Voici une rubrique sur la corruption des milieux politiques, les élites politiques et les politiciens professionnels. Le propos n’est pas d’attaquer une ou plusieurs formations politiques, mais de les attaquer toutes, à travers les biographies des politiciens corrompus, oligarques, barons locaux et tout l’aréopage politicien de France et de Navarre. C’est un mal qui ronge la République française de longue date. Mais on assiste à une accélération du phénomène. Les affaires explosèrent sous la présidence de François Mitterrand, puis se multiplièrent par la suite sous les autres présidences jusqu’à celle d’Emmanuel Macron. Depuis son arrivée, le phénomène a explosé, montrant une corruption massive des milieux politiques, à l’exemple des plus coupables se trouvant aux plus hauts niveaux de l’État français, jusqu’aux occupants de l’Élysée. Mon propos sera de balayer toute la période de la présidence de Giscard d’Estaing, jusqu’à nos jours, soit un demi-siècle de corruption désormais devenue endémique.
Aujourd’hui j’aborderai le cas de Yamina-Zora Belaïdi, une apparatchik du Parti Socialiste et de la Gauche Caviar, membre du sulfureux et très douteux club Le Siècle, de Paris. Épinglée pour des faits de fraudes fiscales, elle fut « exemptée de peine », notamment par ses puissantes protection du fameux club et d’un certain François Hollande. Elle apparut ensuite comme conseillère occulte… d’Emmanuel Macron et fut couverte de médailles, de prix, de récompenses et aspira des sommes énormes d’argents publics, de France et de l’UE. Elle fut définie et démasquée comme étant « le grand manitou de Macron pour l’Algérie et la Libye » et ses salaires tirées des caisses noires de l’Élysée sont inconnus… Voici dans l’Aurore Nouvelle, la vie de Yamina Benguigui, alias Yamina-Zora Belaïdi :



Mais qui est Yamina-Zora Belaïdi ? Elle naquit le 9 avril 1957 (selon des sources en 1955), à Lille, fille de migrants algériens, et d’un père agent et taupe du Mouvement National algérien (années 50-60). Elle fit des études secondaires, obtenant la nationalité algérienne. Elle épousa un juif d’Algérie, du nom de Benguigui pour s’émanciper de son père (1984), ayant ensuite deux filles. Après avoir longtemps végété, elle fut recrutée comme assistante réalisatrice par Jean-Daniel Pollet (1936-2004). Ce dernier, lui mit le pied à l’étrier. Elle fonda ensuite la société de production Raya Films (années 80-90). Elle produisit plusieurs reportages autour de la femme musulmane, Femmes d’Islam (1994), Le voile de la République, Le voile de la peur.
Une pluie d’honneurs. Repérée par le Parti Socialiste, elle fut rapidement approchée et recrutée. Elle rejoignit le Conseil d’administration de la Fondation Danielle Mitterrand (1994), et produisit divers documentaires ou émissions pour la TV publique, ou même pour Canal + (années 90-2000), la consécration venant avec son film Inch-Allah dimanche, couvert de prix (2001). Propulsée par la gauche caviar, elle fut nommée Présidente du Festival de Biarritz (2003-2006). Elle travailla aussi pour la TV publique, employée comme productrice et animatrices d’émissions télévisées, par France 2 et France 3. Financée par le milliardaire français Ladreit de Lacharrière, elle fonda la maison de production Elemiah (2006). A partir de cette date, elle inonda les TV publiques de ses productions, captant financements, subventions, y compris de l’UE. Dans la période, elle accumula les médailles : officier de l’Ordre des Arts et des Lettres (2002), chevalier de la Légion d’honneur (2003), puis officier de l’Ordre national du Mérite (2007).



