Dans les couloirs des chiens de garde du journalisme : Anne Applebaum

Dans les couloirs des chiens de garde du journalisme : Anne Applebaum

Facebook
Twitter
WhatsApp

La rubrique dans les couloirs des chiens de garde du journalisme a pour but de présenter des biographies de l’écosystème du « journalisme français ». En 1995, Serge Halimi du journal Le Monde Diplomatique dénonçait le scandaleux système dans son Les Nouveaux Chiens de garde », décrivant comment le pouvoir contrôlait l’information et le journalisme, l’étranglant et supprimant la plupart des standards de possibilité de l’indépendance nécessaire dans toute démocratie, de la liberté effective de la presse. En usant des biographies, via la prosopographie, l’étude de masse des biographies, on peut comprendre comment le système fonctionne et pourquoi Serge Halimi avait plus que raison. Depuis les années 90, la situation hélas s’est grandement aggravée, au point qu’il est urgent que l’opinion publique connaisse la vérité. En général, les simples citoyens ne connaissent pas les coulisses du journalisme, ne savent pas qui sont ceux qui sont censés les informer et qui en fait les désinforment, quant ils ne diffusent pas de fausses nouvelles ou ne servent pas la guerre psychologique et cognitive qui est menée contre la population française.

Aujourd’hui nous aborderons un cas un peu particulier, car il s’agit d’une Américaine et surtout d’une agent d’un certain nombre d’officines de manipulations et d’infiltrations, dans la guerre cognitive et psychologique qui est menée contre les populations occidentales. Elle est publiée et traduite en France, ayant des connexions menant à Galia Ackerman et tout un réseau sulfureux, courant dans les milieux culturels, universitaires et de proches d’un certain… Bernard-Henry Lévy… Il s’agit d’Anne Appelbaum, qui condamna les Gilets Jaunes, comme une menace pour la démocratie, dont vous découvrirez le parcours dans l’article de l’Aurore Nouvelle :

Qui est Anne Applebaum ? Elle naquit le 25 juillet 1964, à Washington, USA, d’une famille d’origine polonaise, dont elle obtiendra la nationalité (2013). Elle se maria en effet avec un homme politique polonais de premier plan (1992), Radoslaw Sikorski, actuel Ministres des AE de la Pologne, dont elle eut deux fils.

D’une famille aisée, elle fit des études supérieures à la prestigieuse université de Yale,en histoire de l’art, et en littérature. Elle passa quelques mois à Leningrad comme étudiante (1985), boursière de la London School of Economics. Elle étudia au St. Antony’s College (1987), puis fut correspondante pour le journal The Economist à Varsovie, Pologne (1988). Elle suivit l’actualité de la chute du Mur de Berlin sur place (novembre 1989).

Elle continua de travailler pour ce média, puis pour d’autres, The Spectator, Evening Standard, etc. Elle fit l’interview de Tony Blair (2001), entrant dans le comité éditorial du Washington Post (2002-2006). Elle écrivit un livre sur le goulag qui fut primé du Prix Pulitzer (2004), nominée pour de nombreux autres prix.

Elle fut ensuite boursière à l’Académie américaine de Berlin (2005-2006), puis travailla pour les services secrets et de la guerre psychologique. Elle participa dans des projets de l’USAID et de la NED, à des programmes et think thank internationaux, notamment sur « l’étude de la démocratie et le croissance économique dans des pays des BRICS », Brésil, Inde, Afrique du Sud, puis sur des projets de révolutions colorées, comme Future of Syria, ou Future of Iran.

Elle s’attaqua dans une longue série d’articles à des pays comme la Géorgie, la Moldavie, ou l’Ukraine, tous visés par les USA (2011-2016). Avec des financements de l’USAID, elle créa une énième plateforme d’observation « des pays en transition vers la démocratie ou qui s’en éloignent », le Democracy Lab, puis Democracy Post, intégrée dans le journal américain de propagande gouvernementale le Washington Post.

Elle écrivit ensuite un livre « Sur la guerre de Staline en Ukraine », un livre révisionniste reprenant le mythe révisionniste ukrainien de l’Holodomor, où la Grande Famine n’aurait été qu’une arme tournée contre les Ukrainiens et non une famine qui toucha l’ensemble des zones agricoles de l’URSS (2017). Ce livre fut primé en Occident à plusieurs reprises, dont le Prix Duff Cooper (2018).

