Jacques Attali… et une financière de Caroline Fourest et des FEMENS. Elle fut épinglée en 2013 pour des propos racistes, islamophobes et arabophobes, ainsi que pour des propos sexistes se cachant derrière la cause noble du féminisme.
Une bonne partie du capital était apporté par Le Monde… disposant ici d’une succursale bien pratique, détachée des médias traditionnels, mais visant un public jeune en principe inatteignable (75 % des finances en 2014). Il transforma Media Maker en StreetProd (2020) et indiqua avoir des « difficultés financières », menacé de liquidation judiciaire (novembre 2019). La plateforme assurait avoir 2;5 millions de lecteurs… et espérait racoler 10 000 donateurs réguliers. La campagne battit son plein, avec des poussées d’urticaires sur Street Press dans de nombreux journaux, dont Libération.
Il poussa le média vers des positions de plus en plus extrémistes et radicales. Les finances s’élargirent à de l’argent public français, avec Le fonds pour une presse libre (2022), le journal étant considéré comiquement comme « indépendant ». Le média lança le Club Street Press (2024), pour racoler de petits donateurs. Mais la politique diffamatoire du média, d’atteintes à la vie privée, les fakes news, font que le média est enlisé dans 13 procédures judiciaires (décembre 2025). Enfin 20 des journalistes du faux média sont aussi attaqués en justice actuellement (février-mars 2026). Le média appelait comiquement à l’interdiction des procédures judiciaires contre la presse « indépendante » et une « protection législative », en application de la directive européenne anti-SLAPP. Une directive chargée d’étrangler tous les fauteurs de troubles… de ce beau système.