Le lancement en politique sous les couleurs du PS. Elle fut d’abord nommée membre dans le Haut Conseil à l’intégration (2006). De cette première fonction, elle fut ensuite lancée en politique, réussissant à se faire élire adjointe à la Mairie de Paris (2008-2012), et entra dans le club Le Siècle (2011), atteignant les sommets du pouvoir. Elle fut nommée sous Hollande, Ministre déléguée à la Francophonie (2012-2014), et se promena dans de nombreux événements sur le thème « des droits de la femme », dont le Forum mondial des femmes francophones (2013-2014). Elle cumula des fonctions très lucratives, Présidente de l’Institut Robert Schuman pour l’Europe (Bruxelles), Présidente de l’Association pour le cinéma indépendant, membre du Haut Conseil à l’Intégration (2008-2010), membre du CSA (2003-2012). Elle signa une pétition en faveur du pédocriminel et réalisateur Roman Polanski (2009). Elle fut encore élue au Conseil de Paris (2014-2020),



Démasquée pour des faits de corruptions et diverses magouilles. Mais elle fut bientôt rattrapée par un scandale révélant sa vraie nature. Elle fut épinglée pour avoir caché dans ses déclarations de revenus, un certain nombre de ses biens, dont une SA en Belgique, dont elle avait vendu en douce ses parts (janvier 2014, 430 000 euros). Elle nia, refusa de démissionner de son poste de conseillère de Paris, mandat auquel elle s’accrocha jusqu’en 2020. Elle fut condamnée « mais dispensée de peine » (23 septembre 2015), véritable déni de justice, grâce à ses puissantes protections souterraines du club Le Siècle, des grosses huiles du PS, dont le Président Hollande. Le parquet fit appel, elle fut finalement condamnée à un an d’inéligibilité, 2 mois de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende (2016), mais contesta en cassation. La condamnation fut confirmée (novembre 2017), et elle fut obligée de démissionner de son mandat. Pour la forme, elle fut aussi suspendue de la Légion d’honneur et de l’Ordre du mérite pour 2 ans (2018-2020). Après un long moment sans activité artistique (2012-2019), elle reprit cependant ses productions cinématographiques, notamment avec Isabelle Adjani (2021-2022).
Une conseillère occulte d’Emmanuel Macron. Entre temps, elle avait été bombardée vice-présidente de la fondation Énergies pour l’Afrique, de Jean-Louis Borloo (de 2015 à nos jours). Son salaire n’est pas connu pour cette fonction, la fondation ne pratiquant pas la transparence, ce qui est pourtant le cas de beaucoup d’ONG ou de fondations du même genre. Elle fut recrutée comme conseillère occulte par le Président Macron (2017 à nos jours). Ce recrutement fut rendu possible par sa proximité avec Brigitte Macron. Elle n’a cessé de rester dans le premier cercle du président français, se trouvant à ses côtés lors d’une visite officielle en Algérie (août 2022), ou encore au Maroc (octobre 2024). Elle est censée le conseiller sur les questions : « des dossiers africains et méditerranéens », pour des compétences, au vu de son parcours qui semblent très douteuses…



Le grand manitou de Macron pour l’Algérie et la Libye. La révélation de son rôle comme conseillère occulte fut faite par Marc Endeweld, dans son livre Le Grand Manipulateur (2019) et par ses investigations poussées sur l’entourage du président. Le journaliste révéla qu’elle était à la tête de tout un réseau non officiel, d’une diplomatie souterraine de Macron. Un proche de Belaïdi, cité par le journal Le Point (2019) déclara : « c’est par elle qu’est passée l’invitation de Macron à Alger, alors candidat, elle a annoncé qu’elle serait la grande manitou de Macron en Algérie et en Libye après les élections » (2019). Cela se confirma… Elle utilisa les services de Tayeb Benabderrahmane, nommé conseiller Afrique et Moyen-Orient, qui fut multiplia des voyages entre le Congo-Brazaville, la Tunisie ou la Libye. C’est par lui que furent ouverts des contacts secrets avec Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est libyen (2017-2018). Le média OFF Investigation a révélé dernièrement, qu’elle avait reçu de Safia Farkash, l’ex-femme de Mouammar Kadhafi, une lettre pour le président français (7 décembre 2021), demandant la libération du fils de l’ancien dirigeant, Hannibal Kadhafi alors détenu au Liban. Démasquée, elle nia tout en bloc. Là encore ses émoluments occultes ne sont pas connus, certainement tirés d’une caisse noire de l’Élysée, mais ils sont certainement colossaux.