Cette professionnelle de la guerre psychologique fut encore nommée directrice du « projet Arena ». Un programme « d’étude de la désinformation au XXIe siècle », qui fut financé et intégré par l’Université Johns Hopkins, à Baltimore, USA (2019). Elle rejoignit alors la rédaction de The Atlantic, un journal atlantiste américain (2020). Elle publia la même année un nouvel ouvrage, Démocraties en déclin, où elle imaginait pour défendre l’idéologie dominante anglo-saxonne, que la « démocratie était en danger par un attrait contemporain pour l’autoritarisme ». Son action constante contre la Russie, fit qu’elle fut enfin couchée sur une liste de 200 citoyens américains « pour la promotion d’une campagne de russophobie et le support au régime de Kiev » (novembre 2022).

Elle était en effet depuis longtemps, membre du Conseil d’administration de la NED (depuis au moins 2014), officine déguisée de la CIA, chargée de financer « des projets », dans le monde, une sorte d’USAID en pire et régulièrement dénoncée dans le monde. Elle fut elle même mise en cause par les médias américains à plusieurs reprises (dès 2017). Financée par cette institution, elle fut aussi la directrice du programme Beyond Propaganda… un comble lorsque l’on connaît les dessous de sa carrière et qu’elle est justement l’une des pièces maîtresses de la propagande du globalisme et du système dans le monde.

En France, elle fut publiée par le faux média français Desk Russie, de Galia Ackermann, où elle publia deux articles, dont l’un délirant sur : « il est temps de se préparer à une victoire ukrainienne », affirmant que « les Russes ne se battaient pas, d’ailleurs ayant le choix entre combattre ou s’enfuir, de nombreux soldats s’enfuient à toutes jambes », affirmait-elle à plus de 10 000 km du front… Il est intéressant de noter qu’elle est francophone et qu’elle prit position contre le mouvement des Gilets Jaunes. Elle fut l’une des voix qui lancèrent la fausse nouvelle que le mouvement : « est une résistance sociétale aux politiques établies, dans les menaces globales qui pèsent sur les démocraties. La Russie a intérêt à soutenir des mouvements ou des partis politiques autoritaires en Europe, y compris en France ». Imaginant la Russie derrière les Gilets Jaunes…

En France, sa maison d’éditions est la maison Grasset, qui publie tous ses livres depuis 2005. L’éditeur est connu pour la publication d’une masse de récits propagandistes. Mais peu savent que les éditions grasset sont possédés par le groupe Hachette, dont le propriétaire est le groupe Lagardère, lui même propriété depuis 2024, de l’oligarque et milliardaire français Vincent Bolloré et son empire du groupe Vivendi. Mais la plupart des livres d’Applebaum furent publiés alors que les éditions étaient entre les mains d’Arnaud Lagardère (1961-), un millionnaire et ami très proche de Nicolas Sarkozy. L’ex-président comme Emmanuel Macron sont membres de la fondation franco-américaine de Paris… un club hanté par des personnalités liées aux États-Unis et souvent travaillant pour ses intérêts.

Les choses commencèrent à être plus difficile pour elle, à l’arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump (janvier 2025). Auparavant, elle s’était fendue d’un nouvel ouvrage de propagande sur les « dictateurs » dans le monde multipolaire, The Dictators who want to run the world (2024). Elle brossait un tableau mensonger de plusieurs pays, dont la Chine, la Russie, l’Iran, le Venezuela ou la Syrie. Elle fut encore primée par le Prix de la paix des libraires allemands (2024).

Elle monta au créneau pour dénoncer la trahison des États-Unis… de ses alliés, mais en réalité de l’Ukraine (2025). Elle affirmait que Donald Trump sabordait l’Alliance Atlantique Nord, puis affirma que : « L’Ukraine et les Européens doivent prendre conscience d’un nouveau paradigme, les États-Unis ne sont plus le leader du monde démocratique ». Elle fut invitée au forum Yalta European Strategy (octobre 2025), puis à la Conférence de Munich sur la sécurité (février 2026), donnant de nombreuses interviews. Son discours ne tournait plus qu’autour de l’Ukraine et des vociférations contre le Président Trump, paraissant totalement obnubilée, à la fois par le président américain et par l’Ukraine. Elle fut médaillée par ailleurs à 5 reprises, dont 2 fois par l’Ukraine, par l’Estonie (2008), la Hongrie (2010), la Pologne (2012) et par l’Ukraine (en 2019 et 2022).